segunda-feira, 17 de outubro de 2022

O "CORÃO" DE BEN ALI


Mão amiga fez chegar ao meu conhecimento esta história deliciosa da impressão de uma edição do "Corão" na Tunísia, no tempo de Ben Ali.

LA SAGA DU CORAN DE LA REPUBLIQUE
 
Ou les péripéties d’un livre saint sous Ben Ali
 
Nous sommes à la fin des années 90. La Tunisie se porte relativement bien en termes économiques. Comme dans d’autres pays musulmans, le président Ben Ali veut avoir « son » Coran officiel.
Par ailleurs, MBS (Mohamed Ben Smail, patron des éditions Cérès) a depuis des années le projet de publier un Coran « tunisien » de qualité, et qui se démarque de ce qui se fait ailleurs, les maquettes et les essais successifs remplissent encore nos tiroirs, notamment cette impossible réimpression du fameux « coran Bleu » de Kairouan!
 
Ces tentatives se concrétisent finalement avec l’idée de refaire calligraphier entièrement les 600+ pages du Saint Mishaf, par le meilleur calligraphe tunisien, Msalmi Mizouni. Et d’en faire une impression de grande qualité. Ce sera le « projet Coran », il durera près de 5 ans.
 
L’organisation mise en place est rigoureuse, le projet est coûteux, c’est Cérès qui en avance les frais, et « la Présidence » ne réglera qu’à la livraison… Si tout se passe parfaitement bien. Une vraie prise de risque et le début d’une des périodes les plus rocambolesques de ma vie d’éditeur.
 
L’erreur n’est pas permise, les « collègues » souhaitent nous voir échouer, les courtisans estiment que MBS se rapproche trop du pouvoir et s’imaginent -à tort- qu’il pourrait briguer un « poste » qu’ils convoitent, etc. 
 
On le verra, l’histoire sera compliquée et révélatrice de la vie politique de cette époque en Tunisie.
L’erreur n’est donc pas permise. Après le choix de la maquette, format, type de calligraphie (ca sera du « Naskh simple » plus lisible), éléments de mise en page, etc., Mizouni se met au travail. Les rendez-vous hebdomadaires se succèdent ; il s’agit de vérifier les quelques pages calligraphiées de la semaine, qui sont soumises à deux équipes de relecteurs « professionnels », des cheikhs qui connaissent chaque virgule du texte sacré. Elles travailleront séparément et leurs observations croisées donneront lieu à des corrections exécutées par le calligraphe. Quand tout le monde se met d’accord, les épreuves sont signées par les responsables et on passe à la semaine suivante. Le Mufti de la République apposera ensuite sa signature avant impression. 
 
La première équipe est dirigée par le Cheikh Battikh, un homme jeune, intelligent, compétent et efficace, avec qui je me suis très bien entendu. La deuxième par une sommité du domaine, le fameux Cheikh Dellaa, imposé par Ben Ali. Bien plus âgé, ami de mon grand-père… incontournable. Il posera plus de problèmes qu’il n’en résoudra.
 
Les Cheikhs Battikh et Dellaa (melon et pastèque), cela ne s’invente pas ; l’histoire promettait d’être fraiche et savoureuse ! 
 
Les experts ont fini leur minutieux travail, nous sommes couverts. Du moins le pensions-nous !
L’impression est confiée à un imprimeur autrichien hyper pointu, spécialisé dans l’impression des anciens manuscrits, son atelier est à température et taux d’humidité constants, il travaille pour les grands musées du monde entier. Ses tirages sont généralement limités, et cette commande importante nous permet d’obtenir un devis défiant toute concurrence.
 
La reliure est confiée à un maître relieur, un artisan incroyable, un géant aux doigts couverts de petites cicatrices dues à des décennies de reliure manuelle, portant blouse de cuir et barbe blanche, il semblait sorti tout droit des ateliers de Gutemberg.
 
« SIEDTOU »
 
Les choses se passent bien. Durant toute cette aventure, je ne rencontrerai jamais Ben Ali, deux hauts cadres de la présidence assurent le relai. Des personnes avenantes et agréables, qui se reconnaîtront, et qui me faisaient servir un excellent café turc dans de jolies tasses estampillées aux couleurs de la présidence. C’est par eux que se fera toute la communication avec celui qu’ils ne nommeront jamais par son nom ni par son titre mais par le qualificatif monarchique de « Siedtou » (son excellence). Les rendez-vous se feront dans une annexe du Palais, la villa Baizeau, construite en 1928 par l’illustre architecte français Le Corbusier. Le décor est posé.
 
LE RABIN ET LE CORAN
 
Nous recevons les premières livraisons, 2 semi-remorques que je vais retirer au port en compagnie de notre transitaire, mon ami le regretté Max Zana. Max a vérifié lui-même que les verrous des containers sont intacts, nous assistons au chargement et prenons la route pour accompagner le transporteur vers les dépôts de la Présidence.
 
Max est dans ma voiture, nous suivons les camions et leur lourde cargaison. A un moment, au milieu d’une montée un peu sévère, le tracteur peine, son vieux moteur gémit, les vapeurs de gasoil nos prennent à la gorge. Le monstre ralentit, stoppe et semble sur le point de reculer ; nous avons un moment de panique. Max, me prend le bras, et sans perdre son calme me dit « Karim, je vous en prie, reculez, si je meurs écrasé par une montagne de Corans, mon rabbin ne comprendra pas ! ».
Paix à ton âme Max !
 
Le livre est superbe, le client est ravi, et les problèmes commencent !
 
LA VENGEANCE DES COURTISANS
 
Début 2000, MBS est dans la tourmente, 8 contrôles fiscaux simultanés et très politiques, mettent Cérès à genoux ; pendant deux ans les contrôleurs s’installeront dans nos bureaux, tous les jours. L’entreprise de sape de Abdelwahab Abdallah, « conseiller culturel » de Ben Ali aboutit, mais ça c’est une toute autre histoire. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous sommes désormais dans une situation particulière : à la fois persona non grata et fournisseurs exclusifs d’un produit apprécié par le Président.
MBS est dans le collimateur, la chasse est ouverte. Notre téléphone ne sonne plus et les amis se font rares. Le « Coran de Cérès » est scruté, examiné sous toutes ses coutures, à la recherche du défaut, de l’angle d’attaque.
 
LE « NOUN » SATANIQUE ! 
 
Un matin, un appel urgent de mes vis-à-vis au palais, « Si Karim tnajjimchi tjina, tawwa ? » (Si Karim, pouvez-vous venir ? Tout de suite svp ! ). Visages des mauvais jours, on me dit que le livre a été lu très attentivement (cela ne m’étonnait pas), et qu’une omission grave a été détectée. Il se trouve qu’une lettre a sauté. Un « noun », qui a disparu, au milieu d’une phrase ! Vérification faite, il était là dans toutes les épreuves, mais a disparu sur la version imprimée. A ce jour je n’ai pas l’explication de ce mystère. Mais mon vis-à-vis n’en a cure, « choufenla hall !» (Trouvez une solution !) me dit-il en me congédiant, les dents serrées, d'un ton qui exprimait à la fois de la sympathie et son impuissance…
Pas de café turc ce jour-là.
 
« choufenla hall » ! Me voilà avec une lourde facture impayée, d’un client que je ne peux pas rencontrer, et qui ne nous porte pas dans son cœur ! Et des milliers d’exemplaires de Coran pour lesquels il faut « trouver une solution ». 
 
