sábado, 11 de agosto de 2012

DA "JIHAD" NA SÍRIA




Un homme armé disant appartenir à un groupe jihadiste nommé


A partir de uma referência no blogue "Árvores Despidas", de Felipe de Araújo Ribeiro.

« Nous ferons un État islamique jusqu’au Liban, où ils ont des putes et des casinos »
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OLJ/AFP | 10/08/2012




Un homme armé disant appartenir à un groupe jihadiste nommé "Shura Taliban Islam" est assis devant un graffiti disant qu'"Il n'y d'autre Dieu que Dieu"  le 21 juillet 2012, au poste frontière de Bab el-Hawa, entre la Syrie et la Turquie. AFP/BULENT KILIC
Syrie En Syrie, « les groupes jihadistes ont gagné en visibilité et en poids. Mais militairement, ils jouent les seconds rôles ».

Affalé sur un matelas, Mohammad Sensaoui ponctue ses phrases avec une baguette. « Vous voyez, j’ai une barbe et pas de moustache. Normal, je suis salafiste », dit ce rebelle syrien. Autour de lui, des combattants islamistes et une poignée d’étrangers. Ces combattants contrôlent depuis juillet Bab el-Hawa, un poste-frontière entre la Syrie et la Turquie. Ils sont quelques dizaines, régulièrement bombardés par les chars de l’armée régulière. Le drapeau islamiste noir à lettres blanches claque au sommet du campement. Une quinzaine d’hommes en armes, la plupart syriens, dorment ou jouent avec leur kalachnikov. À l’écart, certains n’ont pas l’air du coin.

« Nous ferons un État islamique jusqu’au Liban, où ils ont des putes et des casinos », lance Mohammad Sensaoui. Cet ancien entraîneur de natation a combattu à Damas. Il vitupère l’Occident et l’armée syrienne. Et les homosexuels « iraniens » dont il imite la copulation en se frottant les paumes. À l’intérieur du poste-frontière, des bouteilles de whisky brisées jonchent le sol près du Duty Free pillé par les rebelles. Sur un mur : « L’islam est la solution. » « Quand nous gagnerons, ce sera œil pour œil. Ceux qui se rendront seront pardonnés, les autres seront tués », dit-il.




Les rebelles contrôlant le poste-frontière sont commandés par un ancien dentiste syrien, Mohammad Firas, qui dirige le « Conseil consultatif national », une appellation courante pour les groupes islamistes, et revendique 10 000 combattants. Il minimise l’importance de l’Armée syrienne libre, « un groupe parmi d’autres », et annonce déjà une lutte pour le pouvoir. « On verra après la chute du régime qui est le plus fort sur le terrain et qui peut gouverner le pays », dit-il. « Nous ne représentons pas el-Qaëda en Syrie. Nous menons des opérations à Idleb, Homs, Hama, Alep et Damas. Notre objectif est de propager notre mode de vie et de combattre l’armée », explique-t-il.
Depuis plusieurs semaines, les médias occidentaux font état d’une présence grandissante de combattants islamistes. Mais les combattants étrangers sont rares, et la majorité des groupes armés n’est pas constituée d’islamistes. À Anadane, à l’ouest d’Alep, un officier supérieur déserteur se dit « contre les islamistes ». « Sur 4 000 à 5 000 rebelles à Alep, 50 à 100 ont un programme islamiste radical », relativise le chef du Conseil militaire rebelle d’Alep, le colonel Abdel Jabar al-Oqaïdi.

Pour Peter Harling, analyste à l’International Crisis Group, « le spectre va de la rébellion classique aux groupes jihadistes radicaux qui ont recours à la rhétorique et aux symboles d’el-Qaëda ». « Les groupes jihadistes ont gagné en visibilité et en poids. Mais militairement, ils jouent les seconds rôles », ajoute-t-il. Hassan Abou Haniyeh, un expert des groupes islamistes à Amman, rappelle que, « de 2003 à 2006, la plupart des jihadistes se rendant en Irak venaient de Syrie ». Ces groupes ont longtemps été dirigés en sous-main par les services de renseignements syriens. Mais ils ont pris leur indépendance. « Toutes les conditions sont réunies pour qu’el-Qaëda et les salafistes s’enracinent dans le pays. Le régime a perdu des pans entiers du pays et el-Qaëda s’implante justement quand il n’y a plus d’État », rappelle-t-il.

quarta-feira, 8 de agosto de 2012

O CORPO DESCOBERTO



Foi prolongada até ao próximo dia 26 a notável exposição que o Institut du Monde Arabe (IMA) apresenta em Paris: "Le Corps Découvert".

