FIGAROVOX INTERVIEW -. L'auteur,
professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'histoire
contemporaine du monde arabe, décrypte les forces et les faiblesses des
mouvements terroristes ainsi que les relations entre l'islam et le monde
occidental. Henry
Laurens est également professeur d'histoire et diplômé d'arabe
littéraire à l'Institut national des langues et civilisations orientales
( Inalco), membre du comité éditorial de la revue Maghreb-Machrek. LE FIGARO. - Al-Qaida au Yémen vient de revendiquer l'attentat contre Charlie Hebdo lancé par les frères Kouachi. Amedy Coulibaly,
l'auteur de la prise d'otages de la porte de Vincennes, a, pour sa
part, proclamé sa loyauté au chef de Daech. Quelle est la différence
entre les deux mouvements? Henry LAURENS. - Daech est né
d'al-Qaida. Le mouvement s'inspirede son mode de franchise qui
reposesur l'allégeance au groupe de diverses entités géographiquement
séparées. Ainsi à chaque fois que le mouvement connaît un succès, il
engrange des ralliements.La comparaison s'arrête toutefois là. À
l'époque d'al-Qaida, le recrutementse faisait sérieusement, avec une
méthode et un programme à respecter, sans parler d'un commandement
centralisé . Le fonctionnement de Daech paraît plus brouillon autant
qu'on puisse le savoir. Les stratégies appliquées par al-Qaida et
Daech diffèrent également. Ben Laden pouvait être considéré comme le
petit-fils du révolutionnaire argentin Che Guevara. Sa méthode consistait à multiplierles foyers d'insurrection afin d'amener l'ennemi à se disperser, comme il l'a fait en Tchétchénie, au Kosovo, puis en Irak, en Arabie saoudite
et au Maghreb. Daech fait le contraire en se concentrant sur un
territoire, ce qui le rend plus vulnérable car plus facile à liquider.
Mais cette fragilité s'arrête là. Le commandement décentraliséde
l'organisation rend son fonctionnement plus souple. Il semble quesur le
terrain ses élémentsont une très large liberté d'action. Le mode opérationnel des terroristes est apparu très professionnel… Ces
événements montrent qu'on a bien affaire à une filière djihadiste
entraînée. Comme l'indique mon ami Farhad Khosrokhavar, il semble que
les frères Kouachi se soient radicalisés depuis plusieurs années. Ce qui
est sûr, c'est qu'il est plus facile de débusquer des terroristes qui
appartiennent à un réseau. Selon certains spécialistes, quand une
forcene dépasse pas quatre personnes, elle passe sous le radar de la
surveillance policière. Il est difficile de se prémunir contre les loups
solitaires ou les malades mentaux. Fruit sans doute de la fermeture des
asiles, les prisons comptent un gros pourcentage de ces malades. Tous
ces gens sont sensibles au buzz médiatique qu'engendrent les actions
meurtrières. Merah s'autofilmait quand il tuait. Le sentiment de
stigmatisation d'une communauté peut amener aussi certains de ses
éléments à se radicaliser. Boko Haram, talibans, Daech sont-ils voués à se regrouper en un mouvement encore plus dangereux qu'al-Qaida? Je
ne crois pas en une Internationale islamiste, car il existe trop de
divisions et de luttes au sein des différents mouvements. Aujourd'hui,
il est clair qu'al-Qaida et Daech sont en compétition, d'où d'ailleurs
des surenchères dans les actions. Mais une possible coordination entre
ces différents mouvements ne peut être écartée. Par ailleurs, les cadres
de ces mouvements sont en renouvellement constant, du fait de
l'élimination régulière des dirigeants par des tirs de drones
américains. Le chef de Daech, al-Baghdadi, qui était il y a dix ans une personnalité de second plan, doit sa promotion à ce processus. Comment l'Europe peut-elle se protéger contre une éventuelle ramification de mouvements terroristessur son territoire? Si
beaucoup de djihadistes partis combattre en Syrie semblent vouloir
rentrer au pays, peu y parviennent. À ma connaissance, Daech n'a pas
vraiment de stratégie en Europe, car il est trop occupé à se battre sur
les territoiresqu'il a investis. Ce n'est pas le cas d'al-Qaida, qui
peut s'appuyer sur ses différentes franchises (Maghreb, péninsule