Brainstorming d’urgence à Cérès, graphistes, maquettistes, imprimeurs, calligraphe… Tout le monde est mis à contribution. Nous avons la solution ! Abracadabrante et pourtant salvatrice. Nous sommes en plein ramadan. Tous les soirs, nous nous rendons dans les stocks de la présidence, une équipe de 5 personnes aligne une dizaine de Corans, qui défilent sur des tables placées bout-à-bout, ouverts à la bonne page, vers Mizouni, installé à l’extrémité de cette chaîne, les livres sont déposés devant lui. Armé de son roseau taillé, le calligraphe redessine le « Noun » disparu, et efface la malédiction. A la main, livre après livre, soir après soir. Sur des milliers d’exemplaires !
 
J’ai présenté le résultat dès le premier exemplaire, le miracle était accompli. « Comment avez-vous fait ? », « nous avons fait notre travail ».
 
Des relecteurs "attentifs et bienveillants" essaieront bien de trouver d’autres erreurs, en vain.
IMPRIMEZ-LE EN TUNISIE !
 
Gros succès, tout le monde veut avoir le Coran de la République.
 
Le Livre sera réimprimé une ou deux fois, en pleine offensive fiscale et politique contre MBS et ses équipes, situation désagréable, paradoxale : Il fallait se débarrasser de Cérès et garder le Coran. Un « conseiller de l’ombre » trouvera la bonne idée : Imprimer en Tunisie. Euréka ! c’était la solution, évidente. 
 
Re-convocation d’urgence : « Si Karim, les fichiers appartiennent à la présidence, pourriez-vous svp nous les remettre ? ». Sur le moment je n’ai pas compris pourquoi. J’ai bien évidemment livré les CD. Ce n’est que plus tard que mon frère, qui était imprimeur m’a demandé « est-ce normal que la présidence me demande des essais d’impression de « notre » Coran » ? Des copies de nos fichiers avaient donc été envoyées -sans nous en informer- à tous les imprimeurs du pays pour faire des essais. Mais les résultats n’étaient pas concluants. C’était prévisible… La conception graphique du livre comportait des difficultés techniques telles qu’aucun imprimeur en Tunisie ne pouvait relever le défi. Aucun n’avait la maîtrise de notre fournisseur autrichien.
 
C’est donc tranquillement et en connaissance de cause que j’ai attendu l’appel de mes amis de Carthage, revenus de leurs divers essais, « Si Karim, tnejjem tjina ? ».
 
SACRILEGE & POUBELLES
 
Je reviens d’Autriche, les « bons à tirer » sont signés, tout semble se dérouler comme prévu, la livraison du nouveau tirage ne devrait pas tarder, quand l’Ambassade de Tunisie à Vienne m’appelle en urgence : « Vous avez un Coran en impression ici ? » - Oui, « Nous avons l’association des musulmans d’Autriche qui veut porter plainte pour atteinte au saint Coran, trouvez une solution » !
 
Explication : pour régler sa machine l’imprimeur doit jeter les quelques 500 premières pages imprimées, les feuilles de passe. Ces feuilles se sont retrouvées dans la poubelle et un employé musulman de la municipalité a été se plaindre auprès des dirigeants de sa communauté. 
 
Je rassure l’Ambassadeur et donne des instructions aussi claires qu’inédites à l’imprimeur, qui est confus et me dit qu’il a imprimé des bibles par centaines sans jamais avoir de problèmes. Instructions simples, zéro risque : « pas d’ouvrier musulman sur ce travail, et les feuilles de passe sont brûlées et non jetées à la poubelle ! ». Les choses se sont calmées.
 
ALIF, LE NOM DU SEIGNEUR & LA SIESTE DU MUFTI DE LA REPUBLIQUE
 
Nous venons de livrer la réimpression. 
 
Téléphone, « Si Karim tnajjimchi tjina, tawwa ? ». Rebelote, retour à Carthage, de quoi s’agit-il cette fois ?
 
Têtes d’enterrement… « Vous avez commis une grave erreur, une faute d’orthographe dans le nom de Siedtou » (Le nom de Ben Ali apparaît dans les premières pages, comme étant le commanditaire du livre).
 
« Le nom exact est « Ben Ali » et non « Ibn Ali » comme vous l’avez transcrit, le « Alif » est en trop ! ». « Choufelna hall ! » (Réglez le problème !).
 
Une erreur dans le nom du président ! Une erreur dans le texte coranique passe encore, mais là comment s’en sortir ?
 
Je me souviens alors que le Mufti de la République, qui a signé toutes les pages du livre, est également professeur d’arabe, je me précipite donc chez lui. On est en été, je le réveille de sa sieste, il me dit « Écoutez, la langue a ses règles, en arabe littéraire c’est ainsi que s’écrit son nom, si vous voulez qu’on soit la risée du monde arabe, écrivez « Ben ».
 
Soulagé je lui propose d’appeler de suite Carthage, c’est quand même la plus haute autorité religieuse du pays ! « Non mon fils, c’est ton problème, pas le mien, merci et au revoir ». Retour à la sieste.
Je remonte donc à la sublime colline plaider l’orthographe arabe et exposer les arguments du Mufti. « Merci Si Karim, on vous rappellera ».
 
Cela n’a pas duré une heure : « Si Karim Siedtou vous remercie, ainsi que « samahatou el Mufti », mais il vous informe qu’il écrit son nom comme il le veut » !
 
« Choufelna hall ! »
 
Branle-bas de combat. Réunion d’urgence à Cérès, cette fois le problème est plus compliqué que le « noun », il s’agit d’une lettre en trop et non en moins. La solution sera pourtant de la même nature que pour le « noun », sauf qu’en bout de chaîne, Msalmi Mizouni a travaillé… avec une loupe et un scalpel de chirurgien ! De sa main experte, sur chaque page posée devant lui, il a gratté le « alif » superflu, mécaniquement, systématiquement, sans une bavure, sans toucher au fond beige de la page, soir après soir et sur des milliers d’exemplaires, un geste parfait et bref, mécaniquement répété sur une barre d’encre de près d’un millimètre de largeur. Le résultat était bluffant.
 
Retour à Carthage.
 
-Incroyable, comment avez-vous fait ?
 
-Désolés ce sont les secrets du métier, nous avons fait notre travail ! 
 
LA BARAKA
 
Dernier voyage vers Graz, Autriche pour l’impression d’une version « ajzaa » (par chapitres). Je suis dans l’avion avec la maquette du Coran. D’un coup, fumée dans l’avion, bruits dans la carlingue, les masques à oxygènes tombent, l’équipage est blême, l’avion pique du nez… De longues minutes passent, assez longues pour réaliser qu’il y a de fortes chances pour que ce soit la fin. On finira par se poser en catastrophe à Rome, indemnes.
 
Des mois plus tard je racontais à un ami très pieux que cette aventure m’a prouvé que je n’étais absolument pas religieux : à quelques minutes d’une mort certaine, je n’ai pas pensé à me saisir du Coran qui était là, je n’ai pas psalmodié quelques versets pour implorer clémence et bénédiction… J’ai juste mis dans ma poche mon téléphone, au cas où !
 
Sa réponse fut celle d’un vrai croyant : « Ton avion allait s’écraser, et tu en es sorti indemne ! A qui penses-tu devoir ce miracle ? Le Coran qui t’accompagnait vous a tous sauvé, c’est de lui qu’émanait votre Baraka ! »
 
Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables…
 
LES SERMENTS, OU LA REVANCHE DE BEN ALI
 
Des années après, la révolution chasse Ben Ali, ses successeurs trouvent dans les réserves ce superbe ouvrage, le « Coran de la République ». Plusieurs présidents prêteront serment la main posée sur le Coran de Ben Ali sans le savoir, à chaque fois j’ai souri en regardant la une de la Presse arborant la photo de ces présidents jurant fidélité à la Démocratie, la main posée sur le nom de Ben Ali… Sans le alif !
 