Abrangendo cerca de 200 obras, de mais de 70 artistas, esta exposição, única no género, revela a existência de uma cena artística árabe, que ousa transgredir os tabus do conservadorismo social, desafiando o fanatismo religioso e enfrentando os preconceitos.

Inaugurada em Abril passado, a exposição,  que regista um número excepcional de visitantes, apresenta obras de artistas argelinos, egípcios, iraquianos, kuwaitianos, libaneses, marroquinos, palestinianos, sauditas, sírios, sudaneses, tunisinos e  turcos, muitos deles vivendo na diáspora.

Como diz Renaud Muselier, presidente do Haut Conseil do IMA, no excelente catálogo, «Le parcours de l'exposition, organisé autour de thématiques variées, montre un corps qui se revèle divers, contradictoire et jamais unifié: figure de gloire pour les uns qui sanctifient sa beauté, figure de souffrance pour d'autres, ou figure propice, pour certains, aux mises en abyme de la sexualité ou à d'inquiétantes mutations...».

Alguns artistas preferem pôr em cena não o corpo, mas o seu desaparecimento ou a sua evocação. Apesar de os nus dominarem, os modelos vestidos não os desautorizam, porque, como dizia Lucien Freud, «Quando pinto vestuário, pinto realmente pessoas nuas cobertas por vestuário».

A exposição terá sido, julgo, encorajada pela chamada "Primavera Árabe", mas, pelo desenrolar dos acontecimentos, não sei se merecerá o aplauso dos dirigentes religiosos que substituíram os dirigentes mais ou menos laicos derrubados pelas revoluções. As obras expostas, que  vão do final do século XIX aos nossos dias,  mostram que, apesar da censura social, e também da legislação penal, os árabes, que sempre prezaram o corpo (o seu e o alheio), não ficaram indiferentes, durante um século, à  representação artística desse corpo.

segunda-feira, 6 de agosto de 2012

O REMÉDIO CONTRA A DÍVIDA


Pela sua importância, transcrevemos o editorial de Laurent Joffrin, publicado no Nouvel Observateur desta semana (nº 2491 - 2 a 8 de Agosto 2012):




BCE : le vrai remède contre la crise de la dette

En dépit du dogme libéral, racheter les bons émis par les Etats permettrait de desserrer le carcan qui les emprisonne.

Georges Brassens a raconté l'histoire de Corne d'Aurochs, ce personnage buté, mort pour avoir refusé le médicament dû à un Allemand. L'Europe aujourd'hui risque le même sort. Elle refuse de prendre le médicament qui la sauverait parce qu'il est dû à un Anglais : John Maynard Keynes. Un préjugé stupide empêche en effet les gouvernements européens voués à l'orthodoxie libérale de se dégager de la crise de la dette.

On ne le répétera jamais assez : il leur suffirait pourtant de demander à leur banque centrale de financer les Etats endettés. Le fardeau qui les paralyse serait allégé et les marchés qui craignent la faillite de leurs débiteurs seraient rassurés. Seulement voilà, il faudrait contredire l'establishment bancaire et abjurer le dogme qu'il impose depuis des décennies aux peuples.

Trois solutions
Il n'y a pourtant pas 100 solutions pour sortir du piège. Si l'on excepte la condamnation des créanciers pour sorcellerie, la saisie des biens des Templiers ou la guerre de conquête, qui permettaient autrefois aux rois endettés de faire face, on ne trouvera que trois remèdes.

1. Poursuivre dans la voie choisie depuis deux ans, c'est-à-dire exiger des peuples une livre de chair. Outre que cette politique d'austérité provoque des souffrances inédites en Europe depuis la guerre, elle est en passe de plonger le continent dans une récession qui asséchera les recettes fiscales et rendra le remboursement encore plus difficile. On choisit l'austérité pour éviter la banqueroute. On aura l'austérité et la banqueroute.

2. On peut déclarer qu'on ne paiera pas. Les pays les plus atteints, la Grèce en tête, annonceraient un beau matin qu'ils renoncent à rembourser leurs créanciers. Outre que ces créanciers ne sont pas tous riches et que le défaut appauvrirait d'un coup une partie des classes moyennes, les pays concernés se couperaient de tout crédit. Qui prête à un mauvais payeur ?
Pour continuer à verser les salaires de leurs fonctionnaires, il leur faudrait rétablir leur monnaie nationale, sérieusement dévaluée, autrement dit faire voler en éclats la zone euro. Cette panique égoïste créerait un pandémonium financier et ferait reculer l'Europe politique de 30 ans.