Arabique…). La protection est avant tout de nature policière. Comme
toujours, il y a un arbitrage douloureux entre les exigences de la
sécuritéet la défense nécessaire des libertés. Que pensez-vous de la notion d'islamophobie? Je
dis toujours que le plus grand responsable de l'islamophobie au monde
est Ben Laden. Je pense que la première cause de l'islamophobie vient de
certains musulmans qui incitent à la haine, ce qui diffère d'ailleurs
de l'antisémitisme classique, qui n'était pas une réaction à un
comportement ou à une action. Je préfère ne pas utiliser le terme de
racisme, qui fait référence à la biologie, alors que, dans le même
temps, on affirme que les races n'existent pas. Je préfère le terme
anglo-saxon, «hate crime», qui signifie «crime de haine». Combattre
l'incitation à la haine me paraît plus approprié que de dénoncer à tout
bout de champ le racisme. Comment expliquer la tension croissante des relations entre l'islam et le monde occidental? Deux
points essentiels sont à avoir à l'esprit. Le monde musulman, au moins
dans sa dimension continentale(de la Méditerranée au Pakistan) ,reste un
espace géopolitique où s'affrontent les puissances régionales et
internationales. On est donc là dans une continuation de l'époque
coloniale. Il en résulte que, pour les populations, le colonialisme et
l'impérialisme restent des réalités vivantes. Ce qui domine est une
culture du ressentiment aussi bien par rapport à l'histoire des deux
derniers siècles que pour la réalité contemporaine. En ce qui concerne
le domaine proprement religieux, ce sont les questions «sociétales» qui
importent. C'est tout le vaste domaine des relations de genre et de
sexualité. Aujourd'hui, le champ de bataille porte essentiellement surle
corps de la femme. Il peut se résumer de façon lapidaire par le rapport
entre voile et dévoilement. Il existe en effet un paradoxe à porter un
voile, qui signifie ne pas vouloir être un objet sexuel, dans une
société très sexualisée comme la nôtre, les publicités en faisant la
démonstration quotidienne. Aussi, le fait de porter le voile attire les
regards et est, donc, plus violent sexuellement qu'un nombril à l'air.
Cette conduite est finalement contraire aux valeurs islamiques
prétendument défendues. Une jeune femme qui porte un foulard a
tendance à dire non seulement «Dieu me l'ordonne», mais «c'est aussi mon
droit». On voit là qu'il y a là deux légitimités qui sont en fait
contradictoires, celle d'un ordre divin et celle d'une liberté
individuelle qui pourrait être aussi bien invoquée pour le droit au
piercing.
Já em Setembro aqui havíamos escrito sobre a matéria.
No meio da confusão resultante do ataque à revista "Charlie Hebdo" e atendendo ao destaque concedido aos cartunistas mortos, só agora me dei conta que entre as vítimas figurava o doutor Bernard Maris (68 anos), economista, escritor e jornalista, professor da Universidade de Toulouse e da Universidade de Paris-VIII, e também colaborador daquela revista.
Autor de numerosas obras, o seu último livro Houellebecq économiste, publicado em Setembro passado, foi objecto de um post em que publiquei a entrevista que concedeu ao "Nouvel Observateur" a propósito desse ensaio e onde analisa a carreira do polémico escritor francês (de quem era amigo) e, fazendo-se intérprete das suas (dele) ideias, afirmava que "o capitalismo não durará eternamente".
Considerado um altermundialista, foi membro do conselho científico de ATTAC e fazia parte, por nomeação do presidente do Senado, do Conselho Geral do Banco de França.
Em 15 de Dezembro de 2010, escrevera no "Charlie Hebdo" : « Moi-même, je pense qu'il y aura une nouvelle crise financière, que la zone euro éclatera, que l'Europe se balkanisera — elle est déjà balkanisée. Mais un certain nombre d'événements surgis depuis dix ans n'étaient pas prévisibles : la méga-crise financière, qui pouvait vraiment la prévoir ? Les Twin Towers? ».
Por ironia do destino, foi morto no próprio dia em que foi publicado Soumission, o último livro de Michel Houellebecq.
