segunda-feira, 18 de maio de 2026

A MORTE DA TRAGÉDIA


 

A Morte da Tragédia

 

O erudito judeu francês de ascendência austríaca naturalizado americano George Steiner (1929-2020), autor de vasta produção literária e filosófica, publicou em 1961 um livro famoso, The Death of Tragedy, que viria a ser editado em francês em 1965, numa tradução que suspeito tenha sido supervisionada pelo próprio autor, que era perfeitamente trilingue (francês, inglês e alemão).

O livro sustenta a tese de que a verdadeira tragédia morreu como forma de arte, sendo a civilização ocidental moderna incapaz de produzi-la.

Steiner começa por traçar uma história da tragédia no Ocidente, considerando a tragédia grega, a tragédia isabelina e a tragédia clássica. Para o autor, tragédia clássica é a tragédia francesa, nós costumamos chamar tragédia clássica à tragédia grega. Steiner também escreve, à vezes, tragédia clássica francesa para a distinguir da grega.

A tragédia da Grécia Antiga engloba Ésquilo, Sófocles e Eurípides. A tragédia isabelina é principalmente – e quase só, pela sua presença avassaladora – Shakespeare, embora se deva referir também Christopher Marlowe, Thomas Kid, Ben Jonson e John Webster. A tragédia clássica francesa tem como expoentes Corneille e Racine.

Todavia, Steiner alarga o âmbito do seu trabalho, abrangendo também na produção “trágica” o teatro alemão, italiano, espanhol e russo, e também o francês do período romântico. E outros.

Logo nas primeiras páginas o autor recorda a Lei das Três Unidades, da Poética, de Aristóteles: unidade de tempo, unidade de lugar e unidade de acção, que foram caras à tragédia grega. E também à indispensável catarse, a purificação do espírito do espectador, face aos castigos das personagens por desobedecerem às leis dos homens e às leis dos deuses. A tragédia isabelina e a tragédia clássica francesa não respeitaram as leis aristotélicas, embora por vezes o tentassem.

Não cabe aqui um resumo, por muito curto que fosse, desta longa obra de Steiner, que é, em alguns momentos, um pouco repetitiva, embora revelando sempre a imensa erudição do autor. Este livro demonstra o profundo conhecimento possuído por Steiner não só do teatro trágico mas do teatro em geral através dos séculos.

Optei assim por proceder a algumas citações de passagens, quer da edição original inglesa quer da tradução francesa, que, por uma ou outra razão, me despertaram especial atenção.

* * *

«Ou encore, pour parler par l’image : le lieu de l’action, dans les pièces de Racine, c’est cette partie de Versailles placée directement sous les yeux du roi. Là, le décorum, la retenue, la maîtrise de soi, le rituel et l’attention totale sont de rigueur. Même la plus grande douleur ou la plus grande espérance ne doit pas rompre la cadence cérémonieuse du discours et du geste. Mais à peine passé la porte, la vie reprend son niveau ordinaire, redevient brutale et impulsive. Racine est l’historien de la chambre du roi ; Saint-Simon est l’historien de l’antichambre, qui est le monde. Tous deux sont de grands écrivains dramatiques.» (pp. 81-82, ed. fr.)

«Ce problème de la traduction se pose même à l’intérieur de la langue française. On étudie Racine à l’école et on le joue à la Comédie-Française. Je me demande pourtant s’il parle encore à beaucoup de ses compatriotes.» (p. 104, ed. fr.)

«The rise of the necessary talent to the possible occasion is rare. The material conditions of the theatre are rarely favourable to tragedy. Where the fusion of appropriate elements is realized, we do find more than the individual poet: Aeschylus is followed by Sophocles and Euripides; Marlowe by Shakespeare, Jonson and Webster; Corneille by Racine. With Goethe came Schiller, Kleist, and Büchner. Ibsen, Strindberg, and Chekov were alive in 1900.» (p. 107, ed. ing.)

«The defeat, moreover, was of a kind which no society could safely endure. The romantics believed that the vitality of drama was inseparable from the health of the body politic. That is the crux of Shelley’s argument in his Defence of Poetry(p. 109, ed. ing.)

«C’est ainsi que nous voyons, depuis l’époque où Goethe   administrait le théâtre de Weimar jusqu’à celle de Brecht et des «petits théâtres» contemporains, des auteurs dramatiques essayant de recréer pour eux-mêmes le public perdu. La tentative la plus fastueuse fut celle de Wagner; à Bayreuth, il chercha à inventer ou à éduquer un spectateur conforme à l’idée qu’il se faisait du rôle et de la dignité du théâtre. Ce qui importe à Bayreuth ce n’est pas tant la nouveauté de la scène ou la fosse de l’orchestre que l’auditorium, destiné au genre de public idéal qui avait existé, s’imaginait Wagner, dans l’Antiquité. Depuis Racine, les auteurs dramatiques sérieux et les critiques dramatiques sérieux ont été des hommes en quête d’un public.» (p. 116, ed. fr.)

«Poetry was man’s ”mental rattle”, argued Peacock. He would soon relinquish it in favour of the sciences. Shelley’s Defence addresses itself directly to Peacock’s prophecy. It is not poetic genius which has faltered or turned to other pursuits; it is society. There can be no great tragic drama under the political oppression and social hypocrisy of the age of Castlereagh. The Athenian tragic poets “coexisted with the moral and intellectual greatness of the age”. If we are to recreate a living theatre, we must reform the “soul of social life”. This will be the doctrine of Wagner and, in a certain measure, of Ibsen.» (p. 120, ed. ing.)