3. La troisième solution, si elle n'a rien d'enthousiasmant, est la seule raisonnable. Comme le fait la Réserve fédérale, comme le fait la Banque d'Angleterre, la Banque centrale européenne serait conviée poliment mais fermement à racheter les bons émis par les Etats. Les créanciers auraient la certitude de revoir la couleur de leur argent et les Etats verraient se desserrer le carcan qui les emprisonne.

Les banquiers décident à la place des électeurs
Gouvernements et marchés en seraient confortés et les peuples appelés à un effort supportable, en lieu et place d'une austérité mortifère. Bien sûr, c'est un expédient. Il ne dispense d'aucune réforme de structure, celle qui rééquilibrerait le budget à terme ou celle qui verrait les marchés remis à leur place par une régulation sérieuse.
Bien sûr, il y faudrait une prudence de chat pour éviter que la création monétaire induite ne débouche sur une crise inflationniste. Mais il y a de la marge. Nous sommes en déflation. Brandir aujourd'hui le risque d'inflation, c'est dénoncer les risques de la chaleur en plein hiver.
Irréalisme ? Cette solution est si peu utopique qu'elle est déjà mise en oeuvre par la BCE de Mario Draghi, mais au seul profit des banques, qui peuvent réclamer àla BCE un financement illimité. On refuse d'en étendre le bénéfice aux peuples. Rien d'étonnant : dans ce monde dominé par lafinance, les banquiers continuent de décider à la place des électeurs. A quand le sursaut ?
=&


domingo, 5 de agosto de 2012

A DISSOLUÇÃO DA EUROPA



Transcrevemos, com a devida vénia, o texto seguinte, intitulado "Convocar os mortos" e publicado hoje no blogue Kyrie Eleison:

O primeiro-ministro italiano teme a desintegração da União Europeia, uma "dissolução psicológica", diz. Contudo, o universitário alemão Hans-Werner Sinn é menos dado à tropologia ou ao exercício do eufemismo. Segundo Medeiros Ferreira, que cita um artigo do Le Monde, o senhor põe as coisas com a clareza habitual da racionalidade alemã. Os países da zona euro em dificuldades têm duas hipóteses: ou deixam a zona euro ou aplicam as regras do resgate, com uma forte "desvalorização interna" que pode levar aos limites de "uma guerra civil". Leu bem, "guerra civil". Não é a falta de vergonha que a enunciação representa. Nem sequer é a clareza com que é dito quais as possíveis consequências das actuais políticas de austeridade (o limiar da guerra civil, repito). O senhor Hans-Werner Sinn não estava a explicar a Passos Coelho e a Vítor Gaspar as consequências das políticas adoptadas. Certamente, pensará que eles devem saber onde elas podem levar. O que o senhor está a fazer é brincar com o fogo e com a memória trágica da história europeia. Como alemão e ainda por cima universitário deveria saber que a guerra civil espanhola (1936-1939) antecedeu a segunda guerra mundial (1939-1945), a qual precedeu a guerra civil grega (1946-1949). Será, para a Alemanha do senhor Sinn e de todos os que o apoiam, interessante ver a Grécia e a Espanha no limiar da Guerra Civil? Será motivo de júbilo olhar Itália à beira da Guerra Civil? De Portugal não vale a pena falar. Mas, mais, será inteligente, para um alemão, ver o caminho aberto para a desintegração de Espanha ou de Itália? Não é apenas a União Europeia que está à beira do colapso. Conduzir certos países para o limiar da guerra civil significa criar as condições para o seu colapso. Pensará o senhor Sinn que o limiar da guerra civil dos endividados não será ultrapassado para uma efectiva guerra civil e alastrar até à sua casa? Mais, julgará que problemas ligados à desintegração da Itália ou de Espanha não vão ter reflexo na Alemanha? Pensará que a herança de Bismarck é eterna? A Alemanha não faz ideia onde nos está a meter a todos e não faz a mínima ideia onde se está a meter. O actual momento político europeu parece uma tragédia de Sófocles. O senhor Sinn deveria saber que não se devem convocar os mortos, pois pode acontecer que eles venham mesmo.

