terça-feira, 23 de outubro de 2018

O ASSALTO À EUROPA





Foi publicado recentemente um livro interessantíssimo e de grande lucidez sobre o movimento migratório africano em direcção à Europa. É seu autor Stephen Smith, professor da Universidade de Duke, nos EUA, escritor e jornalista, e intitula-se La Ruée vers l'Europe.

Nesta obra de percuciente actualidade, que recebeu o Prix du Libre Géopolitique 2018, Stephen Smith aborda a multiplicação exponencial da população africana e o seu êxodo para outros continentes, designadamente para a Europa. Esta migração em massa, pela sua amplitude e pelas suas condições, constitui um dos maiores desafios do século XXI.

A União Europeia conta hoje com 510 milhões de habitantes, envelhecendo; a África com 1.250 milhões, dos quais 40% com menos de 15 anos. Em 2050, 450 milhões de europeus estarão em frente de 2.500 milhões de africanos. Até 2100, 3 em cada 4 pessoas que vierem ao mundo nascerão ao sul do Sahara.

Ao sair da pobreza absoluta, a África põe-se em marcha. Num primeiro tempo, o desenvolvimento desenraíza: dá a um maior número os meios de partir. Se os africanos seguirem o exemplo de outras partes do mundo em desenvolvimento, a Europa contará dentro de 30 anos com 150 a 200 milhões de afro-europeus, contra os 9 milhões actuais.

Uma pressão migratória desta amplitude vai submeter a Europa a uma prova sem precedentes. O Estado-providência sem fronteiras é uma ilusão ruinosa. Querer fazer do Mediterrâneo o fosso de uma "fortaleza Europa" erguendo à volta do continente da opulência e da segurança social muralhas  - barreiras de arame, uma parede de dinheiro, pagamento aos Estados policiais de primeira linha para conterem o fluxo  - corrompe os valores europeus.

O egoísmo nacionalista e o angelismo humanista são claramente perigosos. Orientado pela racionalidade dos factos, este ensaio de geografia humana assume a necessidade de arbitrar entre interesses e ideais.

Porque seria fastidioso encher este texto com números, indicaremos, apenas por curiosidade, algumas cifras e observações do livro.

- Entre 1930 e 2050, a população africana na Europa multiplicar-se-á 16 vezes. A título de comparação, o coeficiente multiplicador da população francesa será de 1,7 - entre 1930 (41,5 milhões) e 2050 (70 milhões) (p. 38)

- Antes deste grande movimento, o número de habitantes ao sul do Sahara cresceu apenas , em quatro séculos (1500 a 1900) 20%, passando de 80 a 95 milhões, enquanto no mesmo período a população europeia, e também a chinesa, quintuplicou. Uma das grandes explicações para esta estagnação multissecular é o comércio de escravos. A deportação, durante mais de um milénio (séculos VII a XIX) de cerca de 28 milhões de africanos, vendidos como escravos, constituiu um traumatismo demográfico maior para a parte subsahariana do continente. Homens, e em menor escala mulheres e crianças, foram arrancados às suas terras e às suas comunidades, vítimas de quatro tráficos: o do interior da África; o tráfico transsahariano com destino aos países da periferia mediterrânica; o tráfico dito "árabe" através do Oceano Índico; e, finalmente, o tráfico transatlântico ou "triangular", assim chamado porque os navios com negros, sempre carregados, circulavam entre a Europa, donde traziam as mercadorias cobiçadas como tecidos, ferro, pérolas, a África, onde embarcavam os escravos, e as Américas, donde traziam de volta o açúcar para o Velho Continente. (p. 39)

- Há hoje na China, entre os menores de 20 anos, mais 35 milhões de rapazes do que raparigas. (p. 66)

- Para definir os contornos do continente a emergir sob os nossos olhos pode comparar-se a África cinquenta anos antes das independências com a África cinquenta anos depois das independências, através de dois filmes em que a tela narrativa se sobrepõe: Out of Africa (1985), de Sydney Pollack e White Material (2009), de Claire Denis. (p. 108)

- «Dans La Mondialisation de l'inégalité, paru en 2012, François Bourguignon, ancien économiste en chef de la Banque mondiale puis directeur de l'École d'économie de Paris, a démontré qu'il s'agit là d'un fait objectif et d'une tendance lourde. En effet, le fossé qui s'est creusé depuis le début du XIXe siècle entre le revenu par tête d'habitant dans les pays du Nord et du Sud a atteint son paroxysme en 1980; depuis, il s'est comblé au point de revenir au niveau qui fut le sien en 1900; en même temps, le différentiel de revenus s'est considérablement aggravé à l'intérieur des pays du Nord comme du Sud. En Asir et en Amérique latine, des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté absolue cependant que l'emploi s'est précarisé pour les moins qualifiés dans les pays riches (selon le philosophe allemand Peter Sloterdijk, ils ont perdu leur "rente de civilisation"). (p. 140)

- «Du fait du djihadisme, l'islam est sur surveillance en Europe. Mais le débat soulevé par Le Nouveau Pouvoir, l'essai de Régis Debray publié en 2017, a attiré l'attention sur la marche triomphale parallèle du "néo-protestantisme pentecôtiste" dans les banlieues françaises. Non pas que le protestantisme évangélique, au demeurant d'une grande diversité, puisse être assimilé à du terrorisme chrétien. Cependant, la "fille aînée de l'Église" étant cacochyme et toute foi born again facilement percue en France comme une "américanisation" prosélyte, la multiplication des temples pentecôtistes constitue un défi pour la société française. En témoigne la réaction d'Olivier Abel, professeur à la faculté de théologie protestante de Montpellier. Dans une tribune parue dans Le Monde, le 30 août 2017, il estimait qu'il y avait "une sorte de fracture culturelle profonde entre le protestantisme européen et le protestantisme américain et mondialisé, qui nous revient par les anciennes colonies, l'Afrique, l'Amérique latine, la Chine bientôt. (...) L'Afrique qui vient sera une Afrique massivement néo-protestante. Kinshasa, qui est la plus grande ville francophone du monde, plus grande que Paris, est à majorité protestante. Les Français n'imaginent pas la bombe démographique néo-protestante qui leur arrive. Il y aura un énorme travail pour préparer les chemins d'une acculturation réussie, elle passera par l'éducation populaire, la musique et tous les arts vivants, mais aussi par la théologie, que l'on avait déjà mis au placard."» (pp. 167-8)

- Até 2050 deverão embarcar para a Europa cerca de 150 milhões, se a África seguir o exemplo do México, emergindo da pobreza absoluta. (p. 178)