«Il se peut que cette mythologie de la rédemption ait une vertu sociale et psychologique, qu’elle libère l’esprit des noirs présages du calvinisme. Mais une chose est claire : une telle vue de la condition humaine est fondamentalement optimiste ; elle ne peut engendrer aucune forme authentique de tragédie. La vision romantique de la vie est non tragique. Dans la vraie tragédie, les portes de l’enfer sont ouvertes et la damnation est une réalité. Prétendre qu’Œdipe aurait pu avoir une excuse dans son ignorance ou que Phèdre n’était que la proie du chaos héréditaire de sa race, c’est réduire à l’absurde le poids et la signification de l’action tragique. Le repentir sauveur vient trop tard pour réparer les ruines ou bien il est acheté au prix d’une irrémédiable souffrance. Samson va à la mort en aveugle et le docteur Faustus est traîné hurlant à la perdition. En outre, là où agit une conception tragique de la vie, il ne peut y avoir aucun recours aux remèdes terrestres ou matériels. La destinée de Lear ne peut pas être résolue par l’établissement d’asiles de vieillards ; le dilemme qui perd Antigone est si profonde qu’aucune réformes des rites funéraires, quelle qu’on puisse imaginer, ne peut résoudre.» (pp. 125-126, ed. fr.)

«Leur idée du réalisme shakespearien était naïve; le goût de l’histoire tel qu’on le trouve chez Victor Hugo, Dumas ou Vigny, leur intérêt passionné pour la couleur locale et l’authenticité sont complètement étrangers à Shakespeare. Rien ne pouvait être plus éloigné de l’esprit élisabéthain que cette assurance que nous donne Victor Hugo: « Il n’y a pas dans Ruy Blas un détail de vie privée ou publique, d’ameublement, de blason, de biographie, de chiffre ou de topographie qui ne soit scrupuleusement exact.» Le monde de Jules César, d’Antoine et Cléopâtre et des pièces sur l’histoire d’Angleterre est un monde libéré des obligations de la fidélité historique. Quand Victor Hugo commence Cromwell par:

Demain, vingt-cinq juin mil six cent cinquante-sept,

il montre qu’il est du siècle de Hegel. Chez Shakespeare comme chez Racine, il y a l’absence de temps; quand il y a le temps, ce n’est pas de la chronologie.» (p. 153, ed. fr.)

«The Shakespeare of the romantics, therefore, was not primarily an Elizabethan poet with medieval traditions in his art and world view. He was a master of poetic sublimity and volcanic passion, a proclaimer of romantic love and melancholy, a radical who wrote melodramas. The difference between the false picture and the true can be clearly shown in Verdi’s operas. Macbeth dramatizes a romantic reading of Shakespeare. Otello and Falstaff, on the contrary, exhibit a transfiguring insight into the actual meaning of the two Shakespearean plays. To these facts there is a notable exception. Musset’s Lorenzaccio is shaped by a direct awareness of the quality of Shakespeare. It shows that a poet is exceptionally fortunate when he can enter into the spirit of Shakespeare without being able to enter completely into the letter. Had Musset been more stepped in the actual text of Shakespeare, Lorenzaccio might have been one of a score of pseudo-Shakespearean romantic dramas. Instead, he borrowed from Shakespeare only what he could recast into his own idiom. But I shall return to Lorenzaccio later on.» (pp. 155-156, ed. ing.)

«The theme of Demetrius, the false czar, directs us to the finest of all the dramas produced by the romantic study of Shakespeare and to one of the very few genuine tragedies written in the nineteenth century. Exiled to his family estate in the year 1825-5, Pushkin turned from Byron to Shakespeare. He was acutely conscious of the fact that Russian literature had, so far, produced no drama. Shakespeare revealed to him the tragic poetry of the historical. Boris Godunov is a masterpiece.» (p. 159, ed. ing.)

«Si les idéaux bien différents du romantisme et de la tragédie se trouvent réunis quelque part, c’est dans le théâtre de Schiller. Il est le plus grand auteur dramatique que la littérature d’Occident ait produit entre Racine et Ibsen ; on ne peut pas étudier son œuvre massive en quelque bref aperçu. C’est pourquoi, ici, encore, je me bornerai à un seul aspect particulier: Schiller et l’idée de tragédie.» (p. 169, ed. fr.)

«Don Carlos, le premier des grands drames, est un trésor peu maniable. Le texte complet est trop long pour une représentation normale ; pourtant, presque partout, il est chargé de force dramatique. Nous y trouvons les brillants accessoires du romantisme, la paille dont Victor Hugo fit ses briques rutilantes : le sang et le velours du décor espagnol, la pompe de cape et d’épée, les scènes de révélation et d’amour sans espoir. Mais nous y trouvons beaucoup plus que cela. Dans le noir personnage de Philippe II (la noirceur de son vêtement déteint sur chacun de ses mots, froids et superbes), Schiller frappe une note nettement moderne: l’homme du mal, mais en qui le mal est digne de pitié parce qu’il est une infirmité, un état de mort au centre de l’être. Derrière lui, dans les ombres de l’Escurial, semblent attendre Jean-Gabriel Borkman et tous les autres personnages du théâtre moderne chez qui s’est produite la mort du cœur. Un des grands moments de la pièce est celui où le comte de Lerma se précipite hors de la présence royale pour annoncer que le roi pleure; les courtisans sont frappés d’horreur car il y a en effet quelque chose d’horrible et d’indécent dans de telles larmes, comme si le fantôme du cœur enseveli s’était levé momentanément pour hanter l’esprit impitoyable. Don Carlos est plein de traits de ce genre; ils transforment les crises extérieures du mélodrame romantique en d’authentiques conflits de l’âme. Les problèmes sont réels et le mécanisme du pathétique théâtral n’est là que pour leur donner figure expressive. Le défaut, dans Don Carlos, n’est pas un excès de mélodrame, mais plutôt le sacrifice de la forme poétique aux exigences de l’idéologie. Au mépris du fait historique, Schiller fait de Don Carlos une victime de lutte politique entre l’absolutisme et la liberté; et dans le marquis de Posa (le véritable héros de la pièce), il met en scène sa vision de l’homme idéal: noble, libéral, infiniment vivant et pourtant prêt à sacrifier sa vie à un romantique idéal de liberté et d’amitié virile. Le marquis crée dans la pièce un déséquilibre constant. L’intrigue est interrompue par de massifs intermèdes de débat oratoire et philosophique. Rien dans les événements qui suivent ne peut rivaliser avec l’intense émotion dont déborde la grande confrontation entre Posa et Philippe. Opposant la voix de l’autocratie et du pessimisme à celle de la libération rousseauiste, Schiller écrivit là quelques-uns des vers les plus beaux de la littérature allemande.» (pp. 171-172-173, ed. fr.)