Uma guerra civil num ou mais países da Europa, com o Médio Oriente em estado de guerra, desencadeará, fatalmente, uma guerra mundial. Tenho a certeza que é o que muitos políticos e alguns países desejam. Possivelmente por erros de cálculo. Quando confrontados com a realidade, obviamente se arrependerão. Porém, nessa altura, só poderão escutar a frase utilizada em muitas óperas italianas, de Bellini a Verdi: "È tardì"

sexta-feira, 3 de agosto de 2012

A TRAIÇÃO DE OBAMA



Segundo informações internacionais, entre as quais a BBC, o presidente Barack Obama assinou uma ordem secreta que autoriza o apoio dos Estados Unidos aos rebeldes sírios. Já era sabido que a CIA se encontrava no terreno prestando assistência à oposição ao presidente Bashar Al-Assad. Agora temos a confirmação oficial dessa ajuda, a juntar-se à dos  turcos, sauditas, qataris, Al-Qaida, e também  ingleses e franceses e uns tantos outros que se unem tacticamente para derrubar o regime sírio.

Depois do criminoso consulado de George W. Bush, com as invasões do Afeganistão e do Iraque e o adiamento sine die da solução do conflito israelo-palestiniano, a eleição de Obama foi saudada com alguma esperança. Não que ela viesse alterar significativamente a política dos Estados Unidos, que não depende apenas do presidente, mas do Congresso e de toda uma administração, enleada nos mais obscuros interesses económicos. Mas que se registasse uma correcção na trajectória da política externa americana e se assumisse um módico de vergonha nas relações internacionais.

A intervenção declarada no conflito sírio, na sequência de outras acções ou omissões do presidente, acaba de provar que a campanha eleitoral de Obama e as suas declarações de paz não passaram de uma miragem para consumo interno e externo. Os Estados Unidos da América continuam fiéis à sua vocação imperial e assim se manterão até à destruição final. Nada aprenderam com o passado e prosseguirão irresistivelmente a sua marcha até que alguém lhes tolha definitivamente o passo.

A chamada "Primavera Árabe", cuja eclosão começa a suscitar muitas dúvidas, entusiasmou os nativos e mesmo muitos estrangeiros que, no início, lhe deram senão o entusiástico apoio, pelo menos o benefício da dúvida. Caíram sucessivamente os regimes da Tunísia, do Egipto e da Líbia, mas permaneceram  incólumes os regimes monárquicos do Golfo. Certamente muito mais ditatoriais e totalitários que os que foram derrubados.

Não sei se as primeiras manifestações anti-regime na Síria foram espontâneas ou comandadas do exterior. Concedo que a repressão das mesmas terá sido desproporcionadamente violenta. E também não ignoro que o regime de Bashar Al-Assad é uma ditadura, ainda que mais suave do que a mantida por seu pai. Mas sei, também, que, nos ultimos anos,  se registou uma significativa melhoria das condições económicas e sociais da população. A Síria, ainda que sem as liberdades democráticas formais, encontrava-se em pleno desenvolvimento, facilmente verificável pelo mais distraído observador. A escalada do conflito, agora já convertido em guerra civil, só foi possível com o apoio estrangeiro. A maioria dos sírios apoiava o presidente, embora hoje, com tantos mortos de permeio, possa existir já uma contestação maioritária do regime.

Como os vetos da Rússia e da China nas Nações Unidas têm impedido uma intervenção militar a descoberto, como aconteceu na Líbia, verifica-se uma intervenção militar encapotada, mas já muito mal disfarçada, com pretensos fins humanitários. Só os parvos poderão julgar que a queda do regime de Assad trará a paz e a felicidade aos sírios. Uma nação com a diversidade étnica e religiosa como a que se verifica na Síria, carece de um equilíbrio de poderes que o conflito em curso está progressivamente a destruir e que levará muitos anos a ser restabelecido, se alguma vez o for.

A chamada "comunidade internacional", com a sua vocação para "exportar a democracia", está empenhada no derrube do actual regime sírio, nem que para isso tenha de destruir o país e matar todos os seus habitantes. É claro que a sua finalidade, a única, é instalar no território um "governo às ordens" para depois invadir mais facilmente o Irão.A tragédia do povo sírio é um pormenor de somenos na contabilidade sinistra dos que se julgam os senhores do mundo e dos seus aliados permanentes ou circunstanciais.

Depois da tragédia do Iraque, temos agora a tragédia da Síria, e tantas mais quantas forem necessárias aos interesses geoestratégicos ocidentais e ao acesso ao petróleo. Até ao dia em que os cálculos dos invasores se revelem errados.