- «La Mare nostrum que se partagent l'Afrique, l'Europe et le Proche-Orient n'est pas seulement un lieu de mémoire ou, de nos jours, une mer à traverser à bord d'embarcations de fortune. C'est aussi une rade géante pour les bateaux fantômes des imaginaires collectifs. Sur les mêmes plages entre Nice et Toulon où des colonisés venus libérer "leur métropole" sautèrent à terre, l'écrivain Jean Raspail a déversé en 1973 - l'année du "choc pétrolier", qui sonna le glas des Trentes Glorieuses et de l'appel à la main-d'oeuvre immigrée... - un million de "miséreux" qui allaient submerger la France et emporter la civilisation occidentale. Il le fit dans une ouevre de fiction, Le Camp des saints, en multipliant les références à l'Apocalypse de saint Jean. Je ne mentionne son libre ici ni pour relancer la polémique qu'il a suscitée, et continue de nourrir au fil de ses rééditions, ni pour jouer à cache-cache avec cette allégorie et la réalité [Paru dès 1975, The Camp of The Saints est une source de référence constante de Stephen Bannon, l'ancien "conseilleur stratégique" de Donald Trump à la Maison Blanche et maître à penser de la "droite alternative" - alt-right - américaine.]; à mes yeux, ce roman n'est pas devenu une "prophétie" parce qu'un million de migrants ont traversé la Mediterranée en 2015. Mais Le Camp des saints - et c'est là son intérêt - réactualise l'imaginaire d'une "invasion barbare", de la même façon que Soumission, le roman de Michel Houellebecq narrant l'arrivée au pouvoir en France d'islamistes "modérés", réactualise l'imaginaire d'une conquête musulmane. Dans les deux cas, l'avenir effraie d'autant plus qu'il conjugue le révisionisme historique au futur antérieur: le lecteur est plongé dans un monde où Charles Martel aura été battu à plates coutures, où l'Europe, assaillie par Attila et les Huns, se sera couchée aux champs Cataluniques...» (pp. 187-8)

- Em 1900, um quarto da população mundial era europeia; em 2050, os europeus não serão mais do que 7%, e cerca de um terço terá mais de 65 anos. (p. 203)

- Entre os Trópicos de Câncer e de Capricórnio, 4 africanos em cada 10 têm menos de 15 anos; e 7 em cada dez menos de 30 anos. (p. 224)

- «Que le nombre des demandeurs d'asile en Europe ait atteint un sommet en 1992, avec 670 000 requêtes, s'explique par la crise de l'ex-Yougoslavie. Mais le monde est-il devenu tellement plus dangereux depuis la fin de la guerre froide, y compris dans de nouvelles démocraties au sud du Sahara, telles que le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Ghana ou le Nigeria, pour expliquer que les demandes d'asile soient passés, depuis 1983, de 80 000 à 1,2 millions en 2016? La même année, 80% des demandeurs étaient âgés de moins de trente-cinq ans, et près de 70% d'entre eux étaient des hommes. Ce n'est pas la démographie des canots de sauvetage... Aussi, toujours en 2016 et selon l'Eurostat, un peu plus de 80% des demandes d'asile dans l'UE ont été rejetées. Mais ce n'est ni une solution - compte tenu de l'impossibilité de rapatrier des centaines des milliers de personnes dans des pays qui, parfois, refusent de les réadmettre - ni justice. Car la reconnaissance du droit d'asile en Europe tourne au jeu d'hasard: si la Bulgarie a débouté 35% des demandes en 2016, la Grande-Bretagne en a rejeté 48%, la France 85%, l'Allemagne 91%, et le Portugal, la Croatie, l'Estonie et la Lituanie en ont refusé la totalité, 100%!» (p. 229)

O autor conclui enunciando os cinco cenários do futuro, cuja descrição não cabe no âmbito deste post:

1) A "Euroáfrica";
2) A "Europa fortaleza";
3) A "deriva mafiosa";
4) O "regresso ao protectorado";
5) A "política de 'bric et de broc' ", a mais compatível com as democracias modernas, e que consiste em combinar todas as opções precedentes sem nunca concretizar totalmente qualquer delas, isto é, fazer um pouco de tudo mas sem excesso.

Muito haveria ainda a escrever sobre o tema, mas os interessados não hesitarão certamente em ler este livro, extremamente bem documentado, de que se deu aqui uma pálida amostra do precioso conteúdo.

sábado, 20 de outubro de 2018

SALÓNICA I - INTRODUÇÃO



Alexandre Magno


Desde há muito tempo que desejava visitar Salónica. Segunda maior cidade grega, detentora de longa história, acumula os passados macedónico, romano, bizantino e otomano, até à sua integração no reino da Grécia, em 1912.


A cidade de Salónica (Thessaloniki) foi fundada em 315 AC pelo rei Cassandro, da Macedónia, e deve o nome à meia-irmã de Alexandre Magno, Thessaloniké, com quem aquele monarca foi casado. O local escolhido foi Thermi, que domina o Golfo Thermaico, e se tornou o embrião de uma grande metrópole. Os macedónios, povo de raça dórica, viviam nas montanhas da Macedónia mas empreenderam uma descida para sul nos tempos do rei Amyntas I (520-500 AC). Todavia, é preciso esperar pela chegada ao trono de Filipe II (359-336 AC), para que a Macedónia se torne um dos estados mais poderosos do mundo grego. É Filipe II que vai introduzir o conceito de um estado único grego, constituído por cidades, em oposição ao regime precedente de “cidades-estados”. Alexandre Magno, à sua chegada ao poder, após o assassinato de seu pai, prosseguiu a política deste, e a partir de 334 AC, apesar da sua juventude, tornou-se o líder incontestado de toda a Grécia. Durante as suas longas ausências em campanhas militares, que o levaram à Pérsia e à Índia, Alexandre designou o velho general Antípatro (397-319 AC) para o substituir na governação do estado.



Depois da morte de Alexandre, em Babilónia, em 10 de Junho de 323 AC, o país foi teatro de conflitos sangrentos na luta pela sucessão do reino, tendo acabado por triunfar e tomar o poder, em 316 AC, o referido Cassandro, filho primogénito de Antípatro e cunhado de Alexandre. Em 315 AC, Cassandro fundou Thessaloniki (Salónica), e o facto de ter dado à cidade o nome de sua mulher foi um gesto altamente apreciado.


A cidade desenvolveu-se rapidamente, tornando-se a primeira base militar do reino, graças á sua situação geográfica e o seu porto passou a ser o primeiro porto comercial da região.
 
Não é meu propósito elaborar aqui uma história da cidade ao longo dos séculos, mas não enjeitarei umas breves notas. Aliás, existe um interessante livro abrangendo cinco séculos de história, Salonica: City of Ghosts – Christians, Muslims and Jews 1430-1950, de Mark Mazower, que cobre esse período, ora pacífico, ora conturbado, de coexistência das três comunidades das religiões monoteístas, um facto singular na História.



Assim, referirei que a cidade foi conquistada pelas legiões romanas em 168 AC, continuando todavia a expandir-se durante os derradeiros anos da República. Em 58 AC, Salónica recebeu o célebre Cícero, que deixou preciosos testemunhos sobre a cidade e os seus habitantes. A guerra civil desencadeada pelo assassinato de Júlio César e o conflito que opôs os membros do Segundo Triunvirato, levou Salónica a optar pelo partido de Octávio, que, triunfante, e assumindo o Império como Octávio César Augusto, em sinal de gratidão declarou Thessaloniki “cidade livre” (liberam civitatem) e lhe outorgou numerosos privilégios.