Un ministre nahdhaoui m’a appelé un jour, « Nous souhaitons réimprimer ce Coran », je lui ai dit la vérité : « Vous n’en avez plus les moyens, et je n’en ai plus l’énergie ».
 
LE MOT DE LA FIN
 
Plus tard, MBS tombera malade. Petit à petit, sa vie et ses souvenirs se sont effacés ; lentement volés par la maladie. 
 
Déjà bien atteint, alors qu’il venait encore au travail, MBS entre dans mon bureau, je suis avec Sami Menif, Directeur éditorial de Cérès. MBS se saisit d’un exemplaire du Coran, le consulte longuement. Nous l’observons, des bribes de souvenirs semblent lui revenir. Il nous regarde, et demande d’une voix à peine audible :
-Qu’est-ce que c’est ?
-C’est le coran Baba, tu te souviens ?
 
Long silence, petite moue, il le repose doucement et dit :
-Mauvais, il faut réécrire.
 
Plus de vingt ans après, cette scène reste un moment fort que nous évoquons régulièrement.
 
EPILOGUE
 
Quelques exemplaires du Coran de Cérès (après tout c’est nous qui avons tout fait) ont circulé après la révolution, avec un horrible autocollant cachant le nom de Ben Ali. Ultime péripétie de l’aventure d’un livre pas comme les autres, au temps de Ben Ali.
 
Si vous possédez un exemplaire, cherchez donc la trace du « noun » rajouté ou du « alif » disparu… Dans tous les cas, gardez le précieusement, c’est un collector !
 

terça-feira, 11 de outubro de 2022

ORGULHOSAMENTE SÓS

Foi publicado recentemente Orgulhosamente Sós - A Diplomacia em Guerra (1962-1974), do embaixador Bernardo Futscher Pereira, que constitui o último volume da trilogia dedicada à diplomacia do Estado Novo, composta por A Diplomacia de Salazar (1932-1949), editado em 2012 e Crepúsculo do Colonialismo - A Diplomacia do Estado Novo (1949-1961), editado em 2017.

Neste terceiro volume, o autor revisita a diplomacia de Salazar, e depois a de Marcelo Caetano, no período da guerra colonial, dando especial destaque - porventura excessivo - à actividade nos teatros de operações (Guiné, Angola e Moçambique). É certo que existiu uma correspondência biunívoca entre actividade diplomática e actividade militar, mas a descrição pormenorizada de inúmeras operações especiais implica, por vezes, uma quebra da atenção sobre a forma como foi conduzida a política externa portuguesa. Omitindo muitos detalhes militares, talvez não fossem necessárias as cerca de 500 páginas.

Trata-se, contudo, de um trabalho da maior importância e eu, que sou já muito antigo, tive um especial prazer em ler a descrição de factos e a menção de pessoas que me foram familiares, através dos jornais, nesses longínquos anos 60 e 70 do século passado. Algumas das figuras citadas cheguei mesmo a conhecê-las pessoalmente. Sendo diplomata (é actualmente o nosso embaixador em Rabat) e filho de diplomata (o pai, Vasco Futscher Pereira foi igualmente embaixador e também ministro dos Negócios Estrangeiros) o autor está particularmente bem colocado para analisar o comportamento do Palácio das Necessidades nesse período conturbado da vida nacional.

Sempre constituiu para mim (e creio que para toda a gente) um enigma o facto de Salazar, sendo uma pessoa inegavelmente inteligente e conhecedora da política internacional, se ter recusado até ao fim da sua vida útil a admitir a independência dos territórios portugueses em África, quando todos os países europeus, que haviam partilhado por inteiro o continente africano, se haviam já retirado das suas possessões. Salazar era um legalista, e inflexível nos princípios (foi grande a sua indignação, como refere o autor, quando os americanos lhe propuseram uma soma fabulosa de dinheiro em troca da independência das colónias), mas prosseguir uma guerra, que viria a durar até 1974, quando toda a África era já independente (a própria Argélia, considerada uma extensão da França, adquirira esse estatuto em 1962) afigurava-se uma empresa destituída de sentido.

Parece hoje impossível como Portugal conseguiu manobrar diplomaticamente (em especial durante o tempo de Franco Nogueira) evitando grandes males perante a hostilidade de quase todo o mundo. Estávamos, de facto, "orgulhosamente sós", como afirmou Salazar em discurso à nação, em 18 de Dezembro de 1965. 

O regime teve algumas oportunidades para mudar de política. A primeira foi em Abril de 1961, caso tivesse triunfado o golpe do general Botelho Moniz, destinado a afastar Salazar e a inverter a posição de Portugal relativamente a África. A segunda foi em 1963, quando a situação política e militar era favorável e Franco Nogueira (cuja atitude só posteriormente se foi radicalizando) era nessa altura partidário de um plebiscito que Salazar impediu. A terceira foi em 1969, quando Marcelo Caetano sucedeu a Salazar e Caetano aceitou as condições de Américo Thomaz. A quarta, e última, foi em 1972, quando terminando o segundo mandato de Thomaz este foi proposto por Caetano como recandidato em vez de Spínola que poderia ter encontrado uma solução para o problema ultramarino, graças ao seu conhecimento do terreno e até porque havia já conversações com os movimentos de libertação.

O esforço de guerra de Portugal em 13 anos de guerra colonial foi imenso e não era antecipadamente imaginável. O país chegou a ter  330 000 homens em armas, incluindo a metrópole, a Guiné, Angola e Moçambique (p. 253), o que é notável atendendo à nossa dimensão.

Não subscrevendo por inteiro todas as teses do autor, e considerando que algumas interpretações são um tanto ou quanto subjectivas, reconheço que se trata de um livro importante, e necessário, para o conhecimento da nossa diplomacia à época. 

Discordo, por exemplo, quando Futscher Pereira afirma que Salazar era um homem eminentemente católico. Admito que o tenha sido no início da sua vida mas suponho que, com o passar dos anos, a sua fé tenha largamente esmorecido. Isto no campo estritamente pessoal, porque no político foi de grande reserva e hostilidade a sua atitude em relação à Igreja Católica, especialmente a partir de João XXIII e nomeadamente de Paulo VI, que foi à Índia e recebeu os dirigentes dos movimentos de libertação, embora tenha acedido depois a vir a Fátima no cinquentenário da aparições. Diria antes que Salazar utilizou a Igreja como suporte do regime.

Quando o autor refere que Salazar era vingativo não sei se exagera, embora seja bem verdade que nunca esquecia qualquer afronta ou atitude que lhe desagradasse. 

Na referência a muitos acontecimentos e documentos, Futscher Pereira indica obviamente as datas mas, especialmente na primeira parte do livro, menciona o mês, e mesmo o dia, esquecendo-se muitas vezes de indicar o ano, numa obra em que a cronologia não é, não poderia ser, rigorosamente respeitada, o que obriga o leitor a uma pesquisa pessoal. 

Existem também algumas imprecisões. Por exemplo, quando refere que «a Tanzânia resultava da fusão entre o Tanganica e o sultanato de Zanzibar - a antiga Madagáscar» (p. 141). Não vejo a relação entre Zanzibar e Madagáscar. Ou «O comandante Pedro Pinto, futuro Presidente da República de Cabo Verde» (p. 148). Deve estar a referir-se a Pedro Pires.

Existem outros lapsos que não anotei mas, no conjunto, é uma obra de grande valia.

 

quinta-feira, 6 de outubro de 2022

ENTRE LIBERALISMO, SOCIALISMO E FASCISMO

Publicado muito recentemente, O Estado Novo de Salazar: uma terceira via autoritária na era do fascismo, é uma obra coordenada por António Costa Pinto, que constitui, segundo o autor, a primeira tentativa de uma abordagem sistemática do tema.  «Como e por que razão estas ditaduras [Espanha, Portugal e Áustria] na periferia da Europa, especialmente o Estado Novo de Salazar em Portugal, inspiraram algumas das novas instituições políticas desses regimes [países europeus e sul-americanos]?».