«Comme pour montrer qu’il pouvait soumettre ses forces débordantes aux nécessaires limitations de la scène, Schiller, immédiatement après Wallenstein, se met à écrire la plus rigoureusement composée de toutes ses œuvres. Maria Stuart est une œuvre incomparable. C’est avec Boris Godunov l’un des deux cas où le romantisme se montra à la hauteur de la tragédie. (p. 176, ed. fr.)

«In Greek tragedy as in Shakespeare, mortal actions are encompassed by forces which transcend man. The reality of Orestes entails that of the Furies; the Weird Sisters wait for the soul of Macbeth. We cannot conceive of Oedipus without a Sphinx, nor of Hamlet without a Ghost.» (p. 193, ed. ing.)

«Quand il voulait illustrer sa conception de la tragédie, Byron disait: «Prenez une traduction d’Alfieri.» [...] Le champ des thèmes d’Alfieri est comme un répertoire de l’imagination romantique ; il mit au théâtre le cycle thébain et l’Orestie, en accentuant dans les deux les aspects de l’horreur; Agamemnon montre Egisthe s’avançant sur la scène l’épée ruisselante du sang d’Agamemnon; dans Antigone, on apporte sur scène le corps de l’héroïne; et les souffrances dernières qui, dans la tragédie grecque, sont racontées, sont ici représentées devant nous. Comme Schiller, Alfieri écrivit un drame sur Don Carlos, Filippo, et une Maria Stuarda. Cette dernière pièce est d’un pathétique particulier, car le poète était l’amant de la comtesse d’Albany, femme très malheureuse de Charles Edward Stuart, le Jeune Prétendant. Se tournant vers la Florence de la Renaissance, Alfieri mit au théâtre la conjuration des Pazzi contre le pouvoir des Médicis; mais à la différence de Lorenzaccio, La Congiura de’Pazzi observe méthodiquement les unités de temps et de lieu, ce qui rend extrêmement artificielle la présentation d’une complexe et tumultueuse action politique. Alfieri s’attaqua aussi à la Bible, et ici Byron suivit ses traces. Saül (1782-1784) est une très belle pièce. Les Psaumes de David sont entrelacés au texte, ce qui donne au style classique conventionnel d’Alfieri un air de splendeur orientale. La scène dans laquelle David chante pour essayer d’apporter de la lumière dans le cœur ténébreux du roi nous rappelle que les romantiques voyaient dans Rembrandt un de leurs précurseurs. Le chef-d’œuvre d’Alfieri est Mirra, une tragédie écrite entre 1784 et 1786. Byron plaçait la pièce au-dessus de tout autre drame moderne, à l’exception de Faust.» (pp. 210-211, ed. fr.)

«Kleist et Grillparzer furent des auteurs dramatiques de transition. Ils cherchèrent à combiner l’héritage grec et l’héritage shakespearien en une forme de tragédie appropriée au théâtre moderne; aussi l’emploi de la mythologie grecque et des formes classiques était-il pour eux expérimental. Ils se tiennent du côté moderne de la ligne qui sépare Racine de Hofmannsthal ou d’Anouilh.» (p. 229, ed.fr.)

«All the plays we have considered so far are written in verse. This has its reasons. For more than two thousand years the notion of verse was nearly inseparable from that of tragic drama. The idea of “prose tragedy” is singularly modern, and to many poets and critics it remains paradoxical. There are historical reasons of literary technique. But there are also causes deeply rooted in our common understanding of the quality of language. I say verse and not poetry, for poetry can be a virtue of prose, of mathematics, or any action of the mind that tends toward shape. The poetic is an attribute; verse is a technical form.» (p. 238, ed. ing.)

«Verse is not only the special guardian of poetic truth against the critique of empiricism. It is the prime divider between the world of high tragedy and that of ordinary existence. Kings, prophets and heroes speak in verse, thus showing that the exemplary personages in the commonwealth communicate in a manner noble and more ancient than that reserved to common men. There is nothing democratic in the vision of tragedy. The royal and heroic characters whom the gods honour with their vengeance are set higher than we are in the chain of being, and their style of utterance must reflect this elevation. Common men are prosaic, and revolutionaries write their manifestoes in prose. Kings answer in verse. Shakespeare knew this well. Richard II is a drama of languages which fail to communicate with each other. Richard goes to ruin because he seeks to enforce the criteria of poetic truth on the gross, mutinous claims of political reality. He is a royal poet defeated by a rebellion of prose.» (pp. 241-242, ed. ing.)

«Traditionnellement, la frontière entre le vers et la prose correspond à celle qui sépare le tragique du comique. Certes, ce qui nous est parvenu de la comédie grecque et latine est en vers; les mêmes mètres sont souvent employés à la fois par les tragiques et par Aristophane ; et c’est vrai aussi de Plaute et de Térence. Mais il fleurissait très probablement, au-dessous du niveau du théâtre littéraire, des traditions de comédie populaire et de farce présentées en prose. Qu’aucun texte n’ait survécu, cela indique ce fait plus général qu’on n’avait pas encore accordé à la prose la dignité d’instrument littéraire; improvisée, elle était transmise oralement, si toutefois elle était transmise. Mais il ne peut y avoir aucun doute: l’association entre la comédie et la prose est très ancienne et toute naturelle. Le vers et la tragédie appartiennent l’un et l’autre au domaine de la vie aristocratique ; la comédie est l’art des classes inférieures; elle met en scène des circonstances matérielles et ces fonctions corporelles bannies de la scène tragique.» (p. 244, ed. fr.)