Não notei na imprensa portuguesa uma referência especial à morte de Bernard Maris, e mesmo em França as notícias foram discretas. Mas talvez tenha sido falta de atenção da minha parte.
Cristiano Ronaldo ganhou hoje a terceira Bola de Ouro. Já sabíamos que tinha duas bolas. Mas o feito de obter uma terceira é digno de ser devidamente assinalado.
Fazemos votos para que CR7 continue em boa forma física, acumulando triunfos, para ele, para o seu clube e para Portugal.
O escritor francês Michel Houellebecq (n. 1956), também cantor, realizador e actor, notabilizou-se em França, e no mundo, pela sua prosa melancólica e pérfida, caracterizada por um pessimismo antropológico e por um antiprogressismo conscientemente assumido. É hoje um dos autores contemporâneos de língua francesa mais lido e mais traduzido, inclusive em português, encontrando-se editados na nossa língua, pelo menos, os seus livros As Partículas Elementares e Plataforma. As suas ideias identificam-no especialmente com as teses da extrema-direita francesa e tornou-se célebre a sua afirmação, após a publicação de Plateforme, a uma entrevista da revista "Lire": «La religion la plus con, c'est quand même l'islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré!».
A sua xenofobia, as suas posições anti-islão, as suas obsessões sexuais (o turismo sexual que praticou nas praias tailandesas constituiu uma narrativa de sucesso), as suas convicções sobre a decadência do Ocidente, transformaram-no num autor de culto. Em 2010, após o seu nome ter sido anteriormente várias vezes evocado, recebeu finalmente o Prémio Goncourt pelo livro La Carte et le Territoire.
Pode considerar-se que Houellebecq é um provocador, e é, mas não pode ignorar-se, ou negar-se, que é um grande escritor, filosoficamente discípulo de Schopenhauer e literariamente na linha do realismo francês de Flaubert, Balzac e Stendhal. Muita gente, por razões várias, o compara a Céline.
Acontece que o ultimo livro de Michel Houellebecq (Soumission), que é a tradução francesa de Islam, em árabe, tinha previsto seu lançamento, que a Flammarion efectuou, para o passado dia 7 deste mês, o mesmo em que teve lugar o ataque à sede da revista satírica "Charlie Hebdo". Longe de mim pensar que tal acto fosse uma manobra publicitária à edição do livro, ainda não chegámos a tal extremo, mas não pode deixar de assinalar-se a coincidência, já que o assunto da obra é precisamente a ascensão do islão ao poder em França.
Num resumo muito simplificado, o tema é o seguinte: em 2022, após um segundo mandato de François Hollande (reeleição que a mim se afigura improvável, mas não é a opinião de Houellebecq), apresentam-se ao escrutínio para a presidência a conhecida Marine Le Pen, e Mohammed Ben Abbes, politécnico e enarca, filho de um merceeiro tunisino emigrado em França, e presidente da "Fraternidade Muçulmana". Para evitar a eleição da líder da Frente Nacional, o PS, a UMP e a UDI apoiam o candidato muçulmano que nomeia François Bayrou como primeiro-ministro. Entrertanto registam-se em França mutações profundas. As mulheres deixam os empregos e regressam ao lar para se ocuparenm dos maridos e dos filhos, o que provoca uma drástica diminuição do desemprego, os problemas sexuais são resolvidos pela adopção da poligamia, a Arábia Saudita compra a Sorbonne e transforma-a numa universidade islâmica, os professores que se afastaram, convertem-se ao islão e são readmitidos com o triplo da sua remuneração anterior, e por aí fora.
Devo dizer que os livros de Houellebecq que tive oportunidade de ler (não todos) me provocaram quase sempre uma profunda irritação, o que não é propriamente um demérito para o escritor. Pior fora que eu permanecesse indiferente. Mas importa acrescentar que essa irritação adveio de circunstâncias distintas. Uma, a de que muitas partes da sua obra são verdadeiramente provocatórias; outra, a de que Houellebecq permite-se ignorar o "politicamente correcto", com o que até concordo, mas vai além disso: aniquila muitas das convicções que havíamos por adquiridas, desconstrói o nosso universo mental e confronta-nos com as nossas próprias dúvidas acerca da bondade de coisas que, no fundo de nós, há muito vínhamos pondo em causa. É essa evidência de uma realidade que nos recusamos a admitir que suscita em nós uma repulsa, mas também uma adesão, às teses do escritor.