Este livro não nos dá propriamente novidades sobre o Estado Novo mas tem o mérito de recordar e sintetizar alguma informação, ainda que, por vezes, o discurso seja algo repetitivo.   Podemos dizer que a criação do Estado Novo se deve exclusivamente a Salazar e que a sua criação, na década de 30 do século passado, correspondeu ao desejo de encontrar uma terceira via de organização social e económica em oposição ao socialismo e ao capitalismo liberal.  Como estado corporativo, foi inspirado pelas encíclicas Rerum Novarum (1891), de Leão XIII e Quadragesimo Anno (1931), de Pio XI. A Igreja Católica considerava que, depois da Grande Depressão, o capitalismo liberal estava em declínio e que importava encontrar una nova forma de representação política alternativa à democracia liberal que excluísse os totalitarismos fascista e comunista. O corporativismo procurava conciliar o papel do Estado com as forças do trabalho e o mundo dos negócios, no que se designou em Portugal por uma democracia orgânica, não liberal, onde os interesses estavam representados numa Câmara Corporativa, uma segunda câmara não legislativa. 

Assim, o Estado Novo foi um regime autoritário, mas não totalitário, e não revestiu as características comuns aos regimes fascistas. Como escreveu Mário Sottomayor Cardia, num artigo no "Diário de Notícias" de 16 de Abril de 2000, que há dias publiquei no Facebook, Salazar nunca foi fascista, ainda que, muito inicialmente, tivesse alguma simpatia por Benito Mussolini. Mas tinha horror a todos os rituais do fascismo. A "ditadura discreta" de Salazar encontrava-se limitada pela Moral e pelo Direito, embora esses limites dependessem muito do critério do regime, ou mais concretamente da opinião do seu chefe.

O primeiro capítulo (Em busca de uma terceira via) é da autoria do próprio Costa Pinto e os capítulo seguintes, que se debruçam sobre os doadores de livros estrangeiros na biblioteca de Salazar e sobre o modelo salazarista em Vichy, nos Países Baixos, na Dinamarca, na Grécia, na Hungria, no Brasil e no Equador, Peru, Colômbia, Argentina e Chile, são assinados por diversos investigadores portugueses e estrangeiros. Pelo meio há referências a Espanha, à Áustria, à Roménia, à Eslováquia, à Jugoslávia e também, naturalmente, a Itália e à Alemanha.

O Estado Novo exerceu um encanto multifacetado sobre toda a Europa. A atestá-lo, encontram-se os livros oferecidos a Salazar (existem catálogos, porventura incompletos, da sua biblioteca, que contaria mais de 12 000 volumes, e que foi dispersa depois da sua morte)  por numerosas personalidades estrangeiras, algumas com notoriedade intelectual, como é o caso de Jacques Maritain, Mircea Eliade, Coudenhove-Kalergi ou Edgar Prestage. Por comodidade de análise, os autores deste capítulo dividiram os ofertantes em  categorias: eugenistas, católicos (eclesiásticos e leigos), corporativistas, partidários de alianças transnacionais e mulheres escritoras.

Também o regime de Vichy, especialmente Pétain, foi influenciado pela doutrina de Salazar. O Marechal tinha na sua secretária o livro de Salazar Comment on relève un État, publicado directamente em francês pela Flammarion, em 1937. Aliás, já antes de se tornar chefe do Estado francês, Pétain, enquanto ministro da III República, professava grande admiração por Salazar. Em 1934, a editora Grasset publicara o livro de António Ferro Salazar, o Homem e a sua Obra, com o título Le Portugal et Son chef, apresentado com um prefácio de Paul Valéry. Charles Maurras, grande figura do pensamento francês da direita católica e monárquica e director do jornal "L'Action française" encontra-se muito próximo de Salazar, de quem os maurrasianos se tornam fervorosos adeptos. Navegam nestas águas Jacques Bainville, Henri Massis, Robert Brasillach ou Lucien Rebatet. O termo "Revolução Nacional", utilizado por Salazar, ainda que nascido em 1924 com a paternidade de Georges Valois, foi também usado pelo regime de Vichy, especialmente na mensagem que, em nome do Marechal, Jean-Louis Tixier Vignancourt dirigiu aos franceses em 9 de Outubro de 1940. 

Nas décadas de 1930 e 1940 também o corporativismo português exerceu especial influência nos Países Baixos, que procuravam uma "renovação" nacional. O país estava religiosamente fragmentado e socialmente dividido, o que impedia a prossecução de uma real política de desenvolvimento. Surgiram então os vernieuwers ("inovadores") que pugnavam pela solidariedade económica e social entre o povo neerlandês (Volkseenheid), a emancipação das áreas rurais e a regulamentação e racionalização da produção económica (ordening).

Os inovadores neerlandeses foram muito influenciados por Denis de Rougemont. Jacques Maritain e Emmanuel Mounier.

O defensor mais influente nos Países Baixos do corporativismo português foi Edward Brongersma, católico convertido que queria organizar o Partido Católico. A sua tese de doutoramento, na Universidade de Nijmegen, foi sobre a Constituição Portuguesa de 1933.  A carreira política de Brongersma foi interrompida em 1950 quando foi preso por ter relações sexuais com um rapaz que ainda não havia completado os 17 anos, quando na altura a idade do consentimento nos Países Baixos era de 21 anos. Após 11 meses de cadeia regressou à actividade política tendo-se salientado na luta pela abaixamento da idade de relações sexuais para os 16 anos, que acabaria por ser reduzida para essa idade em 1971. Brongersma pretendia todavia que o consentimento fosse fixado numa idade ainda mais baixa mas não conseguiu. Como senador, foi um dos grandes defensores no seu país da pedofilia e da eutanásia, tendo morrido exactamente por esse  processo.

Também na Dinamarca as ideias corporativas e o regime de Salazar influenciaram os políticos e a população. Em 1932, uma jovem figura pública, Ole Bjorn Kraft, publicou Fascismen - historie, loere, lov (Fascismo - História, Doutrina, Leis), em que fazia uma avaliação positiva da obra de Mussolini. O jornalista Ejnar Black, efectuou na revista "Billedbladet", nos anos 30, o elogio dos líderes fascistas e chegou a ser recebido por Hitler e Mussolini. Em 1940, escreveu um artigo laudatório de Salazar. Mas o conhecimento de Portugal na Dinamarca era muito mais limitado do que o da Espanha de Franco e só se tornou mais notório a partir de 1937, devido a uma palestra do empresário Knud Hojgaard, gerente de uma importante empresa de construção espalhada por vários países. 

A apreciação do corporativismo e de Salazar foi muito positiva nos sectores da direita dinamarquesa durante largos anos, mas foi esmorecendo depois com a passagem do tempo.

Analisando agora a influência do salazarismo na Grécia, conclui-se que ele teve particular importância no pensamento do general Metaxas, que foi primeiro-ministro e que efectuou um golpe de Estado em 4 de Agosto de 1936 (com o apoio do rei Jorge II), tornando-se chefe de um governo ditatorial até à sua morte em 1941. Metaxas tentou manter uma posição equilibrada entre os Aliados (a Família Real era anglófila) e a Alemanha, tendo as suas relações com a Itália sido complicadas. A publicação semi-oficial do governo chamava-se mesmo "Estado Novo" (Neon Kratos). A política desenvolvida por Metaxas esteve sempre mais próxima de Salazar do que de Hitler ou de Mussolini. 