Nos anos 50, o apóstolo Paulo escolheu Salónica para pregar a sua nova religião, e fundar a primeira comunidade cristã, uma das mais activas da Europa. As suas Epístolas aos Tessalonicences (I e II) fazem parte do património espiritual do Cristianismo.
 
Quando Diocleciano instituiu a Tetrarquia, em 293, composta por dois augustos e dois “adjuntos” césares, Galério foi nomeado césar da região então denominada Ilíria, com a capital em Salónica. Com a abdicação de Diocleciano, em 305, Galério foi elevado a augusto (305-311), tendo habitado Salónica, onde mandou construir um sumptuoso palácio e diversos edifícios públicos. É desse tempo a grande Via Egnatia, a grande avenida paralela ao mar que ainda hoje atravessa a cidade sob a designação, grega, de Odos Egnatia.


É no começo do século IV que os historiadores situam o martírio do santo que se tornaria o protector e patrono de Salónica, Demétrio, cujas relíquias se encontram, alegadamente, na igreja de que é titular, uma das mais importantes da cidade.
 
Com a chegada ao poder de Constantino, o Grande (306-337), o centro nevrálgico do Império foi-se progressivamente deslocando para oriente. O imperador, que aparentemente se converteu ao cristianismo, reconstruiu a antiga cidade grega de Bizâncio, a que chamou a Nova Roma, criando as indispensáveis instituições cívis. 

Após a morte de Constantino, a cidade foi renomeada Constantinopla e tornou-se a verdadeira capital do Império, à medida que Roma declinava. Com a partilha definitiva do Império por morte de Teodósio I, em 395, o Império Romano do Oriente, ou Império Bizantino, com a capital em Constantinopla e sendo Salónica a segunda cidade, tornou-se a grande potência económica e militar do leste europeu e do próximo oriente. Houve dois períodos importantes em Salónica nos finais do Império ainda unificado. Sob o reinado de Juliano (361-363) e o de Teodósio I (379-395), registaram-se  violentos confrontos com os godos, que avançavam sobre a península. Em 390, 7.000 salonicences foram massacrados no hipódromo, por se terem insurgido contra a guarda goda do imperador. Só com a entrada triunfal de Justiniano II em Salónica, após a sua vitória sobre os eslavos, começa um longo período de paz e de tranquilidade para a cidade, que vai adoptando um rosto claramente bizantino.


Durante o reinado de Miguel III (842-867), dois monges da cidade, Cirilo e Metódio, partem com a missão de evangelizar a Bulgária, a Síria, a Morávia, etc., contribuindo para o alargamento da comunidade cristã e da integração desses povos na esfera cultural dita europeia. Deve-se a Cirilo a criação do chamado alfabeto cirílico, elaborado a partir do grego e que ainda hoje é utilizado por russos, sérvios, búlgaros e outros povos.  


Com a morte de Basílio II (976-1025), começa o declínio do Império Bizantino. Em 1185, Salónica é cercada pelos normandos, e em 1204 o Império Bizantino é abolido pela Quarta Cruzada, tornando-se Salónica capital do Reino Franco. A cidade é libertada em 1224 por Teodoro Dukas, rei do Epiro, que se proclama imperador dos Romanos. 

Em 1261 Miguel VIII Paleólogo reconquista a cidade mas o Império está definitivamente reduzido e enfraquecido. Os turcos estão às suas portas e com o objectivo de lhes subtrair a cidade, esta é cedida aos venezianos entre 1423 e 1430. Mas em 28 de Março de 1430 Salónica cai fatalmente em poder dos otomanos de Murat II, prenunciando a queda final de Constantinopla em 29 de Maio de 1453.


A partir de 1430 a história da cidade, dos seus habitantes, de toda a sua vida é pormenorizadamente descrita no citado livro de Mark Mazower.


Com a derrota do sultão Mehemet IV em Viena (1683), os salonicences retomam a esperança de uma sublevação. Verificam-se vários confrontos, até à revolução de 1821, em que 3.000 habitantes são executados na prisão da Torre Branca, ainda hoje um monumento simbólico da cidade.


A libertação do sul da Grécia e a instauração de um estado grego independente intensifica a luta nas províncias do norte, e em 26 de Outubro de 1912, no dia da festa do seu padroeiro, São Demétrio, a cidade é libertada pelo exército grego.


Existe há largo tempo uma controvérsia sobre a designação “Macedónia”. A Macedónia é uma região histórica e geográfica dos Balcãs, que foi repartida entre a Jugoslávia e a Grécia, pertencendo a este último país as suas zonas mais importantes. A Macedónia jugoslava era uma das seis repúblicas que constituíam a República Federativa da Jugoslávia e que, após o desmembramento desta devido à invasão da Aliança Atlântica, se tornou uma república independente. Foi então obrigada pela ONU a usar o nome de Antiga República Jugoslava da Macedónia (FYROM – Former Yugoslav Republic of Macedonia). A utilização do nome Macedónia provoca grande contestação por parte dos gregos, nomeadamente dos habitantes do norte do país, a região que viu nascer Alexandre Magno. Já este ano, para tentar solucionar o conflito, os chefes de Governo da Macedónia e da Grécia chegaram a um acordo para que FYROM passasse a designar-se Macedónia do Norte, situação, aliás, ainda não oficializada. Como habitualmente, em todos os continentes, o estabelecimento de fronteiras artificiais nos gabinetes, desprezando as fronteiras naturais e históricas conduz a problemas deste género. Os estadistas são muitas vezes incultos em matéria histórica, e são também estúpidos ou oportunistas, ou ambas as coisas. Muitos dos conflitos no mundo devem-se exactamente à “impossibilidade” das fronteiras artificiais que separam os povos. Mas os políticos nunca aprenderão coisa alguma.



Escrevi muito mais do que pensava, e pretendia. Com tempo, espero dar conta em próximos “posts” de alguns dos locais mais importantes que tive oportunidade de visitar em Salónica.


quinta-feira, 4 de outubro de 2018

A RESIGNAÇÃO DE BENTO XVI



 




Après un premier entretien donné au Nouveau Magazine littéraire au mois d’août dernier (cf. Tous
les écrivains sérieux sont athées), Sollers, au risque, une nouvelle fois, de brouiller les pistes ou, comme le remarquait déjà Roland Barthes dans Sollers écrivain, de brouiller volontairement son image (cf. Barthes : Sollers écrivain), entreprend cette fois, dans le numéro d’octobre de la même revue, de désespérer, sinon Billancourt, du moins le monde catholique ! Comme si l’état de l’Église catholique elle-même, avec ses scandales de pédophilie, avait besoin d’un coup de... grâce ! Regrettant Benoît XVI, Sollers est peu tendre avec le pape François — « François ne me donne pas une impression de grande intelligence » (sic) —, en qui il voit « le dernier pape » comme il l’annonçait déjà au détour d’une phrase dans son dernier roman Centre (p. 64) : « Ces deux derniers papes (les derniers) ont pu mesurer l’hostilité sourde et perverse de la Curie romaine, infectée par l’inlassable Démon. » (je souligne). Prophétie ? En tout cas, le problème aujourd’hui, pour l’Église catholique, c’est bien la question sexuelle sur fond de domination de la Technique. Sollers déclarait déjà lors d’un débat organisé par la Revue des Deux Mondes en 2010 : « Tant que l’Église catholique n’aura pas traité théologiquement (idem) la question de la sexualité, on n’avancera pas d’un pas »/« La représentation qu’a l’Église catholique de la sexualité est d’une connerie gigantesque. Je suis un athée sexuel. Je sais que je n’ai aucune chance d’être entendu. » (cf. Requiem pour le catholicisme ?)
J’ai parlé de Centre. Relisez le chapitre « Cathos ». L’« oscillation » sollersienne y est à son comble. L’ironie aussi. Tout y est (ou presque), tout passe « à la moulinette freudienne ».