Um dos pontos nevrálgicos da obra é a questão da religião e do ateísmo. Houellebecq preconiza um regresso á religião e sustenta que fracassada a "religião positiva" de Auguste Comte uma sociedade não pode subsistir sem um regresso ao religioso. A propósito, recorde-se a frase, atribuída a André Malraux: «Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas».
Para melhor elucidação do leitor, recomenda-se a consulta do nº 2618, de ontem, do L'Obs, que inclui precisamente um dossier sobre Houellebecq e o seu livro Soumission. Além de um texto introdutório, pode ler-se a estimulante entrevista do escritor e dois depoimentos, um do insigne catedrático e arabista Gilles Kepel e outro do famoso psicanalista Fethi Benslama.
Os mais recentes acontecimentos em França têm tudo a ver com esta obra.
O atentado desta manhã contra a sede do "Charlie Hebdo" é um acto terrorista e, como tal, suscita a mais viva indignação e merece a nossa profunda condenação.
Sobram uma certeza e algumas dúvidas.
A certeza é a de que foram mortas pelo menos 12 pessoas e há 10 feridos, alguns em estado grave.
As dúvidas respeitam à autoria do atentado. Tendo os seus autores logrado fugir e não tendo o mesmo sido, até ao momento, reivindicado, permanecem em aberto várias hipóteses, sendo a considerada mais óbvia, mas não exclusiva, a de que se tratou de um acto perpetrado por fundamentalistas islâmicos. Nestas coisas, e noutras, importa averiguar seriamente, pois a realidade comporta máscaras que só tempo permite (e nem sempre) remover. Ainda hoje perduram pertinentes interrogações sobre o ataque de 11 de Setembro de 2001 em New York e Washington. Mas sabe-se, em contrapartida, que, após esse terrível acontecimento, os Estados Unidos invadiram o Afeganistão e, posteriormente, o Iraque.
Já ouvi que o atentado de hoje poderia servir a agenda da extrema-direita ou da extrema esquerda (clássicas), ou mesmo do extremo-centro ou que, mais do que um acto de vingança contra uma publicação que se celebrizou pelas caricaturas do Profeta Maomé seria uma forma de confirmar, por parte de fanáticos djihadistas, as ameaças do recém-criado e enigmático Califado Islâmico, de implantar o terror na Europa.
A repulsa por este ataque tem sido rápida e veementemente demonstrada em todo o Mundo Ocidental. E ainda bem. Mas não pode deixar de registar-se a quase indiferença que acompanhou no Ocidente os milhões de mortos, primeiro no Iraque, em nome da falsa existência de armas de destruição maciça, depois na Síria, a fim de substituir um regime considerado ditatorial, mas que era, e ainda é, certamente mais democrático do que os que governam as monarquias da Península Arábica e que merecem a complacência do "Mundo Livre".
Acresce o facto de o atentado desta manhã ser interpretado como um ataque à liberdade de expressão. Neste momento, tal explicação afigura-se perfeitamente verosímil. Mas quaisquer que sejam os eventuais agravos religiosos pressentidos por alguns credos, é inadmissível que alguém, em qualquer cultura, possa invocar, numa confusão de conceitos, a liberdade de matar para exprimir publicamente as suas convicções.
Os desenvolvimentos políticos subsequentes aos acontecimentos de Paris, que já derramaram muito sangue, poderão derramar alguma luz sobre as verdadeiras intenções dos seus criminosos autores.
Dois livros recentemente publicados, e que se encontram no top das vendas, dão conta do estado a que chegou a França, e a Europa.
Refiro-me a Le suicide français, de Éric Zemmour e a L'ère du peuple, de Jean-Luc Mélenchon, o primeiro próximo do Front National, o segundo até há pouco membro do Front de Gauche.