Na Hungria surgiu um fenómeno curioso. Com a queda do Império Austro-Húngaro, em 1918, o imperador austríaco Carlos I que era também rei da Hungria como Carlos IV, não teve possibilidade de ocupar o trono, mas enquanto a Áustria adoptou o regime republicano, a Hungria manteve-se monárquica. Após um período de turbulência, ocupou o poder, como Regente, o almirante Miklós Horthy (que acabaria os seus dias em Portugal) que apoiaria governos conservadores mais ou menos totalitários, como o de Gyula Gömbös (até 1936) ou o de Béla Imrédy, mas que procuraram manter-se sempre afastados de qualquer movimento fascizante nativo. A Imrédy sucedeu, na mesma linha, Pál Teleki. Eram ambos entusiastas pessoais de Salazar. Ambicionavam ser "Salazares magiares" (p. 180). Teleki chegou mesmo a traduzir em húngaro os discursos de Salazar e a proceder à sua publicação. O pensamento de Salazar foi também largamente divulgado pela imprensa húngara. Teleki suicidar-se-ia em 1941, quando da entrada de tropas nazis na Hungria. A partir dos anos 20 do século passado, e até à instauração do regime comunista, Portugal manteve relações diplomáticas com a Hungria, por vezes de grande proximidade.

Durante o período da Primeira República Portuguesa (1910-1926) e da Primeira República do Brasil (1889-1930) existiram grandes redes de sociabilidade entre os dois países. Com o advento da Era Vargas (1930-1945), o pensamento corporativo de Salazar exerceu poderosa influência no regime brasileiro. A Constituição brasileira de 1934, que iniciou a Segunda República tinha uma base corporativista. Exerceu especial influência neste período o líder católico Alceu Amoroso Lima, conhecido como escritor pelo pseudónimo Tristão de Ataíde. O apoio que a Igreja Católica portuguesa (nomeadamente através do Cardeal Patriarca de Lisboa D. Manuel Gonçalves Cerejeira) emprestou ao regime de Salazar foi de alguma forma imitado no Brasil pelo suporte dos católicos brasileiros (clero e leigos) ao governo de Getúlio Vargas. A própria Terceira República brasileira (Constituição de 1937) se intitulou (como em Portugal) de Estado Novo, que durou até ao suicídio de Vargas em 1945.

O Equador, o Peru e a Colômbia também receberam considerável influência do salazarismo e do franquismo. O discurso político da direita nesses países assentava nas associações católicas e no corporativismo católico, no nacionalismo radical e na hispanidade. Ele reflectia de certa forma a "aliança" que se verificava na Europa entre Franco e Salazar.

Na Argentina e no Chile havia mais proximidade com o nazismo de Hitler e o fascismo de Mussolini. Mas verificavam-se igualmente influências das ditaduras de Primo de Rivera em Espanha e de Salazar em Portugal. Os modelos autoritários adoptados nesses  países reflectem  apropriações selectivas desses regimes.

Na conclusão, Costa Pinto considera que a Alemanha de Weimar já era dominada pela direita conservadora e radical antes da chegada de Hitler ao poder. O próprio Franz von Papen concebeu a ideia de um Estado Novo alemão, mas a ascensão do Partido Nacional Socialista gorou esse projecto. Tivesse sido outra a história e a Alemanha poderia ter tido um regime próximo da Áustria de Dolfuss, do Portugal de Salazar, ou do Estado Novo de Getúlio Vargas. E afirma também que o romeno Mihail Manoilescu foi talvez o mais notável exemplo de um intelectual-político promotor de instituições políticas da terceira via autoritária e, por causa disso, um dos principais difusores do modelo institucional do salazarismo na era do fascismo.

A análise das influências do salazarismo nos diversos países, a cargo de alguns investigadores estrangeiros e nacionais, porque apresentando, necessariamente, informações cruzadas, e por isso repetitivas, tornam a leitura do livro por vezes maçadora.

 

sexta-feira, 30 de setembro de 2022

A ESTRANHA MORTE DA EUROPA

Por sugestão de um amigo, li A Estranha Morte da Europa, de Douglas Murray, jornalista e escritor britânico (n. 1979). Trata-se da tradução de The Strange Death of Europe (2017), tendo a versão portuguesa sido publicada em 2018. Curiosamente, este livro passou-me despercebido, ou porque já não preste às recensões a mesma atenção de outrora, ou porque a sua difusão tenha sido alvo de uma certa discrição, para não escrever boicote, atendendo ao tema em apreço.

Não obstante, Murray tem colaborado regularmente em diversos jornais e é autor de livros sobre temas aparentemente diversos, que vão da política à sexualidade, da religião à sociologia. Este livro faz parte de uma "trilogia", sendo o segundo volume The Madness of Crowds: Gender; Race and Identity (2019), traduzido em português com o título A Insanidade das Massas (2020) e o terceiro The War on the West: How to Prevail in the Age of Unreason (2022), ainda não traduzido em português. 

Parece-me evidente que A Estranha Morte da Europa deveria ser de leitura obrigatória desde o momento da sua publicação. Não porque subscreva integralmente todas as teses do autor, mas porque o panorama descrito relativamente à Europa é de uma clareza meridiana, as informações bastante objectivas e todas as fontes de informação pormenorizadamente identificadas.

Sendo uma obra contra o mainstream, ela veicula ideias contrárias à doxa politicamente correcta que é geralmente adoptada pelos políticos europeus. Acusado de fomentar teorias da conspiração, Murray tem sido publicamente interpelado a propósito dos seus escritos e em muitas livrarias os seus livros não se encontram expostos ou sequer disponíveis. 

Importa, contudo, dizer que no livro em questão a informação é absolutamente factual, tendo o autor inventariado minuciosamente os acontecimentos que refere, num trabalho digno do maior apreço.

O tema central é a imigração para a Europa de pessoas oriundas de outras partes do mundo, fenómeno que se verifica sistematicamente há mais de meio século mas que assumiu nas últimas décadas proporções inimagináveis, designadamente depois da invasão do Iraque pela coligação anglo-americana, do ataque ocidental à Líbia na sequência das "primaveras árabes" e da guerra híbrida na Síria. Não é propriamente a imigração em si mesma que preocupa Douglas Murray mas o seu volume. O autor relata detalhadamente os fluxos migratórios  nos anos mais recentes, a dificuldade da sua absorção, as progressivas inquietações dos cidadãos europeus, e a forma como foram tratadas pelos governos europeus as vagas de migrantes, especialmente desde o princípio do corrente milénio. E denuncia o multiculturalismo como uma ideia durante anos muito defendida mas cujos resultados classifica de trágicos.

Segundo Murray, a principal preocupação inicialmente manifestada pelos europeus (brancos) era a cor da pele dos migrantes (negros, árabes, turcos e por aí forma) e muitos dos seus costumes e tradições não integráveis (pelo menos facilmente) nas populações. Hoje, porém, Murray considera a cor da pele um factor secundário, atribuindo à religião (no caso, a muçulmana) a principal dificuldade no convívio quotidiano. É que o islão, mais do que uma religião, é todo um sistema de valores incompatível (se levado a sério) com os valores dominantes da civilização dita ocidental.

Os governos da Europa Ocidental recusaram, durante longo tempo, admitir a existência de problemas com a permanência no continente de milhões de imigrantes provenientes de longínquas proveniências, ainda que inicialmente fossem norte-africanos, turcos e indianos (do subcontinente em geral) os representantes mais significativos do contingente. Essa recusa baseou-se no receio de serem considerados xenófobos ou racistas e só muito recentemente começaram a ser tomadas medidas realmente efectivas para conter o imparável fluxo. Muitas foram as razões invocadas: desde as vantagens para a economia, uma vez que a população activa da Europa está envelhecida e não cessa de diminuir, à oportunidade de estabelecer uma diversidade cultural no velho continente. E também razões de ordem mais pragmática, como a impossibilidade de travar a imigração devido à globalização. E de ordem moral, uma vez que muitos dos migrantes fugiam da fome, da guerra, de perseguições. Estes aspectos são minuciosamente tratados no livro. As imagens exaustivamente difundidas pela comunicação social confortaram a opinião dos governos e dos movimentos empenhados na imigração, uns por motivos humanitários autênticos, outros para justificarem a existência das respectivas associações.