« François est le dernier pape, tout ça est terminé. Depuis plus de mille ans, l’Église catholique organise la sexualité : elle doit être pratiquée d’une certaine façon pour favoriser la procréation. Mais aujourd’hui la sexualité est sur le point d’être contrôlée par la technique, c’est ça le grand événement. Les débats sur la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui, qui se fera dans la foulée, sont une confiscation par la technique de la reproduction des corps. Et c’est ingérable pour une Église qui avait posé comme principe une procréation spirituellement assistée. La naissance par la Vierge, la résurrection, l’ascension, l’assomption... Pendant des siècles l’Église a exercé un contrôle des femmes en échange de la promesse de la vie éternelle. Ça ne marche plus à une époque où l’on vit dans l’oubli de la mort. Quand on crame les corps le plus vite possible, parler de résurrection, de transcendance, fait rire tout le monde. Ce qui est tragique d’ailleurs quand on pense à tous les chefs-d’œuvre qu’a produits l’Église catholique : la peinture de la Renaissance, le baroque...

Par ailleurs, je vous renvoie à la prophétie de saint Malachie, attribuée à un primat d’Irlande au XIIe siècle, qui s’est révélée après coup être un apocryphe du XVIe siècle : la fameuse liste des papes qui nous conduit jusqu’à aujourd’hui. François est le dernier pape, ou l’avant-dernier, puisque le fait qu’un jésuite ait réussi à devenir pape était exclu du fonctionnement traditionnel de l’Église [1]. Et c’est d’ailleurs en Irlande que le pape François avait l’air de porter sur ses épaules tous les péchés de l’Église. Il avançait courbé, il n’a qu’un poumon, et c’est un métier de fou, comme il le dit lui-même.

D’ailleurs, Benoit XVI avait compris que tout ça était fini, et c’est pour ça qu’il avait démissionné. Il m’intéressait, il était cultivé ; dans ses homélies, que je lisais avec attention, il citait Dante. Alors que François ne me donne pas une impression de grande intelligence. Quant à ses affaires de pédophilie...

La question est : pourquoi se produisent-elles dans le clergé catholique ? C’est que l’Église est un système pour que les femmes puissent avoir des enfants et que les prêtres, qui sont les fils de ces femmes, n’en aient qu’une : la Vierge Marie. Voilà ce qui ne marche plus. La pédophilie est quelque chose d’atroce, le diable est là, si je puis dire, alors que l’homosexualité de certains prêtres, ça a toujours existé, ce n’est pas grave. Mais, pour l’Église, le problème est le même : c’est la sexualité qui ne peut plus être contrôlée. L’Église, comme les mouvements LGBT, d’ailleurs, propose de se rassembler autour d’une sexualité commune. Alors que la sexualité est une chose parfaitement singulière, intime. Je n’ai jamais rencontré un hétérosexuel comme moi. (Rires) Du coup, les forces les plus réactionnaires de l’Église ressortent l’idée de marier les prêtres. Comme si le fait d’être marié faisait cesser d’être homosexuel ou pédophile. Quelle stupidité ! quelle confusion ! » 



Propos recueillis par Jacques Braunstein, Le Nouveau Magazine Littéraire, octobre 2018.
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sábado, 22 de setembro de 2018

MAPPLETHORPE REVISITADO




A exposição inaugurada no passado dia 20, na Fundação de Serralves, no seu Museu de Arte Contemporânea, sobre a obra do famoso fotógrafo Robert Mapplethorpe, e comissariada por João Ribas, director do Museu, tornou-se no centro de uma polémica, devido ao carácter demasiado "ousado" de algumas fotos captadas pelo notável artista. 

Transcrevo, do site da Fundação, a notícia sobre a exposição:


ROBERT MAPPLETHORPE: PICTURES
de 20 SET 2018 a 06 JAN 2019
 
 
Robert Mapplethorpe (Nova Iorque, 1946–1989, Boston) criou algumas das imagens mais icónicas, polémicas e surpreendentes da fotografia contemporânea. Robert Mapplethorpe: Pictures, exposição organizada em estreita colaboração com a Robert Mapplethorpe Foundation, reúne 159 obras de toda a sua carreira, desde as primeiras colagens e polaroides até às fotografias de flores, nus, retratos e imagens de cariz sexual que fizeram de Mapplethorpe um dos fotógrafos mais notáveis do século XX.

Antes de escolher a fotografia como meio, Mapplethorpe estudou pintura e escultura em Nova Iorque e foi influenciado pela arte de Joseph Cornell e Marcel Duchamp, mas também pela fotografia do século XIX de Julia Margaret Cameron e outros, de que se tornaria um ávido colecionador. As suas primeiras colagens, assemblagens e fotografias (estas inicialmente realizadas com uma câmara Polaroid) revelam o interesse crescente na sexualidade e na composição — ângulos retos, formas geométricas de luz — que viria a definir a sua obra matura. Trabalhando a partir de 1975 com uma câmara Hasselblad totalmente manual, cujo visor enquadrava o mundo num quadrado, Mapplethorpe começa a recorrer a exposições longas e composições metodicamente dispostas e ordenadas no seu estúdio para criar retratos, nus e naturezas-mortas, cujos equilíbrio, ordem e conteúdo redefiniram a fotografia como forma artística. 

Mapplethorpe tratou todos os seus temas com igual atenção e precisão, desde órgãos sexuais ou arranjos de flores até aos retratos de amigos, amantes, celebridades e colaboradores, transformando a fotografia numa performance controlada entre o artista e o seu sujeito. Controverso e classicista, o interesse pioneiro de Mapplethorpe por sexo, género e raça reflete-se em imagens de corpos, prazer e desejo homossexuais e não heteronormativo e em fotografias suspensas na tensão — como acontece na totalidade da obra do artista — entre a intensidade emotiva e política dos seus conteúdos e a clareza da sua composição. 

Todas as obras de arte expostas são propriedade da Robert Mapplethorpe Foundation, Nova Iorque.

Exposição organizada pelo Museu de Arte Contemporânea de Serralves e comissariada por João Ribas, diretor do Museu, com coordenação de Paula Fernandes.