Os Estado Unidos têm 200 anos de história. O território hoje correspondente à República da Síria, onde existiram grandes impérios no decorrer dos séculos,  é continuadamente habitado há 10.000 anos.

Não sei se Obama será reeleito nas próximas eleições. Ou se o seu adversário Mitt Romney ganhará a partida. Entre ambos, prefiro Mefistófeles.

quinta-feira, 2 de agosto de 2012

A DESONRA DA FRANÇA

Padre Elias Zahlaoui


Transcrevo a carta, que me foi enviada por um amigo egípcio, do padre árabe sírio Elias Zahlaoui, da Igreja de Nossa Senhora de Damasco Kussur, ao presidente francês François Hollande.

Era suposto que, após o consulado errático de Nicolas Sarkozy, a França retomasse o caminho da dignidade e do mais elementar bom-senso. Puro engano. A política externa de Hollande (e, também, a interna) revela não só uma desorientação profunda, como uma submissão a interesses estranhos ao seu país e a ignorância mais elementar da história contemporânea.

François Hollande, na senda do seu predecessor, não só cobre a França de vergonha (já bastara o episódio sérvio) como a arrasta para a decadência definitiva. Está Hollande consciente das suas responsabilidades ou actua a soldo de interesses não confessáveis?

O futuro o dirá.