«En outre, la prose familière gagnait en force et en ressources, quand vint la Renaissance elle était prête à assumer pleinement son rôle littéraire. C’est ce qu’elle fit dans La Celestina (1499), de Rojas, en partie roman, en partie pièce de théâtre, et dans La Mandragola de Machiavel (1522), la première grande comédie moderne. À partir de La Mandragola, la voie est ouverte à la prose comique de Molière et de Congreve.» (p. 245, ed. fr.)

«Entre 1820 et 1830, Stendhal déclara à maintes reprises que la tragédie ne survivrait dans la littérature moderne que si elle était écrite en prose; il aurait pu arguer de précédents historiques, car la langue française avait déjà franchi à la fin du XVIIe siècle les barrières psychologiques et conventionnelles qui séparaient la prose de la tragédie.» (p. 258, ed. fr.)

«Ce n’est pas par hasard que dans les deux scènes dont j’ai cité des passages il soit question d’argent. Le monde de la prose, c’est celui dans lequel l’argent compte; et le règne de la prose dans la littérature d’Occident coïncide avec le développement, au cours du XVIe siècle, des relations économiques modernes. Comme les souverains britanniques, les personnages de la tragédie ne portent pas de bourse; ne nous voyons pas Hamlet en train de se demander comment payer les acteurs, où Phèdre penchée sur les comptes du ménage. Ce ne sont que les créatures viles comme Roderigo dans Othello qu’on nous montre mettant de l’argent dans leur bourse.» (pp. 260-261, ed. fr.)

«La maturité instantanée de Büchner défie presque toute créance. La maîtrise est là dès le départ. A peine pourrait-on trouver une lettre ou un écrit politique du début qui ne porte pas le sceau de l’originalité et de la pleine possession des moyens. Si nous faisons exception de Rimbaud, aucun autre écrivain ne fut si complètement lui-même à un âge si tendre. D’ordinaire, la passion ou l’éloquence précèdent de loin le style; chez Büchner, ils se trouvèrent immédiatement unis. On s’émerveille aussi du registre de Büchner. Chez Marlowe, par exemple, une voix s’est tue prématurément mais après avoir déjà défini son timbre propre. Büchner engage ses forces en beaucoup de directions différentes; tout dans son œuvre est à la fois réalisation et expérimentation. Dantons Tod renouvelle les possibilités du théâtre politique; Leonce und Lena est une pièce de rêve, une fusion de l’ironie et de l’abandon du cœur, qui est encore aujourd’hui en avance sur le théâtre moderne. Woyzeck est non seulement la source historique de «l’expressionisme» mais encore il pose d’une manière neuve tout le problème de la tragédie. Lenz porte les moyens narratifs aux frontières du surréalisme. Mon objet, ici, est principalement la prose dramatique de Büchner et le recul décisif qu’il fait subir aux limites de la tragédie. Mais chaque aspect de son génie nous rappelle que le progrès de la conscience morale et esthétique tourne souvent sur le précaire pivot d’une unique vie humaine.» (pp. 268-269, ed. fr.)

«Woyzeck est la première vraie tragédie de la vie ordinaire. Elle rejette ce postulat, implicite dans le théâtre grec, élisabéthain ou classique, que la souffrance tragique est le sombre privilège des grands de ce monde.» (p. 271, ed. fr.)

«Büchner fut le premier à faire porter sur la plus basse classe de la société la solennité et la compassion tragiques. Il a eu des successeurs: Tolstoï, Gorki, Synge et Brecht; mais aucun n’a égalé la force cauchemardesque de Woyzeck.» (p. 272, ed. fr.)

«L’idéal de la tragédie selon les traditions antique et shakespearienne fut mis en cause non seulement par les conquêtes de la prose réaliste mais encore par la musique. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’opéra revendique un droit sérieux à l’héritage tragique. [...] Le premier qui parvint à une expression complète du sentiment par des moyens musicaux fut Gluck dans son Orfeo. Il fut suive par Mozart dont le Don Giovanni joue dans l’histoire du théâtre lyrique un rôle comparable à celui du Don Juan de Molière dans l’histoire du théâtre parlé. [...] Verdi et Wagner sont les deux principaux auteurs tragiques de leur époque; et Wagner en particulier est une figure dominante de toute histoire de la forme tragique. Il eut le génie de poser les questions capitales: le drame musical pouvait-il faire renaître ces habitudes d’imagination, cette familiarité du public avec les symboles, essentielles à un théâtre tragique mais que le rationalisme et l’ère de la prose avaient bannies de la conscience occidentale? L’opéra pouvait-il réaliser la fusion, si longtemps recherchée, du théâtre antique et du théâtre shakespearien, en créant un genre dramatique complet, le Gesamtkunstwerk? Wagner n’était pas le seul à poursuivre ce rêve d’unité. La carrière de Berlioz montre une constante oscillation du pendule entre le mode shakespearien, comme dans La Damnation de Faust, et la conception antique, virgilienne de Les Troyens.» (pp. 280-281, ed. fr.)

«Avec le développement au cours du XIXe siècle d’une prose arrivée à maturité et d’un théâtre lyrique capable de représenter une action complexe et sérieuse, nous arrivons au bout de notre thème principal. Après Woyzeck et Tristan und Isolde, les vieilles définitions de la tragédie ne sont plus valables et la porte s’ouvre à Ibsen, Strindberg et à Tchekov.» (p. 285, ed. fr.)

«Comme nous l’avons vu, le déclin de la tragédie est inséparablement lié au déclin d’une vision organique du monde et de son contexte mythologique, symbolique et rituel. C’est sur ce contexte que fut fondé le théâtre  grec; et les élisabéthains furent encore capables d’y adhérer par l’imagination. Cette vision ordonnée et stylisée de la vie, avec sa tendance à l’allégorie et l’action symbolique, était déjà sur son déclin au temps de Racine; mais, en observant rigoureusement les conventions classiques, Racine réussit à donner à la vieille mythologie désormais vidée de foi la vertu de la forme vivante.» (p. 288, ed. fr.)