AVISO: Algumas obras da exposição contêm imagens de natureza explicitamente sexual. A admissão de menores de 18 anos está condicionada à companhia de um adulto.
 
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Acontece que a Administração da Fundação resolveu entretanto retirar algumas das fotografias expostas e reservar o acesso a outras apenas a maiores de 18 anos, atitude que levou à demissão do director do Museu. Esta atitude censória revela os preconceitos ainda existentes no espírito de muitas pessoas que, pelas funções que ocupam, deveriam cuidar mais da Arte e menos da Moral. Talvez importasse publicar outra vez um "Aviso por causa da moral", como fez em 1923 Fernando Pessoa, a propósito das Canções de António Botto. Há quase cem anos!


Sobre a grande exposição de Mapplethorpe no Grand Palais, de Paris, em 2014, publicámos aqui este post. Já lhe tínhamos feito uma referência também aqui
 
 
 
Lamenta-se que em Portugal se esteja a acrescentar à polícia do corpo a não menos perigosa polícia do espírito. Parafraseando José Régio, temos a obrigação de dizer que "não vamos por aí".

 

sábado, 8 de setembro de 2018

ANTÓNIO BOTTO REVISITADO





Arrancam-me as penas
E eu sofro sem dizer nada: 
- Sou ave
Bem educada.

Botto, "Palavras dum avestruz todo gris" (1922)




Acabou de ser publicado o livro O Mundo Gay de António Botto, de Anna M. Klobucka, licenciada em Estudos Ibéricos pela Universidade de Varsóvia, doutorada em Línguas e Literaturas Românicas pela Universidade de Harvard e professora do Departamento de Português da Universidade de Massachusetts Dartmouth, sendo também especialista em estudos do género e investigadora da obra de Fernando Pessoa.

Antes de comentar o livro, quero manifestar duas reservas. Em primeiro lugar, o facto de a edição respeitar a grafia do miserável Acordo Ortográfico 90; não havia necessidade. Em segundo lugar, a utilização da palavra gay no título. Eu sei que, devido ao predomínio universal da língua inglesa, facto que profundamente lastimo, gay passou a ser sinónimo de homossexual, embora o seu conceito possa ser mais vasto. O significado de gay em inglês é alegre, ou equivalente, e foi e continua a ser usado como apelido (por exemplo, o célebre dramaturgo do século XVIII, John Gay), o que se torna incómodo para os usuários que sendo Gay podem não ser gays. A palavra, proveniente do francês gai (igualmente qualificando as coisas alegres), começou a ser utilizada como sinónimo de homossexual masculino (e às vezes feminino, em alternativa a lésbica) nos Estados Unidos (só podia ser) nos finais dos anos trinta do século passado. Compreendo, contudo, a opção de Klobucka ao utilizá-la; é que a autora pretende analisar não só a figura de Botto, e a sua obra, como todo o universo em que se inseriu a sua vida. É portanto mais abrangente do que seria "o mundo homossexual de António Botto". Depois, confessa-nos Klobucka, também se inspirou no título do livro do famoso investigador irlandês de García Lorca, Lorca y el mundo gay (2009). Mas nunca me esqueço que a bomba atómica que os americanos lançaram sobre Hiroshima, em 1945, chamava-se "Enola Gay"!


Não me proponho, evidentemente, discorrer aqui sobre toda a matéria constante desta brilhante investigação da intelectual polaca mas apenas referir algumas notas, cuja pertinência importa registar, ou assinalar alguns aspectos menos conhecidos do grande público. Aliás, este livro, organizado numa perspectiva dos estudos do género, não é propriamente uma biografia do poeta "maldito" mas uma contribuição para o enquadramento da sua obra no período da sua vida.


António Thomaz Botto, nasceu em Concavada (Abrantes) em 17 de Agosto de 1897 e morreu no Rio de Janeiro, em consequência de um atropelamento, em 16 de Março de 1959. Poeta, ficcionista e dramaturgo, celebrizou-se pelas suas Canções (1921), em que se exaltava o amor homossexual e que provocaram, à altura, o escândalo na cidade e a ostracização do autor.


Segundo Klobucka, António Botto foi, a nível mundial, o primeiro poeta a assumir claramente na sua obra uma identidade homossexual, como Gide o faria em 1926 com Si le grain ne meurt, ignorando o conselho de Oscar Wilde de nunca empregar o "Je"!


Megalómano e mitómano, António Botto, de reduzida cultura e nada fazendo para aperfeiçoar os seus conhecimentos, é contudo um homem inteligente, de inegável talento e de especial sensibilidade, particularmente atento ao meio em que nasceu e viveu. Não pretendo envolver-me na peregrina questão de saber se Botto é um poeta maior ou menor, e menos ainda se é um grande ou pequeno poeta, porque esta tendência de hierarquizar os poetas numa escala valorativa levar-nos-ia ao estabelecimento de uma grelha em que um grande poeta menor poderia equivaler algebricamente a um pequeno poeta maior, se lhe fossem atribuídos valores numéricos. Logo, tarefa inútil.


Não sendo propriamente este livro, como se disse acima, uma biografia de António Botto, não seria todavia possível que ignorasse vários aspectos da vida do poeta. E são alguns desses aspectos que me apraz citar.

A vida de Botto foi sempre materialmente difícil, e foi mesmo muito difícil no período em que viveu no Rio de Janeiro. Funcionário público (escriturário de 1ª classe do Arquivo Geral de Identificação), foi despedido do cargo que ocupava, então no Governo Civil, em 1942, por  causa de um comportamento que foi conotado com a homossexualidade. A sua demissão consta do Diário do Governo nº 262 - II Série, de 9 de Novembro de 1942, pp. 5794-96


«a) ter desacatado uma ordem verbal de transferência dada pelo primeiro oficial investido ao tempo em funções de director, por impedimento do efectivo;
b) não manter na repartição a devida compostura e aprumo, dirigindo galanteios e frases de sentido equívoco a um seu colega, denunciando tendências condenadas pela moral social;
c) fazer versos e recitá-los durante as horas regulamentares do funcionamento da repartição, prejudicando assim não só o rendimento dos serviços mas a sua própria disciplina interna.»

Diz-se que António Botto costumava referir esta circunstância afirmando que havia muitos pederastas mas que ele era o único reconhecido oficialmente pelo Estado.


A divulgação da obra de António Botto deve muito à amizade e interesse de Fernando Pessoa, que o apoiou e defendeu literária e pessoalmente. Aliás, conta-nos Anna Klobucka que foi através de Pessoa que chegou ao conhecimento de António Botto. Também José Régio manifestou o seu apoio ao poeta (António Botto e o Amor) e Pessoa escreveu "António Botto e o Ideal Estético Criador", incluído em Canções e "Aviso por Causa da Moral", manifesto distribuído nas ruas de Lisboa. Foram menos simpáticas para Botto as críticas de Georg Rudolf Lind (Teoria Poética de Fernando Pessoa) e de Óscar Lopes (Entre Fialho e Nemésio). 