Sendo que os autores se encontram diametralmente opostos no campo ideológico e político, é curioso notar que coincidem em muitos aspectos, e de uma maneira ou de outra apelam à criação de uma VI República. São unânimes em considerar a presidência de Hollande um desastre francês (e europeu); mas enquanto Zemmour, entre muitas coisas, "reescreve" a história de França e traça um paralelo entre Napoleão I e De Gaulle e entre a Revolução de 1789 e o Maio de 68, Mélenchon convoca o povo a intervir para libertar a democracia (supostamente o governo do povo) da governação imposta pelo mundo financeiro, que asfixia a liberdade real das nações, apenas permitindo o exercício de direitos formais e, mesmo assim, apenas quando estes não possam perturbar a hegemonia dos "mercados".
Sabemos todos, ou quase todos, que a Democracia na Europa não passa hoje de uma farsa que nem os seus dirigentes se esforçam por ocultar. As provas são eloquentes. Neste momento, e perante a hipótese do partido grego Syriza obter uma maioria de votos nas próximas eleições legislativas, Angela Merkel e o seu sinistro ministro das Finanças, Wolfgang Schäuble, avisaram já que uma vitória da "extrema-esquerda" naquele país o condenaria à miséria, quero dizer, a uma maior miséria do que aquela que já existe no berço da civilização ocidental.
Começo a não ter dúvidas de que, a prosseguir este caminho, não só a chanceler Merkel cairá a curto prazo, como, o que é mais preocupante para a Europa, arrastará a Alemanha na queda e, por arrastamento, desencadeará no Velho Continente um conflito de proporções inimagináveis.
É por isso que as análises contidas nestes dois livros, um, o de Zemmour, longo de mais de 500 páginas, o outro, o de Mélenchon, apenas com 150, devem ser objecto de reflexão. Porque, latinos que somos, o que importa à França diz-nos também respeito, muito mais que aos povos nórdicos com quem não temos excessivas semelhanças.
A União Europeia que, no início, terá sido, possivelmente, uma ideia generosa, revela-se hoje um monstruoso equívoco, e a prossecução das actuais políticas comunitárias terá, inevitavelmente, consequências fatais. Não foi gratuitamente que o primeiro-ministro britânico, David Cameron, anunciou ontem ter em mente a antecipação do referendo no Reino Unido sobre a continuação daquele país na União Europeia (e a Inglaterra nem sequer pertence à Zona Euro). E nunca é demais lembrar que os povos europeus nunca foram chamados a referendar a sua adesão à União e aos subsequente tratados (salvo as raras excepções que confirmam a regra).
Os próximos meses serão decisivos para os anos à venir, para utilizar uma expressão cara a Blanchot, e para o futuro da pax europeia, que não deixou de ser perturbada após a Segunda Guerra Mundial, nomeadamente com os conflitos da Jugoslávia, primeiro e, agora, da Ucrânia.
Nada está adquirido, como é evidente. Existe, todavia, uma margem de esperança, se os homens que estão mandatados (sabe Deus como) para governarem os povos, tiverem um módico de lucidez, enquanto é tempo, Porque depois, como é de uso dizer-se em muitas óperas, será tardì!
«Não há imagem mais dolorosa e eloquente
do estado atual da Europa, do que esse navio sob a bandeira da Moldávia,
com um milhar de refugiados sírios e curdos a bordo, abandonado pela
tripulação e deixado à deriva no Mediterrâneo, algures, entre a Grécia e
a Itália. É o retrato infeliz de uma Europa sem rumo, que se tem
mostrado incapaz de definir uma estratégia comum quer na política
internacional e nas relações com os seus vizinhos quer na gestão
doméstica da grave crise económica e financeira que penalizou cruelmente
os países do Sul, que agrava continuamente o peso das "dívidas
soberanas" e pode vir a ameaçar a própria sobrevivência da União, caso
não mudem as políticas cujo falhanço se torna cada dia mais evidente. A
manipulação do medo e da incerteza, na Grécia como em Portugal, Espanha
ou Itália, não conseguem esconder o fracasso das receitas que, em doses
variadas, foram aplicadas.
No passado, a Europa e o Ocidente
pretenderam demonstrar ao Mundo a superioridade dos seus valores
civilizacionais como sendo parte da sua prosperidade. Agora, em nome da
uma prosperidade cada vez mais desigualmente repartida, prega-se a
desregulação económica mundial, a submissão dos mais fracos, a subversão
do direito e promove-se por meios ideológicos e financeiros o regresso
barbárie.