É evidente que muitos dos argumentos sustentados por Murray são indesmentíveis mas é igualmente verdade que, desde a Segunda Guerra Mundial, a Europa necessitou da mão-de-obra migrante para numerosas tarefas, sobretudo aquelas que os europeus declinavam efectuar. Ainda hoje podemos constatar, até mesmo em Portugal, que os serviços considerados mais modestos são desempenhados por cidadãos das antigas colónias portuguesas de África e, mais recentemente, por brasileiros, bengalis ou paquistaneses. A juntar aos que abandonaram os seus países à procura de melhor vida, e para lá dos refugiados políticos (uma minoria, certamente), começaram a chegar à Europa homens, mulheres e crianças que fugiam da guerra (caso dos afegãos, dos sírios, dos líbios) e procuravam, e procuram, em territórios europeu, viajando a maior parte das vezes em precaríssimas circunstâncias, um porto de abrigo. A toda esta gente, deve somar-se um número imenso de imigrantes subsaharianos, que, após o assassinato do coronel Qaddafi, que os sustinha, começaram a utilizar a costa da Líbia par atravessarem o Mediterrâneo.

Pôs-se, assim, à Europa o dever moral de acolher estas populações em fuga por motivos económicos ou puramente de sobrevivência, fingindo ignorar-se que as capacidades de acolhimento não eram ilimitadas. Disse Michel Rocard (e estou a citar de cor) que a França não poderia acolher toda a miséria do mundo.

Todavia, o que Douglas Murray enfatiza não é apenas a quantidade dos migrantes mas a qualidade. Não a qualidade da raça mas a qualidade da religião. Sendo muçulmana a mais importante parcela de imigrantes na Europa, e sendo o islão uma religião que impõe os seus crentes normas especiais de conduta que excedem o domínio da fé, começaram a surgir problemas de convivência  com as populações autóctones, que conduziram a actos de violência que todos conhecemos, nomeadamente os praticados por adeptos do Estado Islâmico (o Daesh ou ISIS) surgido no Iraque após o enforcamento pelos americanos de Saddam Hussein e em consequência do desmantelamento do regime deste país.

Tudo o que escrevi, em sintética síntese, encontra-se pormenorizadamente descrito no livro de Murray. As tentativas de multiculturalismo falharam em quase todos os lugares, possivelmente porque teriam de falhar mas também porque, desde o começo das migrações argelinas para França ou indianas para o Reino Unido, ou depois turcas para a Alemanha, os governos não souberam (ou não puderam) criar as condições de habitabilidade para as populações recém-chegadas. O amontoar, durante décadas, de norte-africanos nas "cités", onde criaram verdadeiros baluartes, decorrentes de agrupamentos familiares, de proximidades geográficas ou de "afinidades electivas", é uma situação que devia ter sido prevista pelos governantes, mas não foi!

Com não posso transcrever todo o livro, permito-me, como exemplo, citar um período (p. 220): «Há alguns anos, durante uma conferência na Universidade de Heildelberg, que a catástrofe plena do pensamento alemão moderno me caiu subitamente em cima. Um grupo de académicos e outros tinham-se reunido para discutir a história das relações da Europa com o Médio Oriente e o Norte de África. Em breve se tornou claro que nada se poderia aprender, porque nada se poderia dizer. Sucessivos filósofos e historiadores passaram o tempo a tentar, cuidadosamente, não dizer nada com o maior êxito possível. Quanto menos se fosse capaz de dizer, maior o alívio e o aplauso. Nenhuma tentativa de abordar qualquer ideia, história ou facto conseguia passar sem primeiro ter feito uma paragem nas boxes da moderna academia. Nenhuma generalidade poderia ser aventada e nada de específico poderia ser proferido. Não era apenas a história e a política que estavam sob suspeita. A filosofia, as ideias e a própria linguagem tinham sido isoladas por um cordão, como se faz num cenário de crime. Para quem viesse de fora, a orla do cenário era claramente visível. O trabalho dos académicos era policiar o cordão, enquanto mantinham, ao mesmo tempo, algumas distrações para impedir, a todo o custo, os viajantes de tropeçarem de volta ao terreno das ideias.»

E, já agora, um outro período (p. 221): «Qual é a consequência de as pessoas virem para a Europa em quantidades enormes sem terem herdado as dúvidas e as intuições dos europeus? Neste momento ninguém sabe, nem ninguém alguma vez soube. A única coisa de que podemos estar certos é que isso terá uma consequência. Pôr dezenas de milhões de pessoas, com os seus próprios conjuntos de ideias e de contradições, num continente com o seu próprio conjunto de ideias e contradições tem de ter consequências. A presunção dos que acreditam na integração é que, a seu tempo, todos os que chegam se transformarão em europeus, uma presunção tornada menos provável pelo facto de que tantos europeus não têm a certeza se querem ser europeus. É altamente improvável que uma cultura de dúvida e desconfiança de si mesma seja capaz de persuadir outros a adotar a sua própria posição. Entretanto, é possível que muitos - pelo menos - dos que cheguem se agarrem às suas próprias certezas ou até, muito plausivelmente, atraiam europeus das gerações futuras com essas certezas. É plausível também que muitos daqueles que chegam desfrutem o estilo de vida, participem das aspirações e dos resultados da melhoria económica, desde que ela continue, e, ainda assim, desprezem ou desdenhem a cultura para o interior da qual vieram. Podem usá-la - como o presidente Erdoğan disse, inesquecivelmente, da democracia - como um autocarro, e saírem quando ela os tiver levado ao destino que queriam.»

Este livro, com mais de 300 páginas e uma densa mancha tipográfica, sendo um retrato vivo da Europa actual torna, por vezes, a sua leitura um pouco cansativa, dada a minúcia das descrições do autor. Nada perdia em ser mais breve, evitando a repetição de muitas situações idênticas. Sendo objectivo, algumas interpretações denunciam, à medida que se aproxima do fim, uma certa subjectividade anti-islâmica. Convém considerar que a esmagadora maioria dos muçulmanos na Europa é pacífica e só os acontecimentos no mundo árabe desde o início do milénio radicalizaram as convicções de muitos adeptos.

Também é verdade que a Europa não pode acolher todos quantos demandam a instalação no velho continente. Não é uma questão de insensibilidade ou mesmo de recursos económicos, é uma questão de espaço. E também é verdade, como autor enfatiza, que, em muitos locais, a população autóctone está a ser (ou quase já foi) substituída pela população migrante, com todas as inerentes consequências.

Conseguirá a Europa sobreviver a esta prova? O autor não responde. Eu também não!

 

terça-feira, 6 de setembro de 2022

A OBRA AO NEGRO

Nas minhas arrumações de DVD's passou-me pelas mãos, há dias, o Coffret contendo o DVD de L'Oeuvre au Noir, de André Delvaux (1988), a partir da obra epónima de Marguerite Yourcenar, e cuja designação original é The Abyss, título de um dos capítulos do romance ("L'Abîme"). Contém a caixa, além do DVD, um opúsculo incluindo um texto de Adolphe Nysenhole sobre o romance e a sua passagem ao cinema, um texto de André Delvaux sobre a película, a biografia e filmografia deste cineasta, e, sobretudo, a quase integral correspondência trocada entre Marguerite Yourcenar e André Delvaux a propósito da adaptação cinematográfica da obra.