A megalomania de António Botto levou-o a considerar-se amigo e conhecido de muita gente célebre e a criar uma vida virtual que acabou por assumir tão convictamente que, julgo, a certa altura ela se confundiria com a sua própria vida real. Mas nem todas as suas fantásticas amizades são falsas. Está provado que manteve uma relação com o infante D. Luis Fernando de Orleans y Borbón, primo direito do rei Alfonso XIII de Espanha, e que acompanhou aquele numa digressão a Roma. O infante tinha uma habitual companhia portuguesa, um jovem do Porto, António de Vasconcelos, que considerava como seu secretário e com quem partilhava a vida. O comportamento do infante e do seu secretário eram considerados atentatórios da moral pública, e ambos acabaram por ser expulsos de França quando pretendiam obter a ajuda da Embaixada de Espanha em Paris para se desfazer do corpo de um jovem marinheiro que morrera em sua casa na sequência de um acidente.Por causa deste caso, adicionado a anteriores proezas, o rei Alfonso XIII retirou ao primo todos os títulos e privilégios decorrentes do seu estatuto como membro da família real. Expulsos de França, Espanha e Bélgica, o infante e o seu inseparável Vasconcelos também viveram algum tempo em Portugal.

 

As grandes amizades virtuais de Botto foram o bailarino russo Vaslav Nijinsky e o poeta espanhol García Lorca, que, por razões cronológicas e geográficas nunca terá conhecido. Mas para o imaginário de Botto, estas duas famosas figuras da cultura universal, homossexuais conhecidos, emprestavam-lhe uma aura apetecível. Mas muitos outros vultos eram apontados como seus correspondentes e autores de textos em seu louvor, como Pirandello, Unamuno, Virginia Woolf, James Joyce, André Gide, Laurence Olivier, Gabriel Mistral, etc. Já no exílio no Brasil, afirmou mesmo que convivera com Bernard Shaw, Mussolini, Mistinguette, Kipling e os reis Afonso XIII de Espanha, Vítor Manuel de Itália e Eduardo VIII de Inglaterra. 


A recepção de António Botto em Portugal foi conturbada e deu lugar à polémica da "Literatura de Sodoma", que denunciava o desvio da heteronormatividade e a perversão dos espíritos (e dos corpos) por causa de obras como as Canções, ou Sodoma Divinizada, de Raul Leal, ou Poemas, de Judith Teixeira. Um artigo de "A Capital", denunciara já, pela pena do jornalista Armando Ferreira, o livro de Botto, que, na sua opinião, justificaria uma intervenção da polícia, devido a uma fotografia provocante do poeta exibida na capa. Na altura, fora publicado como Canções do Sul. A violência homofóbica tornou-se depois mais claramente assumida pela Liga de Acção dos Estudantes de Lisboa, dirigida por Pedro Theotonio Pereira, pelo governador civil de Lisboa, major Viriato Lobo, e pelo jornalista Álvaro Maia.



Contextualizando as Canções de 1921, Anna Klobucka escreve: «A primeira constatação a registar sobre as edições iniciais das Canções é a mais óbvia, mas nem por isso menos importante. Muitos dos poemas do conjunto reunido por Botto nos livros lançados nos finais de 1920 e no início de 1921 transmitem um discurso homoerótico cuja limpidez e naturalidade afirmativas não encontram paralelo, naquela época, em nenhuma literatura moderna europeia ou ocidental (pelo menos no que diz respeito a obras publicadas e divulgadas em circulação aberta)» (p. 96) 


Mais adiante: «...Se insisto em falar, a este propósito, nos discursos em circulação no foro público da literatura portuguesa, é para reconhecer e salientar a mais que provável transmissão no foro privado da expressão homoafectiva e homoerótica, em forma de prosa e porventura também poesia. Um exemplar confirmado, embora não preservado, de tal discurso seria uma parte da correspondência trocada entre António Nobre e Alberto de Oliveira entre 1890 e 1892 (altura em que Nobre esteve a estudar em Paris). Uma proporção substancial desta - "cerca de duas centenas de postais" só da parte de Nobre -, e que era referida pelos correspondentes como o seu "diário" partilhado, décadas mais tarde veio a ser destruída por Oliveira, tendo sido declarada "impublicável pela natureza pessoal e íntima do seu conteúdo". Segundo comenta Guilherme de Castilho [Correspondência, de António Nobre], "As razões que levaram o destinatário à sua destruição... conjugadas com o tom também já tão 'pessoal e íntimo' de muitas e muitas passagens das cartas (que no entanto Alberto de Oliveira não teve dúvidas em deixar tornar públicas) são indício da atmosfera em que esses documentos teriam sido gerados."» (pp. 97-98)

 

[Permita-se-me um apontamento de natureza pessoal. Tal como António Nobre, também Cesário Verde, um dos grandes poetas portugueses contemporâneos, morreu precocemente devido a tuberculose. E parece que, como Nobre, teria também Cesário inclinações homoeróticas. O escritor Augusto Abelaira, de quem tive o privilégio de ser amigo, contou-me, há muitos anos, no ex-Café Ribamar (em Algés), não tendo eu, na altura, registado os pormenores, que Cesário, encontrando-se a apanhar bons ares na Malveira, teria sido surpreendido no campo na prática de actos sexuais com um rapaz saloio habitante da região. O caso foi abafado e não consigo recordar-me de que forma Abelaira obtivera aquela informação.]


A primeira edição de Canções, ainda com o título Canções do Sul, teve lugar em fins de 1920, em tiragem e divulgação muito limitada, tal como a primeira edição do Corydon, de André Gide, em 1911, anónima e de doze exemplares, e a de 1920, ainda anónima e apenas de vinte e um exemplares, só sendo o livro editado para o público em 1924. Era o padrão da época. Também a "Oda a Walt Whitman", de Lorca, que, segundo John K. Walsh é «possivelmente o mais significativo - certamente o mais completo - poema moderno sobre as homossexualidades», foi publicado uma única vez, antes da morte de Lorca em 1936, numa impressão de cinquenta exemplares patrocinada por intelectuais mexicanos e editada na Cidade do México, em 1933. 


O episódio da "Literatura de Sodoma", que referimos acima, tem lugar em 1923, na sequência dos livros mencionados, dos textos publicados na revista "Contemporânea" e dos artigos de alguns plumitivos. Em Fevereiro de 1923, num domingo de Carnaval, a polícia interveio num baile de travestis na escola da Graça, resultando na detenção, julgamento e condenação de dezasseis "homens que se vestiram de mulher". Uma semana depois constituiu-se um "movimento de acção moralizadora", composto por alunos universitários de Lisboa, liderados por Pedro Theotonio Pereira,
que prometia "meter na ordem" indiscriminadamente, os travestis da Graça, e "esses equívocos senhores que andam por aí, nas ruas e nos cafés, ... com maneiras femininas e elegâncias ridiculamente exageradas", juntamente com "os artistas decadentes, os poetas de Sodoma, os editores, autores e vendedores de livros imorais". O governador civil de Lisboa, que na sua tomada de posse, um ano antes, prometera proceder ao "saneamento moral da cidade", mandou apreender os livros de António Botto, Raul Leal e Judith Teixeira. A mais mediática figura que se opôs a estas acções, protestando contra a apreensão na Livraria Portugal-Brasil, contra a apreensão de um "livro pornográfico" (não identificado), foi Júlio Dantas, presidente da Academia das Ciências de Lisboa.