Damas,  juillet 2012
Je m’en voudrais, de troubler l’euphorie de votre récent succès aux élections présidentielles, tout autant que la joie de vos électeurs, et l’espoir, après tout, des français, maintenant que vous êtes, pour cinq ans, le Président de la République Française.
Aussi ai-je tenu à vous écouter de bout en bout, lors de votre interview sur TV5. Je nourrissais le vague espoir de voir définitivement tournée, la politique de cirque de votre burlesque prédécesseur. À vous écouter, je me suis rapidement surpris à m’interroger sur le bienfondé de mon attente. Il m’a fallu vite déchanter. Je restais ébahi devant votre visage bon enfant, pendant que vous vous permettiez de prononcer des jugements péremptoires, sur tout et sur tous, sans la moindre nuance ni hésitation.
Mais quand je vous ai entendu parler de la Syrie et de son Président, j’ai bien cru entendre la voix même des Maîtres qui vous ont juché sur ce premier poste de France, dans l’unique but de mener à bien le projet de destruction de la Syrie, que votre prédécesseur a été incapable de conduire jusqu’au bout.
Pour une première à la Télévision, c’en était bien une! Je vous attends de pied ferme, lors des tout proches désenchantements des français. Pour ma part, vieux connaisseur de la France et des français, je me suis surpris à me dire: quelle dégringolade depuis le départ du Général de Gaulle!
Mr le Président, Avant de poursuivre, il est une coïncidence historique que je me dois de vous signaler, et que vous ignoriez sans aucun doute. Sinon vous auriez évité de vous laisser interviewer un 29 Mai! En effet, il est un autre 29 Mai, au cours duquel la France s’est misérablement déshonorée.
C’était en 1945. En ce jour même, la France “MANDATAIRE”, s’est permis de bombarder le Parlement Syrien à Damas, pour ensuite laisser ses soldats noirs, assassiner les 29 gendarmes en poste dans ce haut-lieu de la démocratie. Le saviez-vous?
Mr le Président, N’est-il pas temps pour la France, et donc pour vous-même, de réfléchir pour de bon sur cette ignoble politique qui, depuis 1916, année des accords aussi secrets que honteux, appelés depuis “Accords Sykes-Picot”, la conduit sur les ordres du Sionisme, à détruire la Syrie et le Monde Arabe? N’y avait-il de clairvoyant et de noble, dans toute la France d’alors, que Mr Aristide Briand, Ministre des Affaires Étrangères, pour avoir donné à votre Consul Général à Beyrouth, Mr Georges Picot, en date du 2 Novembre 1915, en prévision de ces accords, cette consigne claire et perspicace: “Que la Syrie ne soit pas un pays étriqué… Il lui faut une large frontière, faisant d’elle une dépendance pouvant se suffire à elle-même”?
Pour une Syrie “se suffisant à elle-même”, et telle que l’avait déjà tracée en 1910, une carte géographique émanant de ce même Ministère des Affaires Étrangères, vous devez savoir ce qu’il en fut, après qu’elle fût amputée, au Nord-Ouest de la Cilicie, au Nord-Est de la région de Mardine, dans ce qui est l’Irak actuel, de Mossoul, à l’Ouest du Liban, au Sud de la Jordanie et de la Palestine, pour être décapitée en 1939, d’Antioche et du Golfe d’Alexandrette, offerts en cadeaux à la Turquie!
[...]
Mr le Président, Il est aussi une question capitale, que je me dois, en tant que citoyen arabe de Syrie, de vous poser, ainsi qu’à tous les “leaders” occidentaux: « Pourquoi vous faut-il systématiquement assassiner les peuples arabes et musulmans? »
Vous l’avez déjà fait en dressant, entre 1980-90, l’Irak contre l’Iran, cet Irak, dont le malheureux Saddam Houssein se faisait traiter de “Grand ami”, tant par Donald Rumsfeld que par Jacques Chirac! Ce fut aussitôt après, le guet-apens du Koweït, entraînant la guerre contre l’Irak, suivi d’un blocus de (13) ans, qui a causé à lui seul, d’après les rapports américains mêmes, la mort de 1.500.000 enfants irakiens! Ce fut ensuite la chevaleresque “guerre contre le terrorisme”… en Afghanistan! Aussitôt suivie d’une nouvelle guerre contre l’Irak.
Quant à l’immortelle épopée de l’Otan en Lybie, conduite par “le général-philosophe” Bernard Henri Lévy, elle vint à nouveau compléter ces horreurs, sous prétexte de protection des droits de l’homme! Et voici que depuis 15 mois, tout l’Occident s’acharne contre la Syrie, oubliant une infinité de problèmes très graves, à commencer par le Conflit israélo-arabe, qui menacent réellement la survie de l’humanité!
Or toutes ces tragiques politiques occidentales, vous les pratiquez sans honte et sans vergogne, sous couvert de tous les mensonges, de toutes les duplicités, de toutes les lâchetés, de toutes les contorsions aux Lois et Conventions Internationales. Vous y avez en outre engagé ces Instances Internationales, que sont les Nations-Unies, le Conseil de Sécurité et le Conseil des droits de l’homme, alors qu’elles n’ont existé que pour régir le monde entier vers plus de justice et de paix!
Seriez-vous donc, en Occident, en train de nourrir l’espoir stupide de mettre fin de cette façon à l’Islam? Vos savants et vos chercheurs ne vous ont-ils pas fait comprendre que vous ne faites que provoquer un Islam outrancier, que vous vous obstinez d’ailleurs à financer, à armer et à lâcher avec nombre de vos officiers, un peu partout dans les pays arabes, et surtout en Syrie? Ne vous rendez-vous pas compte que ce faux islam se retournera tôt ou tard contre vous, au coeur de vos capitales, villes et campagnes?