Lendo estas cartas, da ideia de realizar o filme (1982) até às últimas filmagens (1987), a que Marguerite Yourcenar já não pôde assistir por ter sido vítima de um acidente vascular cerebral (não chegando, assim, a ver o filme), nota-se a reserva da escritora, desde o início, quanto à adaptação da obra, e a sua progressiva aceitação das propostas de Delvaux, embora se tenham mantido sempre algumas reticências relativamente às sugestões do realizador. Ainda que Yourcenar tenha escrito, numa primeira carta a Delvaux, estar interessada no projecto, acrescentou que essa anuência era sans réticences, mais non sans angoisse. Como é sabido, e com o assentimento da autora, Delvaux eliminou a primeira parte do romance, iniciando-se o filme com o regresso de Zenão a Bruges, sua terra natal.

Antes de rever o filme de Delvaux, resolvi reler L'Oeuvre au Noir (1968), mas na edição portuguesa, saída em 1985 e que comprei nessa data. Tinha lido o original, alguns anos a seguir à sua publicação, mas nunca lera A Obra ao Negro. Tive uma profunda decepção. Apesar de ser assinada por António Ramos Rosa, Luiza Neto Jorge e Manuel João Gomes, a tradução é muito irregular, algumas expressões são incompreensíveis, contém indesculpáveis gralhas e o aportuguesamento dos nomes próprios (de pessoas e locais) constituirá um verdadeiro pesadelo para quem não estiver familiarizado com a mais elementar história e geografia. Fui-me apercebendo desta calamidade à medida que lia a tradução portuguesa; sempre que o texto me suscitava desconfiança, comparava-o com o original francês e verificava as discrepâncias.

Posto isto, importa dizer que L'Oeuvre au Noir é uma obra excepcional, o grande romance de Yourcenar sobre uma personagem "histórica" fictícia, ainda que não tenha alcançado a celebridade de Mémoires d'Hadrien (1951), sobre uma personagem "histórica" real, que tornou a escritora conhecida em todo o mundo. A espantosa erudição de Marguerite Yourcenar, revelada nos seus livros, e as suas reflexões sobre Deus (deus), sobre o homem e o universo, sobre a vida e sobre a morte, fazem dela um dos mais interessantes autores do século passado. Cultivou todos os géneros literários, da ficção ao teatro e da poesia ao ensaio. E foi também uma notável tradutora de várias línguas, incluindo o grego antigo (dos Clássicos) e o grego moderno (do famoso poeta alexandrino Constantin Cavafy).

A sua recriação da Europa do século XVI, das lutas religiosas, das heresias e das perseguições, da magia e da alquimia, das tentações da carne e das confusões dos espíritos, das delações e das fogueiras - e da imaginação de personagens fictícias (a começar por Zenão) a partir de modelos reais e em diálogo com personagens reais -, testemunha uma concepção notável do ambiente dos fins da Idade Média e do despertar da Modernidade. Apesar de um outro lapso menor, quando, por exemplo, refere que Filipe II herdou a Flandres de sua avó (Joana a Louca) quando na verdade a recebeu de seu avô Filipe I, o Belo (Rei-consorte de Espanha e duque da Borgonha), o texto está solidamente assente na verdadeira História.

Escreve Marguerite Yourcenar nas Notas em apêndice ao romance: «La formule L'Oeuvre au Noir, donnée comme titre au présent livre, désigne dans les traités alchimiques la phase de séparation et de dissolution de la substance qui était, dit-on, la part la plus difficile du Grand Oeuvre. On discute encore si cette expression s'appliquait à d'audacieuses expériences sur la matière elle-même ou s'entendait symboliquement des épreuves de l'esprit se libérant des routines et des préjugés. Sans doute a-t-elle signifié tour à tour ou à la fois l'un et l'autre.»

e

«Les quelques soixante années à l'intérieur desquelles s'enferme l'histoire de Zénon ont vu s'accomplir un certain nombre d'événements qui nous concernent encore: la scission de ce qui restait vers 1510 de l'ancienne Chrétienté du Moyen Âge en deux partis theólogiquement et politiquement hostiles; la faillite de la Réforme devenue protestantisme et l'écrasement de ce qu'on pourrait appeler son aile gauche; l'échec parallèle du catholicisme enfermé pour quatre siècles dans le corselet de fer de la Contre-Réforme; les grandes exploitations tournées de plus en plus en simple mise en coupe du monde; le bond en avant de l'économie capitaliste, associé aux débuts de l'ère des monarchies.»

Revisto o filme, que mal recordava, creio que, no geral, teria merecido a aprovação de Yourcenar, embora algumas cenas lhe tivessem suscitado óbvias reservas. É verdade que, mesmo reduzido o livro a metade, seria sempre difícil, mesmo impossível, encaixá-lo em 1 h 48 m de película. Além de muitas omissões há algumas contradições quanto ao texto e ao espírito da obra, mas o essencial permanece. Poderá culpar-se o realizador por uma excessiva discrição nas alusões à homossexualidade (tema caro à autora), tanto mais que a primeira parte do romance foi omitida no filme, mas o pouco que se diz e que se vê sugere o clima da época. Também é verdade que a ausência de legendas, especialmente num filme desta natureza, dificulta a compreensão dos diálogos, nem sempre bem articulados em francês Mas isso é um problema das editoras de língua francesa que pensam (ou pensavam) que todos compreendem perfeitamente a sua língua, mesmo quando usada por actores doutras nacionalidades, cuja pronúncia é naturalmente afectada, ou que não existem espectadores surdos ou de audição diminuída.

Concluindo, felicito-me por ter relido o livro e revisto o filme. L'Oeuvre au Noir continua a ser de uma pertinente actualidade. No mundo actual, cheio de certezas, as dúvidas de Zenão tornam-no, como escreveu algures André Delvaux, o primeiro homem europeu. O que não faz dele o primeiro homem da União Europeia.

 

 

domingo, 21 de agosto de 2022

REVISITANDO JEAN GENET

Vi, ouvi e li, ontem e hoje, em revisitação, o Coffret "Portrait de Jean Genet", editado em 2006.

A caixa inclui um DVD de duas faces, contendo o filme Un Chant d'amour, o único filme realizado por Genet (1950), duas entrevistas a Genet, efectuadas por Antoine Bourseiller (1981) e Bertrand Poirot-Delpech (1982) e entrevistas sobre Genet com Leïla Shahid (2005), Roland Dumas (2005), Albert Dichy (2005) e Hélène Martin (2005); dois CD's, incluindo a versão radiofónica integral da peça Haute Surveillance, uma entrevista com Tania Balachova e Albert Taillade sobre a peça Les Bonnes, e dois extractos da peça Les Bonnes, uma intervenção de Genet sobre George Jackson e vários poemas de Genet, musicados por Hélène Martin; e ainda um livro sobre Genet e sobre a edição deste DVD e dos dois CD's.

A entrevista dada a Antoine Bourseiller é ilustrada com imagens de Alberto Giacometti, no seu atelier, realizando o retrato de Genet.

Sobre Jean Genet (1910-1986) tudo, ou quase, foi dito. Mas o livro incluído no Coffret, além de registar o que consta do DVD e dos CD's, apresenta um texto interessante sobre o único filme realizado pelo Poeta bem como algumas notas curiosas, imagens menos conhecidas e fac-simile de documentos.

A bibliografia activa e passiva de Genet é imensa e desde a publicação do I Volume das suas Obras Completas (Saint Genet, Comédien et Martyr), de Sartre, o escritor alcançou uma projecção mundial que ainda hoje se mantém viva, ainda que acusando talvez alguma usura do tempo.


sábado, 20 de agosto de 2022

UMBERTO SABA E O ROMANCE INACABADO

Comprei a tradução portuguesa de Ernesto, de Umberto Saba, quando foi publicada, em 1988, mas a exemplo de tantos outros livros, embora conhecesse o argumento, nunca tinha lido a obra. Aconteceu agora.