[Aproveito para introduzir uma nota pessoal. É um facto que a I República, em muitos aspectos, seguiu uma orientação mais puritana do que o Estado Novo. Recordo que, nesse mesmo ano, o governador civil proibira a peça Mar Alto, de António Ferro, que se estreara no Teatro de São Carlos. E a propósito de Júlio Dantas, respeitabilíssima personalidade, escreve o historiador Rui Ramos no VI Volume da História  de Portugal, dirigida por José Mattoso (p. 661): «Outros escritores gozavam de sólida reputação de pederastas, e não era por isso que sentiam necessidade de elocubrações sobre o tema ou de se exporem. Estavam nesse caso João Chagas, jornalista republicano e embaixador em Paris, Júlio Dantas, o presidente da Academia de (sic) Ciências, e Manuel Teixeira Gomes, o presidente da República - todos publicamente tidos por homossexuais convictos». Devo acrescentar que para Salazar a homossexualidade não constituía qualquer problema desde que fosse discreta. Muitos membros dos seus Governos e muitos amigos pessoais foram indiscutivelmente homossexuais. O que importava ao presidente do Conselho era a manutenção das aparências e a tranquilidade da ordem pública, sem sobressaltos "morais" que pudessem ser interpretados como tibieza do regime.] 


Ainda sobre o tema, escreve Anna Klobucka em nota de rodapé (p. 113): «Uma leitura mais abrangente dos textos em diálogo nas páginas da Contemporânea entre 1922 e 23, que o espaço restrito deste capítulo não me permite realizar, atenderia também à publicação no número 6 (dezembro de 1922) do "Soneto já antigo" de Álvaro de Campos, cuja forma dialogada e teor memorialista e confissional  [sic] à volta do "rapazito" que o poeta "tanto julg[ou] amar" aproximam-no irresistivelmente da "canção" de Botto sobre o "adolescente loiro" (no número 3), comentada acima. Tal leitura consideraria também o lançamento da separata do número 7 (janeiro de 1923) com uma versão parcial de "A Cena do Ódio" de Almada Negreiros, que muito curiosamente exclui os três versos que abrem o poema na sua versão original, impressa nas provas de página do Orpheu 3 ("Ergo-Me Pederasta apupado d'imbecis,/ Divinizo-Me Meretriz, ex-líbris do Pecado,/ e odeio tudo o que não Me é por Me rirem o Eu!"), assim como outros textos publicados na revista e implicitamente relacionáveis com o debate que a Contemporânea e a Olisipo conjuntamente iam avançando. Note-se apenas que publicando o poema com os três primeiros versos cortados, Almada ao mesmo tempo se inscreve na vertente contracultural da Contemporânea e se autoexclui do sentido específico que ela assume desde o ensaio de Pessoa sobre Botto e o poema deste, ambos publicados em julho de 1922.»


No capítulo III - Homem, português, homossexual (atrever-me-ia a dizer que Anna Klobucka se inspirou no título da peça de Bernardo Santareno Português, Escritor, 45 Anos de Idade), a autora analisa a vida e a obra de Botto numa perspectiva queer que transcende os limites deste post. Refira-se a inclusão de muitos poemas inéditos, constantes do espólio existente na Biblioteca Nacional de Portugal, que permitem sustentar a tese da "inversão sexual" que dominava o entendimento da atracção pelo mesmo sexo na época de Botto, representando o homem homossexual como possuidor de uma alma feminina no corpo masculino.

Transcrevo um poema do espólio, incluído em "Poesias dispersas II" (E 12/104):

«Não sei porque não me dizes
O dia do teu embarque
Se vais aqui ao meu lado
E vestido de soldado?
Escusas de mentir ou iludir 
- Creio que vais, logo mais, de manhã cedo?
Não somos nós dois verdadeiros amigos,
mais do que amigos - tens medo?
(...)
Habituei-me, contigo,
A todo o prazer que o corpo tem,
E o teu sendo aquele onde ninguém
Mais pode ter senão eu
Porque me deu os infinitos de um prazer que vem do além,
E quando se gosta como eu gosto
- Sou infeliz porque me vou
Eu que te quero tanto bem?

- Mas eu não quis ofender-te,
Nem por sombra pensaria, meu amor.
Vai descansado.
A Pátria não te demora. Serei sempre dedicado,
E andarei na tua alma, dentro daquela certeza
De te ver chegar, mais homem
Nessa onda reprimida
Que tens no coração e na expressão do olhar
Feita de sonho para encher a minha vida.
Adeus!

Mas quero-te beijar.»

[Este poema poderia muito bem enquadrar-se no contexto da guerra colonial, mas é naturalmente muito anterior. A referência à farda como fetiche da masculinidade e a alusão às virtudes viris do serviço militar obrigatório fizeram sempre parte do imaginário da homossexualidade masculina. Em Portugal como no Mundo. Genet, por exemplo, exemplificou genialmente essa atracção em Querelle de Brest]


O universo de Botto é povoado de marinheiros, soldados, operários e campinos, evocando a sua filiação regional com o Ribatejo e a sua vivência em Alfama [Também Pedro Homem de Mello tocaria a mesma tecla]. Em O Livro do Povo, Botto convoca o folclore, também numa dimensão nacionalista cara a António Ferro, que fora, por alguma razão, o editor de "Orpheu".


«Em contextos literários e performativos como o da peça Alfama (e outros considerados mais acima) as manifestações mais ou menos veladas do afeto homoerótico e desejo homossocial são descodificáveis num processo de leitura intencional e estrategicamente enviesado, desproporcionalmente atento a meias palavras, alusões e efeitos que comportam o seu sentido queer. Em outros textos de Botto, nomeadamente os que o celebrizaram - os poemas das Canções -, mas também na epistolografia amorosa das Cartas que me foram devolvidas (1932), o homoerotismo e a sensibilidade queer surgem claros e manifestos sem véus e sem o filtro do autoquestionamento torturado que tendia a infletir a expressão (ou a não expressão) dos seus pares contemporâneos.» (pp. 171-2)

 


«Como o autor empírico cuja experiência biográfica sustenta o discurso do epistológrafo amoroso das Cartas, Botto conhecia tanto a condição da obscuridade pessoal e a relativa despreocupação do aparelho judicial português com a prática da homossexualidade masculina (pelo menos nos anos da sua juventude) como a condição de existir na sociedade na pele de uma figura pública facilmente reconhecível - no caso, não apenas como "artista célebre" mas, concretamente, como homossexual.» (p. 173-4)