Pour tout cela, laissez-moi vous rappeler, moi simple citoyen de Syrie, que cet islam que vous armez et dressez contre le Monde Arabe en général, et la Syrie en particulier, n’a rien à voir avec le véritable Islam, celui-là même que la Syrie a connu, lors de la Conquête arabe, ainsi que l’Égypte et enfin l’Espagne. Faut-il vous rappeler que les historiens occidentaux, dont des historiens juifs, ont dû reconnaître que l’Islam conquérant s’est révélé être le plus tolérant des conquérants?
Ou ne seriez-vous, leaders occidentaux, dans vos différents pays, repus d’opulence et de “grandeur”, que les vils exécuteurs des projets sionistes, depuis ces fameux Accords Sykes-Picot, et l’ignominieuse “Promesse Balfour”, jusqu’à ce jour, et pour longtemps, semble-t-il, toujours empressés d’apporter à Israël, tous les soutiens possibles, connus et secrets, à tous les niveaux, aussi bien politiques et diplomatiques, que militaires, financiers et médiatiques?
Oui, pourquoi vous faut-il assassiner et détruire des peuples entiers, pour qu’ISRAËL SEUL puisse enfin vivre et survivre? Est-ce de la sorte que vous cherchez à réparer votre terrible complexe de culpabilité vis-à-vis des juifs, dû à un antisémitisme plus que millénaire et proprement occidental? Vous faut-il le faire au prix de l’existence même de ces peuples arabes et musulmans, au milieu desquels les juifs avaient mené une vie quasi normale, faite de cordialité, voire de riche collaboration?
Si mes interrogations vous paraissent exagérées ou outrancières, permettez-moi de vous prier de lire ce qu’ont écrit sur l’emprise du Sionisme aux États-Unis, des hommes comme John Kennedy et Jimmy Carter, et des chercheurs courageux et connus, comme Paul Findley, Robert Dole, David Duke, Edward Tivnan, John Meirsheimer, Stephen Walt, Franklin Lamb, et surtout Noam Chomsky.
Pour ce qui concerne l’emprise du Sionisme en Europe, je m’en tiens aujourd’hui à la France seule. Vu la responsabilité qui est la vôtre, vous est-il permis d’oublier ou d’ignorer ce qu’ont, si courageusement, écrit: Roger Garaudy, Emile Vlajki, Pierre Leconte, Régis Debray, et surtout les juifs Michel Warshawsky, Stéphane Hessel, Serge Grossvak et le Professeur André Noushi?
Si par impossible, tous ces noms ne vous disaient rien, laissez-moi vous rappeler quelques noms si connus en Israël même, qu’il serait malhonnête de les ignorer et d’ignorer ce qu’ils ont osé dire depuis quarante, voire cinquante ans, et certains bien avant la “création” d’Israël: Martin Buber, Albert Einstein, Yshayahou Leibowitz, Israël Shahak, Susan Nathan, Tanya Rheinhart.
Pour finir, laissez-moi vous rappeler un texte trop connu pour passer inaperçu. Il date du mois de février 1982. À lui seul, il constitue et condense l’implacable dictat sioniste, imposé depuis des dizaines d’années, à toute la politique occidentale. Il a paru dans la revue sioniste “KIVOUNIM”, publiée à Jérusalem. Il s’agit d’un article intitulé “Stratégie d’Israël dans les années 1980″, et il porte la signature de Mr Oded Yinon. Je me contente d’en citer un seul paragraphe, reproduit (p.62) dans un livre récent, intitulé “Quand la Syrie s’éveillera…”, paru à Paris, chez Perrin, en 2011. Ses auteurs sont Richard Labévière et Talal El-Atrache. On y lit textuellement:
« La décomposition du Liban en cinq provinces, préfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier, y compris l’Égypte, la Syrie, l’Irak et toute la péninsule Arabe. Au Liban, c’est un fait accompli. La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l’objectif prioritaire d’Israël, à long terme, sur son front est; à court terme, l’objectif est la dissolution militaire de ces États. La Syrie va se diviser en plusieurs États, suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un État alaouite chi’ite; la région d’Alep un État sunnite; à Damas, un autre État sunnite hostile à son voisin du nord; les druzes constitueront leur propre État, qui s’étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Hourân et en Jordanie du Nord. Cet État garantira la paix et la sécurité dans la région, à long terme: c’est un objectif qui est maintenant à notre portée.»
[...]
Mr le Président, Pour finir, laissez-moi vous prier vivement de chercher à vous rendre personnellement compte, de tout ce dossier, et à mesurer la responsabilité que vous y assumez, avant qu’il ne soit trop tard.
Un ami, prêtre français, fin connaisseur de la Syrie, le Père Jean-Paul Devedeux, vient de vous écrire en ce jour même. Sa lettre est une invitation pressante qu’il vous adresse, pour une meilleure connaissance des arabes en général, et de la Syrie en particulier. L’enjeu est de taille.
Veuillez donc vous libérer du “rôle” que vous êtes en droit de rechercher, et surtout de celui que l’on cherche immanquablement à vous imposer.
La Syrie, “seconde patrie de tout homme civilisé” comme l’a si bien dit votre grand savant “André Parot”, et terreau de toutes les civilisations, mérite une visite. Elle ne manquera pas de vous étonner, et même de vous captiver. Ayez le courage de la connaître de près. Vous en reviendrez porteur d’un projet de politique nouvelle, clairvoyante et juste, faite d’équilibre humain, qui repose sur les droits et devoirs de TOUS à l’égard de TOUS! La vie, la liberté et la dignité sont pour TOUS!
Nouveau Président de la France, Je vous souhaite d’en prendre l’initiative. Vous n’y serez pas perdant autant que vous l’êtes en ce moment, et moins que vous le serez demain, si vous vous défilez!
Mr le Président, En vous confiant cet espoir, je vous dis mon respect.
Pr. Elias ZAHLAOUI, Église Notre-Dame de Damas Koussour – Damas