Notável poeta e escritor italiano, Umberto Saba, de nascimento Umberto Poli, nasceu em Trieste, em 9 de Março de 1883, e morreu em Gorizia, em 25 de Agosto de 1957. Tendo começado a publicar poesia ainda antes da Primeira Guerra Mundial, prosseguirá a sua carreira e alcançará a celebridade já depois do conflito de 1939-1945, tendo recebido vários prémios, entre os quais o Prémio Taormina, e obtendo um grau honoris causa pela Universidade de Roma.

A sua poesia é caracterizada por uma profunda sensibilidade e uma extrema simplicidade, o que a torna singular no panorama literário italiano. É provável que a sua origem triestina (nasceu quando a cidade pertencia ao Império Austro-Húngaro, tendo depois pertencido aos italianos e aos jugoslavos, sido considerada cidade livre e regressando novamente à Itália) tenha influenciado a sua carreira e o seu percurso pessoal, em todos os domínios, como se poderá constatar pela consulta da sua biografia.

O romance Ernesto foi escrito em 1953, quando o escritor tinha 70 anos e, como ele próprio advertira, ficou inacabado. A acção decorre em 1898 e o protagonista é um homossexual (ou bissexual) de 16 anos, mas a história, porque interrompida, não conhece desenvolvimento para lá da adolescência do jovem. Trata-se, realmente, de um romance autobiográfico de Umberto Saba, que o escritor não quis concluir.

A obra foi publicada em 1975 (inconclusa), quase 20 anos depois da morte de Saba, pelas Edições Einaudi, com a ajuda da filha do poeta. Sobre o romance, foi realizado um filme por Salvatore Samperi, em 1979.

Sobre Ernesto, a grande escritora italiana Elsa Morante (1912-1985) registou em Nota Introdutória: «O rapaz de Saba, por sua graça, está imune de certos tabus, responsáveis por transformarem as realidades naturais em monstros absurdos e delituosos. E enquanto para os outros, contaminados pelos tabus, uma experiência destas poderia transformar-se numa determinação irreal (que os poderia tornar em escravos perpétuos duma irrealidade) para o rapaz de Saba ela permanece o que é: um simples encontro humano, que em si é inocente (já que ele não foi corrompido) e não é maléfico.»


quinta-feira, 4 de agosto de 2022

JOSÉ RÉGIO E A HOMOSSEXUALIDADE

José Régio (1901-1969), de seu nome civil José Maria dos Reis Pereira, é um dos mais notáveis escritores da metade central do século XX português. Poeta, romancista, dramaturgo, ensaísta, novelista, contista, cronista, memorialista e historiador da literatura nacional, foi um dos fundadores da revista "Presença" (marco do Segundo Modernismo Português) e grande conhecedor e coleccionador de arte sacra. 

Reli agora o seu romance Jogo da Cabra Cega, que comprara há cinquenta anos, devido a uma referência de Richard Zenith no seu livro Pessoa - Uma Biografia.

Autor de vasta obra, Jogo da Cabra Cega (1934) é o primeiro romance de José Régio. Foi apreendido pela Censura do Estado Novo logo após a sua publicação, embora tenha sido reeditado várias vezes, ainda durante o regime anterior. A causa da proibição residiu no facto de o livro tratar de delicados problemas morais, tendo como pano de fundo uma questão de homossexualidade, subtilmente disfarçada, mas que, todavia, não passou despercebida aos funcionários incumbidos de zelar pelos bons costumes.

A personalidade de José Régio manifesta-se de forma complexa através da sua obra e a sua relação com a sexualidade nunca foi linear. Aliás, o seu percurso de vida foi sempre caracterizado por uma certa ambiguidade, que não hesitou em expressar nos seus livros. No romance em apreço, o protagonista é de alguma forma um alter ego de Régio e o "contra-protagonista" poderia associar-se a Mário de Sá-Carneiro (interpretado à luz da sua amizade com Fernando Pessoa).

Não por acaso, o protagonista é originário de uma vila e dá explicações a estudantes liceais numa cidade de província. Também Régio, originário de Vila do Conde, foi durante a sua vida, professor do Liceu Nacional de Portalegre. E também frequentou os cafés e fez parte das tertúlias literárias da cidade tal como o protagonista do romance.

Não consta que José Régio fosse homossexual no sentido mais amplo da palavra (não nos referimos aqui às teorias do género que, na altura, nem existiam nem se presumia que pudessem existir), mas é verdade que sempre manifestou uma grande abertura ao problema da homossexualidade. Foi ele o primeiro que, depois de Fernando Pessoa, assumiu, por escrito, a defesa da poesia (homossexual) de António Botto, no livro António Botto e o Amor. A sua obra está cheia de alusões à homossexualidade (veja-se, no livro Fado, o poema "Fado do amor sem nome") e a sua vida de escritor foi uma constante luta entre a virtude e a vício, entre a norma e a transgressão, entre o Bem e o Mal, entre Deus e o Diabo. Talvez, por isso, o seu último livro chama-se Confissão dum Homem Religioso (1971, publicação póstuma).

Não se pode inferir do acima dito que Régio fosse homossexual praticante, mas sendo celibatário toda a vida, frequentou sempre ambientes masculinos, desde os alunos do liceu (então havia rigorosa separação de sexos) às tertúlias de café e às amizades literárias, incluindo os jovens milicianos intelectuais que faziam o serviço militar em Portalegre (por exemplo, David Mourão-Ferreira e Eugénio Lisboa, o que não significa que fossem homossexuais): o seu convívio habitual foi essencialmente um convívio com homens. Se, no caso de Fernando Pessoa, um homossexual de espírito (ou monossexual, como o classifica Richard Zenith), há quase a certeza de que não tenha tido qualquer comércio carnal com homens ou mulheres, no caso de José Régio é mais arriscado afirmar-se que o autor de Poemas de Deus e do Diabo tenha sido casto a vida inteira.

O romance Jogo da Cabra Cega, que a Censura se apressou a retirar do mercado, é uma profunda introspecção do ser humano, e também uma incursão na psicologia das profundidades. Num livro que se alonga por mais de 400 páginas, demasiado extenso pois o autor, talvez para melhor clarificar as suas ideias, repete várias vezes, segundo um ou outro ângulo, as suas observações, a homossexualidade é embrulhada em várias roupagens estéticas e reclama-se da autoridade de vultos consagrados.

Em todo o livro é omnipresente o conflito entre o Bem e o Mal, e encontram-se muitos temas e expressões que Régio viria posteriormente a publicar nas suas obras. E, como na maioria dos seus poemas, há sempre vultos que se cosem às paredes nas noites obscuras, num jogo de sedução que apaixona o autor.

Eu, na Casa de José Régio, em Portalegre (1988)

Por curiosidade, transcreve-se esta passagem: «Sabe-se que a sociedade só aos vencidos chama tarados, loucos, anormais, criminosos: Só aos que se desleixam, e vestem mal, e esquecem o protocolo mundano, e evitam antigas relações, e se mostram com sujas companhias, e cometem crimes ridículos ou inábeis... em suma: só aos que não sabem salvaguardar as importantíssimas aparências. Não é esse o maior dos crimes - desprezar a sociedade a ponto de não guardar as aparências?» (pp. 375-6). Sábias palavras!

* * *

NOTA: Indica-se, para quem estiver interessado, o link do importante estudo de Raimundo Henriques "A Confissão de Régio em Jogo da Cabra Cega": https://formadevida.org/rhenriquesfdv11.