A amizade e a estreita ligação de Fernando Pessoa a António Botto, a forma como sempre o defendeu e a maneira como o incentivou na prossecução da sua obra, levam Anna Klobucka a referir que Jorge de Sena considerou poder afirmar-se que António Botto foi, de algum modo, mais um "heterónimo" de Fernando Pessoa. Cito: «Num ensaio importante por vários motivos, publicado originalmente como introdução à edição dos Poemas ingleses de Fernando Pessoa pela Ática (1974), Jorge de Sena formulou uma quase-proposta ("quase se seria tentado a considerar"), sugerindo que "de certo modo, Botto foi também um heterónimo de Fernando Pessoa - e que este se 'realizou' também na poesia daquele, e na vida a que ela correspondia" (1984, 328)» (p. 182)



 [A autora não refere em que página da Introdução àquela edição dos Poemas Ingleses da edição da Ática (1974) figura a afirmação de Jorge de Sena. Procurei no meu exemplar ao longo das páginas da Introdução (13 a 87) mas não consegui encontrá-la. Exigiria certamente uma leitura atenta. Também não consegui identificar a referência à segunda parte da citação (1984, 328), que interpretei como constando da única obra de Sena mencionada na Bibliografia (Líricas Portuguesas, vol. I, 1983 {aliás 1984}, António Botto, 65-68). Nem na apresentação do poeta, nem nos prefácios, nem na página 328]


É, todavia, pertinente a sugestão de Jorge de Sena. Através de António Botto, Fernando Pessoa pôde ir  homofilamente mais além do que aquilo que se encontra traduzido no ortónimo, nos heterónimos, no semi-heterónimo e nos pseudónimos. Porque estes eram todos Pessoa, e Botto era realmente uma outra pessoa, o que libertava Pessoa de compromissos eventualmente indesejáveis.

Também um poema de Fernando Pessoa, datado de 1919 e revelado pela primeira vez em 2002, sendo atribuído então por Richard Zenith a um "heterónimo gay anónimo", verbaliza o desejo sexual na comunicação entre homens:

«Ah, se soubesses com que mágoa eu uso
Este terror de amar-te, sem poder
Nem dizer-te que te amo, de confuso
De tão senti-lo, nem o amor perder.
Se soubesses com que ódio a não saber
Falar-te do que quero, a mim me escuso,
Se soubesses? E se o soubesses? Quê?
Que gesto teu para mim melhoraria
Este mal-estar de mim comigo e o amor?»

("Fernando Pessoa's Gay Heteronym?", Richard Zenith, in Lusosex: Gender and Sexuality in the Portuguese-Speaking World, orgs. Susan Canty Quinlan e Fernando Arenas, Minneapolis: University of Minnesota Press, 2002, 35-56)

Não cabe aqui desenvolver a "apropriação" de Botto por Pessoa, mas o livro que aqui comento fá-lo exemplarmente. O poeta de Mensagem vive uma vida homossexual por interposta pessoa (Botto) , através da qual também se exprime literariamente.  



Anna Klobucka discorre depois brilhantemente sobre a possível comparação da relação Pessoa/Botto com a relação Wilde/Gide, recorrendo à introdução do livro já clássico de Jonathan Dollimore, Sexual Dissidence: Augustine to Wilde, Freud to Foucault (1991), matéria vasta e apaixonante com a qual os interessados se deleitarão lendo a prosa desta autora polaca que escreve um português mais correcto, preciso e elegante do que o de muitos escritores portugueses.


Não tendo este post quaisquer pretensões biográficas, importa todavia salientar que Botto deixou o solo pátrio em Agosto de 1947, com destino ao Brasil, acompanhado pela sua mulher Carminda Silva Rodrigues, que se manteve uma presença constante e dedicada até ao fim da sua vida. A vida em Portugal tornara-se-lhe mais difícil com a exoneração da função pública, mas esta deslocação não se revelou o êxito que as expectativas prometiam. Prossegue, contudo, a sua actividade, como salienta a autora: «Este trabalho de invenção e comunicação continua no Brasil, durante a última década da vida de Botto, e a análise da sua documentação oferecem - entre outros benefícios epistemológicos possíveis - um contraponto sugestivo às ainda recentes iniciativas de recuperação e construção de uma história da homossexualidade masculina no Brasil no século vinte, particularmente através dos estudos de Richard Parker (Abaixo do Equador. Culturas do Desejo, Homossexualidade Masculina e Comunidade Gay no Brasil) e James Green (Além do Carnaval. A Homossexualidade Masculina no Brasil do Século XX). O objetivo central deste capítulo não será, portanto, uma descrição completa (ou tão completa quanto possível) da vivência brasileira de Botto, mas antes uma reflexão documentada sobre a intersecção entre o seu "mundo gay" português e europeu e as "homopaisagens" (neologismo de Parker a que regressarei) brasileiras, principalmente cariocas, mas também mais amplamente novomundistas na sua projeção simbólica, segundo veremos.» (p. 223)




Há um livro fundamental sobre a homossexualidade no Brasil, porém não referido no livro de Anna Klobucka, mas que consta da minha biblioteca:  Devassos no Paraíso - A homossexualidade no Brasil, da colônia à atualidade, de João Silvério Trevisan (1986), obra ilustrada de quase 600 páginas, uma referência obrigatória para o estudo da matéria.



A chegada de Botto ao Rio de Janeiro foi entusiasticamente saudada pela imprensa local, à qual o poeta facultou toda a sua autobiografia imaginária. Procurou integrar-se no meio literário do Rio e estabeleceu uma relação de amizade com o escritor homossexual brasileiro Lúcio Cardoso, um nome prestigiado no Brasil. Na antiga capital do país, Botto escreve, engata nas ruas e na praia, vive com acrescidas dificuldades e acaba por morrer em consequência de um atropelamento na avenida de Nossa Senhora de Copacabana.

Os seus restos mortais seriam trasladados para Portugal em 1965 e depositados num gavetão no Cemitério do Alto de São João, em 11 de Novembro de 1966, estando presentes na cerimónia, entre outros, José Régio, Ferreira de Castro, David Mourão-Ferreira e Natália Correia.  A viúva, Carminda Rodrigues, enviaria mais tarde para Portugal o espólio do poeta, que se encontra na Biblioteca Nacional de Portugal (BNP).



Já vai longo este post, e importa terminar. Não pretende, como se disse, ser um resumo, pálido que seja, do livro de Anna Klobucka, cuja leitura vivamente se recomenda, nem tão pouco uma súmula da biografia do poeta. Encontrando-se a sua obra dispersa por vários livros, empreendeu a editora Quasi a publicação da Obra Completa, em nove volumes, organizada por Eduardo Pitta, mas de que, dado o desaparecimento daquela casa, apenas foi publicado o primeiro volume: Canções e Outros Poemas (2008). Está agora previsto que seja a editora Assírio & Alvim a retomar a tarefa da publicação da opera omnia. Encontrado-se vasto material inédito na BNP, seria do maior interesse que essa importante parte do espólio fosse integrada na projectada nova edição, pois certamente traria notável contributo para o conhecimento  da vida e obra do poeta. Tudo isto suscita uma última questão: para quando a publicação de uma biografia de António Botto? É A HORA!