«If Ibsen falls outside the scope of classic or Shakespearean tragedy, the same is true to an even greater extent of Strindberg and Chekov.» (p. 298, ed. ing.)

«Or perhaps one should approach these elusive plays by discarding all traditions of dramatic genre. At the close of the Symposium, Socrates compelled his listeners to agree that the genius of comedy was the same as that of tragedy. Being drowsy with wine, they were unable to follow his argument. One after another, they fell asleep around the master; he alone remained serene and lucid till break of dawn. Even Aristophanes could not stay awake to discover in what manner he might be regarded as a tragedian. Thus the Socratic demonstration of the ultimate unity of tragic and comic drama is forever lost. But the proof is in the art of Chekov. (p. 302, ed. ing.)

«Ibsen et Tchékov furent des révolutionnaires dont l’œuvre aurait dû rendre impossible un retour aux chimères du passé. [...] En outre, Ibsen et Tchékov apportèrent à la prose les ressources dramatiques que Berlioz, Wagner et Richard Strauss apportèrent à l’orchestre. Après Jean-Gabriel Borkman et La Cerisaie, le théâtre aurait dû se lever d’entre les morts.» (pp. 298-299, ed. fr.)

«L’épopée de la conscience nationale russe c’est Guerre et Paix, non pas un poème dans le style héroïque. L’histoire de la descente de l’âme moderne en enfer n’est pas une Divine Comédie, mais le roman en prose de Dostoïevski et de Kafka.» (p. 304, ed. fr.)

«Sophocle, Shakespeare et Racine écrivaient leurs pièces pour un genre de représentation naturellement adapté et fondamentalement lié à la société de leur temps. Lear était destiné au Broadway de son temps. Goethe et Schiller se trouvèrent intimement intéressés sur le plan financier et sur le plan technique, à la vie de la scène de Weimar. Les mélodrames héroïques de Victor Hugo et de Vigny sont encore destinés au grand public du temps.» (p. 305, ed. fr.)

«Il est au moins vraisemblable que le complexe de valeurs helléniques et chrétiennes reflété dans le théâtre tragique et qui a imprégné l’esprit occidental pendant deux mille ans est maintenant en rapide déclin. L’histoire de l’Europe moderne - la déportation, le meurtre ou la mort sur les champs de bataille de quelque soixante-dix millions d’hommes, de femmes et d’enfants entre 1914 et 1947 - donne à penser que les réflexes par lesquels une civilisation change son comportement pour surmonter un danger mortel ne sont plus aussi rapides ou aussi réalistes qu’ils furent jadis.» (pp. 307-308, ed. fr.).            

«L’inhumaine politique de notre temps, d’autre part, a avili et maltraité le langage au-delà de tout ce qu’on avait jamais vu; on s’est servi des mots pour justifier le mensonge politique, les déformations massives de l’histoire et les atrocités de l’État totalitaire. [...] Chaque jour, nous absorbons notre pleine ration d’horreurs – dans les journaux, à la télévision ou à la radio – et nous devenons ainsi de plus en plus insensibles à l’horreur nouvelle. Cet engourdissement a un effet capital sur le destin du style tragique.» (p. 309, ed. fr.)

«Mais le pacte fut rompu quand vola en éclats l’antique image hiérarchique du monde. Milton fut le dernier grand poète qui assumât tout le contenu significatif de la mythologie antique et de la mythologie chrétienne. Son refus de choisir, dans le Paradis perdu, entre le système de Ptolémée et celui de Copernic est un geste à la fois serein et triste; serein, parce qu’il considère les vues de la physique comme moins présentes et moins certaines que celles de la tradition poétique ; triste, parce qu’il marque le moment historiques où les formes du Cosmos échappent à l’autorité du jugement humaniste.» (p. 314, ed. fr.)

«Modern literary drama has turned to antique mythology on a massive scale. Any record of the contemporary tragic theatre reads like a primer of Greek myths: Antigone, Medea, Oedipus und die Sphinks, Orphée, Oedipe Roi, Mourning Becomes Electra, La Guerre de Troie n’aura pas lieu. Often the new title merely disguises the ancient theme: La Machine infernale is a version of the Oedipus catastrophe; Eliot’s The Family Reunion and Sartre’s Les Mouches are variations on the Oresteia. The modern playwright is frequently a translator of the Greek text: Claudel turned The Libation Bearers [As Coéforas] into his own loose and sumptuous style; Yeats and Ezra Pound have rendered Sophocles into their distinct idiom. Robinson Jeffers’s Medea and the Elektra of Hofmannsthal stand midway between direct translation and reinvention. Like Cocteau, Gide uses the classic fable in the manner of parody or critique (Ajax, Philoctète). One could continue this enumeration; it includes every major figure in modern poetic drama, with the striking exception of Brecht.» (pp. 324-325, ed. ing.)

«The Christian view knows only partial or episodic tragedy. Within its essential optimism there are moments of despair; cruel setbacks can occur during the ascent toward grace. But, as a Portuguese proverb has it, Deus escreve direito por linhas tortas. It is precisely  this proverb which the master of Catholic drama has chosen for a motto , to which he ads two words from St. Augustine: Etiam peccata.» (pp. 332-333, ed. ing.)

«Claudel is a maddening writer: he is pompous, intolerant, rhetorical, amateurish, prolix – what you will. Many of his plays are fantastically turgid, and there are in all of them patches of arid vehemence. He stomps through the theatre like an incensed bull, goring and tossing and finally running into the wall with a great crack of horns. But no matter. There is enough grandeur left, enough sheer power of invention, to make of Claudel one of the two great lyric playwrights of the century.» (p. 333, ed. ing.)