SODOMA E GOMORRA



A peça Sodome et Gomorrhe, de Jean Giraudoux, estreou-se em Paris, no Teatro Hébertot, em 11 de Outubro de 1943. Integravam o elenco algumas das figuras mais relevantes da cena francesa de então, entre as quais Edwige Feuillère e Gérard Philipe.

Autor de muitas e diversas obras, uma das quais intitulada Portugal, Giraudoux, um dos nomes ilustres da literatura francesa do século passado, tornou-se especialmente conhecido como dramaturgo, contando no activo peças que deram a volta ao mundo, como La guerre de Troie n'aura pas lieu ou, sobretudo, La Folle de Chaillot, apresentada pela primeira vez no nosso país pela Companhia do Teatro Estúdio de Lisboa, das saudosas Helena Félix e Luzia Maria Martins. Outros tempos.

Curiosamente, e ao contrário da maioria das suas demais peças, Sodome et Gomorrhe nunca foi editada em edição de bolso, talvez devido ao seu título sulfuroso. A obra nada tem a ver, ou pouco, ou porventura muito (depende das leituras) com o episódio bíblico da mítica destruição das cidades malditas. A descrição do Génesis constituiu, essa sim, uma maldição para toda a humanidade. Integrado o livro na Torah hebraica, com ela transitou o evento para a Bíblia cristã (no Antigo Testamento) e para o Corão, e em nome desse fantasioso castigo divino foram perseguidas e mortas, ao longo de mais de 20 séculos, muitos milhões de pessoas.

Não vale a pena recordar, porque todos o sabem, o aviso feito pelo anjo a Loth para abandonar a cidade pecaminosa a fim de não perecer no dilúvio de fogo enviado pelo Deus misericordioso. Loth fugiu com a mulher (que virando a cabeça para ver a destruição foi pelo Senhor transformada em estátua de sal) e com as filhas, que avisadamente seguiram em frente e vieram depois a coabitar com o pai, num episódio que hoje seria classificado de incestuoso.

Mas importa recordar que durante séculos os homossexuais foram apelidados de sodomitas e ainda hoje, em árabe clássico, são designados pela palavra liwat, em referência a Loth e ao episódio das escrituras hebraicas.

Em boa verdade, as três religiões monoteístas, as únicas que dispõem de um livro sagrado, não passam de variantes, adaptadas aos tempos, de uma mesma doutrina, cujos efeitos nefastos perduram através dos séculos.

A terminar, uma frase da peça: «C'est que l'homme est convention dans sa mort comme dans sa vie».

quarta-feira, 1 de agosto de 2012

GORE VIDAL



Morreu ontem em Hollywood, com 86 anos, o escritor Gore Vidal, uma das mais notáveis figuras da literatura americana e universal da segunda metade do século XX.

A sua obra, vasta e profunda, dispensa os comentários da praxe e uma parte dos seus livros encontra-se traduzida em português. Crítico acerbo dos seus compatriotas e da sociedade norte-americana em geral, odiando a classe política do seu país, nomeadamente os apoiantes do Partido Republicano, viveu durante 53 anos, a maior parte dos quais na sua villa da costa italiana de Amalfi, com o seu companheiro Howard Austen, tendo regressado aos Estados Unidos em 2003 quando foi diagnosticado a Howard um cancro no cérebro, de que viria a morrer pouco depois.

Sustentou em jornais e revistas que tanto o ataque japonês a Pearl Harbor como o ataque a Nova Iorque e Washington eram do conhecimento prévio dos presidentes Roosevelt e Bush e foi um apoiante da causa palestiniana. Homossexual assumido, detestava contudo a classificação de gay, como aliás a de straight, e considerava que todos os indivíduos são bissexuais. No seu livro de memórias Palimpsest, uma obra ímpar, afirmou que aos 25 anos já tivera relações sexuais com mais de 1000 homens (e mulheres) diferentes.

Tentou iniciar-se na politica, mas sem sucesso, devido às suas opções afectivas, mas foi, nos anos 50, conselheiro e amigo de Eleanor Roosevelt, viúva do presidente, que era lésbica e que muito o admirava.

A notícia da sua vida e obra pode ler-se em "The New York Times", com algum detalhe. Mas obras como o romance histórico Julian, as citadas memórias Palimpsest ou The City and the Pillar (1948), que então provocou escândalo na hipócrita e falsamente moralista sociedade norte-americana, constituem marcos indeléveis da literatura do nosso tempo.

Também ligado ao teatro e ao cinema (foi igualmente dramaturgo), Gore Vidal foi o argumentista do filme Suddenly Last Summer, sobre a peça de teatro do seu amigo Tennessee Williams e colaborou no argumento de Ben-Hur.

Com a sua morte, desaparece uma das últimas grandes figuras da escrita americana.