«The notion of partial tragedy implicit in Claudel, the conception of tragedy as waste rather than predestined or inevitable disaster, is central to the art of Brecht. This was bound to be the case. The Marxist world view, even more explicitly than the Christian, admits of error, anguish, and temporary defeat, but not of ultimate tragedy. Despair is a mortal sin against Marxism no less than against Christ. Lunacharsky, the first Soviet commissar of education, proclaimed that one of the defining qualities of a communist society would be the absence of tragic drama. Convinced that the powers of reason can master the natural world and give to human life a complete dignity and purpose, a communist can no longer recognize the meaning of tragedy. Or he will see in tragedy a relic in the museum of the moral past.» (pp. 341-342, ed. ing.)

«It is remarkable that so shrill and naïve a mythology should have served the ends of a dramatist of the stature of Brecht. But Brecht’s relations to Marxism were always oblique. Like Claudel, he had that edge of heresy which allows a poet to work against the grain an orthodox faith. Where Claudel lacked charity, Brecht lacked hope. His poetics were shaped not by inexorable rise of Soviet power, but by the failure and destruction of the German communist movement. This disastrous episode coloured his entire outlook and threw its shadow against the glare of Stalinist optimism. Brecht neither lived in Russia nor joined the official establishment of Stalinist literature. Nearly to the end, he preferred life in exile. When the weight of military and political success shifted to the Marxist camp, he remained in the aura of previous defeat (Brecht’s last play deals with the suppression of the Commune). [...] Thus there is in his works, as in those of Corneille, a deliberate clash between the natural quality of the poet’s mind and the outward direction of his rhetoric. Brecht, moreover, was not greatly concerned with the paradox of “optimistic tragedy”. He was a virtuoso of theatrical styles, equally at home in music and the film, in lyricism and propaganda. He rarely used the tragic genre for his astute and radical game. But in the one major instance, in Mutter Courage, Brecht’s notion of tragedy is not far removed from that of a Christian poet.» (pp. 344-345, ed. ing.)

* * * * *

Muitas outras passagens mereciam especial referência, mas este texto já ficou demasiado longo.


sexta-feira, 15 de maio de 2026

A NAKBA

 


Celebra-se hoje, 15 de Maio, o 78º aniversário da “Nakba”, que em árabe significa “Catástrofe”, consequência da criação unilateral do Estado de Israel no território da Palestina, em 14 de Maio de 1948.

Mas a catástrofe que vitimou o Povo Palestiniano começou verdadeiramente mais cedo.

Desde a publicação do livro “O Estado Judaico”, de Theodor Herzl, em 1896, e na sequência dos Congressos Sionistas Mundiais realizados desde essa data em Basileia, preconizando a criação de um Estado nacional para os judeus, com especial enfoque na Palestina, que se iniciou uma migração progressiva de judeus da Diáspora para o território palestiniano, então província do Império Otomano.

A Palestina era então habitada quase exclusivamente por árabes muçulmanos e árabes cristãos. No último recenseamento realizado no Império Otomano, ainda antes da eclosão da Primeira Guerra Mundial (1914-1918), a população judaica da Palestina era inferior a 10%.

Os judeus tinham sido maioritariamente expulsos da Palestina em 70 DC, por Tito, filho do imperador Vespasiano, que destruiu o Templo de Jerusalém e parte da cidade. Como as revoltas contra o Império Romano prosseguiam, em 135 DC o imperador Adriano reconquistou o país, pondo termo à revolta de Bar Kokhba, destruiu o resto da cidade, construiu um templo dedicado a Júpiter no local do antigo Templo de Salomão e expulsou quase todos os judeus que ainda restavam no território. Baptizou Jerusalém com o nome de Élia Capitolina e deu o nome de Palestina (como era então designada a Faixa de Gaza: Filistina) à antiga Judeia. Desde essa data, a presença dos judeus na Palestina tornou-se residual ao longo dos séculos.

A Palestina ficou assim integrada no Império Romano e posteriormente no Império Bizantino. Com a conquista do território pelos árabes, passou a fazer parte dos sucessivos Califados até se tornar uma província do Império Otomano, no tempo do sultão Selim I.

A Primeira Guerra Mundial alteraria a geografia do Médio Oriente. O Acordo secreto Sykes-Picot (1916), negociado entre britânicos e franceses, estabeleceu a partilha do Levante entre aquelas potências, que seria concretizada após a derrota dos turcos em 1918. Foi criada pela Sociedade das Nações a figura jurídica do “mandato”, tendo sido atribuídos globalmente ao Reino Unido os territórios da Jordânia e do Iraque e à França os da Síria e do Líbano, devendo Jerusalém permanecer sob administração internacional, atendendo à localização dos lugares sagrados. Mas a Palestina acabaria por ser transformada também em mandato britânico. Outro acontecimento modificaria os acordos previamente celebrados, a célebre Declaração Balfour, de 1917, em que o ministro dos Negócios Estrangeiros do Reino Unido, Lord Balfour, em carta a Lord Lionel Rothschild (líder da comunidade judaica da Grã-Bretanha) se mostrava favorável à criação de um lar nacional judaico na Palestina.

Todavia, motivados pelos apelos sionistas, muitos judeus começaram a chegar à Palestina, vindos de muitos países, ainda durante a guerra mundial. A historiadora americana Amy Dockser Marcus, no seu livro “Jerusalem 1913”, fixa a data de 1913 como o início das grandes migrações judaicas.

Os novos colonos, segundo as próprias instruções de Theodor Herzl, iniciaram um processo de aquisição e expropriação das casas e terrenos da população árabe, não recuando nos meios para atingir os seus objectivos. Foi o ponto de partida para o estabelecimento de um clima de violência anti-árabe que dura até aos nossos dias. Os judeus recém-instalados criaram milícias armadas, que hoje seriam classificadas de bandos terroristas, como os movimentos Haganah, Irgun e Stern, que levaram a cabo não só acções contra os árabes mas até contra os britânicos, com o intuito de acelerar o fim do período do mandato. Foi o caso do atentado contra o Hotel King David, em Jerusalém (1946), sede da administração britânica, organizado pelo Irgun, dirigido por Menachem Begin (que seria mais tarde primeiro-ministro de Israel) e que causou quase cem mortos e numerosos feridos. Ou o ataque do Irgun e do Stern (liderado por Itzhak Shamir,que também seria primeiro-ministro israelita) à aldeia de Deir Yassin, em 9 de Abril de 1948, que resultou no massacre de cerca de cento e cinquenta palestinianos, incluindo mulheres e crianças.

Entretanto, as Nações Unidas discutiam um projecto de partilha da Palestina, largamente desfavorável à população árabe, com a criação de um Estado judaico e de um Estado árabe. Em 29 de Novembro de 1947, a ONU decidiu, pela Resolução 181, atribuir 55% do território ao Estado judaico e 45% ao Estado árabe, ficando Jerusalém sob jurisdição internacional.

Em 14 de Maio de 1948, David Ben-Gurion, líder do Conselho do Povo de Eretz-Israel proclamou a independência do Estado judaico que foi baptizado como Estado de Israel.

A Resolução 181 das Nações Unidas nunca foi cumprida tal como nunca o foram as suas resoluções contra o expansionismo de Israel, que não cessou durante os últimos setenta e oito anos.

Ficam aqui registados factualmente, de forma muita resumida, os acontecimentos ocorridos na Palestina até 1948. A história posterior a 1948 encontra-se profundamente documentada e é do conhecimento geral.

sábado, 25 de abril de 2026

ALEXANDRIA - A CIDADE QUE MUDOU O MUNDO

 


Acabou de ser publicado Alexandria – A Cidade que Mudou o Mundo, de Islam Issa, tradução portuguesa de Alexandria – The City that Changed the World, editado em 2023.

Trata-se da primeira história da Cidade em língua portuguesa, uma vez que o trabalho que realizei sobre o mesmo tema em 2004 não chegou a ser editado em livro pelas razões que aqui expus há algumas semanas. Há por isso que saudar vivamente as Edições Presença que dão a conhecer ao leitor português a vida de uma das mais notáveis cidades do Mundo.

Este livro, com mais de 400 páginas, contém quase tudo o que eu registara no meu trabalho (embora não tudo) e muitas outras coisas sobre as quais entendi não escrever.

Na verdade, o autor debruça-se sobre numerosos aspectos não essenciais à evolução daquela urbe, que quebram amiúde a continuidade da narrativa - e que poderiam ser tratados (se entendidos como necessários) em notas de fim de capítulo ou de rodapé – e prescinde de outros que julgo realmente importantes. Também parece que Islam Issa não estabeleceu uma estrutura consistente da obra (ainda que seguindo, e bem, a ordem cronológica), dispersando-se muitas vezes pelo acessório em prejuízo do fundamental.

Quanto ao texto, importa registar algumas observações. Não conheço o original e por isso não posso avaliar da justeza de certas expressões que me parecem com pouco sentido, algumas mesmo sem qualquer sentido. Certamente lapsos de tradução, embora a versão, se me afigure, contudo,  globalmente correcta.

O tradutor adverte-nos, no início, que “modernizou as ortografias, e que as traduções do árabe, do francês e do latim são de sua autoria.” Ocorre, todavia, não ser conveniente alterar certos nomes já consagrados pelo uso, prática a que ele se entrega numerosas vezes, sob pena de ser difícil identificar, por parte dos menos familiarizados com a matéria, as habituais designações. Cito, apenas, um exemplo: o templo mandado edificar em Alexandria por Ptolemeu III (substituindo o de Ptolemeu I, danificado) em honra do deus Serápis é geralmente conhecido por Serapeum. Aportuguesar para Serapeu não soa muito bem. Mas há outras mais notórias que não registei.

Também há erros de tradução e outros mesmo de autoria.

Tomei nota de alguns:

Página 84 - «A oeste, entre Faros e onde existira Racótis estava o Portus Eunostos, também conhecido como Porto do Bom Regresso. A leste, encontrava-se o maior Portus Magnus, ou Grande Porto.» Isto está certo, só que no Mapa de Alexandria da página 12, o Grande Porto está designado como Portus Eunostos e não como Portus Magnus.

Página 124 – Na linha 25 está escrito “pantomina”. É um erro frequente mas convém escrever “pantomima”, já que provém de mimo.

Página 166 – Na linha 17 está escrito «circuncisavam os seus rapazes». Ora o verbo é “circuncidar”.

Página 170 – Quase no fim da página: «o furador escorreu – mesmo para o centro da palma da sua mão, perfurando-a». Suponho que será “escorregou” em vez de “escorreu”.

Página 171, e seguintes – O tradutor utiliza a expressão “Pais da Igreja”. Não é verdadeiramente incorrecto, mas é mais habitual “Padres da Igreja”.

Página 182 – No 3º parágrafo: «fizeram de Palmira (a actual Homs, na Síria) a sua capital». Ora a cidade de Palmira, na Síria, cujas ruínas visitei, fica perto da fronteira com o Iraque. Nada tem a ver com a cidade de Homs, também na Síria, que igualmente conheço, e que fica próxima da fronteira com o Líbano.

Página 251 – No fim do 2º parágrafo: «Masjid al-Attarine significa, literalmente, a Mesquita dos Vendedores de Especiarias». Embora “tarine” se possa referir a “especiarias” o termo em árabe designa especialmente “perfumistas” e assim os egípcios o entendem. A mesquita está situada no antigo Suq al-Attarine, o Mercado dos Perfumes.

Página 292 – No princípio do 3º parágrafo: «A mais famosa era uma pedra gravada em duas línguas com decretos ptolemaicos da época de Ptolemeu V». Ora todos sabemos que a famosa Pedra de Roseta está gravada em três línguas: hieroglífico, demótico e grego. Foi exactamente por causa disso que Champollion (que o autor nem sequer menciona) conseguiu decifrar os caracteres hieroglíficos, tendo previamente verificado que os textos em demótico (língua já conhecida) e em grego eram idênticos.

Página 344 – Na linha 11: Há uma referência ao intelectual “Ahmed Lufti”. Este erro é muito frequente. O nome é “Lutfi” e não “Lufti”.

Página 360 – Na linha 7: Onde está “general Muhammad Baguin”, deve ser “general Muhammad Naguib”.

Página 369 – Na linha 16: Onde está «Alexandria não é uma idade de bairros de lata» deve ser «Alexandria não é uma cidade de bairros de lata».

Página 370 - Na linha 27: Onde está “praça Tahir” deve ser “praça Tahrir”.

Página 384: Nas últimas linhas: «...há uma estátua de Alexandre Magno montado no seu fiel cavalo, Bucéfalo. Reparo pela primeira vez numa coisa: Alexandre segura uma pomba – vem em paz». Ora, como o autor poderia constatar pela fotografia da estátua que insere no livro, Alexandre não segura uma pomba mas a estátua de Niké, a deusa da vitória.

Registei estas faltas, mas há outras, apenas para salientar a importância que merece a revisão de um texto.

Quanto ao conteúdo propriamente dito não me pronuncio, pois teria de escrever uma dúzia de páginas. Como disse acima, o autor por vezes alarga-se em ângulos que considero menos relevantes e noutros casos poderia ser mais pormenorizado. Convém, todavia, salientar que Islam Issa é alexandrino de alma e coração, que professa uma especial devoção pela cidade e que chega a incluir no texto aspectos da sua vida pessoal. E daí decorre, às vezes, uma perspectiva romanceada na descrição de alguns acontecimentos.

Os mapas colocados no início do livro são essenciais para a compreensão do desenvolvimento da cidade, principalmente para quem não conhece Alexandria. O aparato iconográfico é pobre e a selecção das imagens não privilegia o essencial.

Nota-se a falta de uma Tábua Cronológica, tanto mais que Alexandria (e o Egipto) mudou de mãos (e de meias mãos) muitas vezes ao longo da História.

* * * * *

FEITAS ESTAS RESSALVAS, IMPORTA DIZER QUE ESTE LIVRO PREENCHE UMA LACUNA GRAVE NO CONHECIMENTO QUE OS PORTUGUESES TÊM DE ALEXANDRIA. SAÚDA-SE A SUA PUBLICAÇÃO E RECOMENDA-SE VIVAMENTE A SUA LEITURA.

E ACRESCENTAR NUM SENTIDO MAIS AMPLO: NADA DO QUE DIZ RESPEITO AO EGIPTO NOS DEVE SER ESTRANHO!

segunda-feira, 23 de março de 2026

EYES WIDE SHUT

Foi baseado numa novela de Arthur Schnitzler (1862–1931) que Stanley Kubrick realizou Eyes Wide Shut, em 1999. O médico, dramaturgo e romancista austríaco atribuía especial importância à psicanálise, era um leitor de Freud e conhecia bem A Interpretação dos Sonhos, obra publicada em 1900. 

O livro de Schnitzler, editado em 1926 com o título Traumnovelle (La Nouvelle rêvée, na tradução francesa, em português poderia ser "A História de um Sonho") tem por tema as fantasias sexuais e as suas relações com os sonhos, que o mestre vienense desenvolveu ao longo da sua monumental obra.

Stanley Kubrick conhecia bem a novela (ela fora adaptada para a televisão austríaca em 1969 com a designação Il cavaliere, la morte e il diavolo e objecto do filme italiano Nightmare in Venice, em 1989) e estabeleceu o guião a partir de Schnitzler em conjunto com o argumentista americano Frederic Raphael. Curiosamente, Kubrick morreu subitamente seis dias depois de ter apresentado, em privado, o "corte final" da película. Nesta, a cena da sessão com os participantes mascarados referida no livro é amplamente desenvolvida, sendo-lhe atribuídos contornos de rituais iniciáticos. Por esse motivo, ficou no ar a ideia de que, desvendando cerimoniais de sociedades secretas, Kubrick tivesse sido assassinado.

A acção na novela decorre em Viena, no filme em New York, e em ambas as obras há alusões a sexualidades ambíguas, ao gosto de Freud, de Schnitzler e de Kubrick. Recorde-se, no filme, a cena em que o protagonista (Tom Cruise) é seguido por um homem nas ruas da cidade. A intenção é mostrar que estava a ser espiado por conta do anfitrião da sessão mascarada, mas à primeira vista a perseguição poderia ser considerada uma vulgar cena de "engate". Para além da explicitação da questão do adultério, e dos acenos homossexuais, existem outras expressões "interditas". Por exemplo, as relações com menores. Lê-se em La Nouvelle rêvée, nas páginas 74-75: «Un roman lu il y a des années lui revint fugitivement à la mémoire, qui racontait comment un tout jeune homme, presque un enfant encore, avait été séduit, en fait violenté, devant le lit mortuaire de sa mère par l'amie de celle-ci.» Como grande realizador, Kubrick consegue emprestar ao filme toda uma atmosfera erótica e de transgressão não só sexual mas social e penal que transcende a própria obra de Schnitzler. A cena ritual é um momento de rara beleza e de profundo significado simbólico.

Na novela, o casal é constituído pelo Doutor Fridolin e por sua mulher Albertine. No filme, pelo Doutor William Harford (Tom Cruise) e pela mulher Alice Harford (Nicole Kidman). O sonho de Alice é uma ocasião de extraordinária concepção literária e cinematográfica e no livro e no filme cruzam-se alusões subliminares à realidade judaica, referências óbvias, já que Viena era uma cidade onde os judeus desempenhavam então um papel importante. E  Schnitzler e Freud eram judeus. Importa notar que o médico protagonista da novela recolhe muitas características do autor, já que Schnitzler exercia a profissão e de certa forma autobiografou-se no texto que escreveu.

Não sei se Tom Cruise terá sido o actor mais conveniente para interpretar a personagem de Fridolin, suponho que não, mas deixo a questão para os críticos de cinema.