O Conselho de Segurança das Nações Unidas rejeitou uma
proposta de resolução submetida pela Jordânia que visava impor um prazo
de três anos para Israel retirar as suas tropas dos territórios ocupados
da Palestina e reabrir negociações internacionais dentro de um ano,
para construir uma paz duradoura entre os dois estados e garantir a
segurança dos seus cidadãos. A proposta de resolução mereceu o voto
favorável da França, a abstenção da Inglaterra e a oposição dos Estados
Unidos da América e da Austrália. Na sequência de mais este fracasso,
Mamoud Abbas, presidente da Autoridade Palestiniana, iria assinar em
Ramallah, na passada quarta-feira, um pedido de adesão ao Tribunal Penal
Internacional, a instância judicial permanente criada pela Convenção
Diplomática de Roma, em 1998, para investigar e julgar os crimes contra a
humanidade.
Com esta iniciativa, a Palestina adquire legitimidade
para submeter à apreciação do Tribunal Internacional o massacre de
milhares de civis vitimados pela ofensiva das forças armadas israelitas
em território palestiniano, no verão passado. Evidentemente, por força
da adesão, também a própria Autoridade Palestiniana ficará sob a
jurisdição do Tribunal e pode ser julgada por crimes contra a humanidade
de que seja acusada. Não é, por isso, fácil explicar que os EUA e
Israel tenham vindo de imediato condenar esta iniciativa palestiniana
como um ato "unilateral" e "provocatório", sendo certo que a
generalidade dos países europeus ratificou esse mesmo tratado e que até o
presidente Bill Clinton o chegou também a assinar, ainda que o seu
sucessor, George W. Bush, tenha depois recusado ratifica-lo. O
Mediterrâneo, onde se deixou afundar a Primavera Árabe e se permitiu que
a Crimeia ressuscitasse os fantasmas da "Guerra Fria", é bem o espelho
da desorientação reinante na Europa e no Mundo.
Em entrevista
concedida a Teresa de Sousa, no jornal "Público, António Guterres traçou
um diagnóstico lúcido e corajoso da atual desordem mundial. Para fazer
face à maior crise humanitária vivida desde a Segunda Guerra Mundial, o
Alto Comissário das Nações Unidas para os Refugiados não se debate
apenas com a insuficiência crónica dos recursos disponibilizados para
acorrer a todas as emergências que assolam populações inteiras em fuga
dos confrontos armados no Sudão, na Líbia, na Síria, no Iraque ou na
Palestina, e que multiplicam por milhões o número de refugiados
carecidos de proteção e acolhimento na África e no Médio Oriente. Aponta
sobretudo para a "desgovernação" do Mundo, para a debilidade de uma
vontade política minada pelos nacionalismos, pelos egoísmos, pela
mesquinhez. A propósito de Barak Obama, afirma que "acabou por ser
vítima não da incapacidade de responder aos desafios do futuro, mas da
vingança dos problemas do passado". Também a Europa precisa de
esconjurar os seus fantasmas!»
Ainda recentemente nos referimos, neste blogue, e por várias vezes, à Europa. Na situação actual, nunca é demais.
Dedica o Magazine Littéraire deste mês de Janeiro de 2015 (nº 551) o seu dossier especial a Pier Paolo Pasolini.
Entendeu a revista colocar sob a sua égide o ano que hoje começa. Recorde-se que Pasolini foi encontrado morto no hidro-aérodromo de Ostia, nos arredores de Roma, brutalmente assassinado, em 2 de Novembro de 1975, ocorrendo este ano o quadragésimo aniversário desse crime até agora não devidamente esclarecido.
Sobre a vida e a obra de Pasolini foram já escritas milhares de páginas. Poeta, romancista, tradutor, editorialista, repórter, crítico, teórico, dramaturgo e cineasta, Pasolini é um génio europeu.
O escritor René de Ceccatty, biógrafo e tradutor de Pasolini, que nasceu em Tunis faz hoje, precisamente, 63 anos, preenche a maior parte deste dossier, que inclui outras colaborações notáveis, acerca das várias facetas do grande homem.
Obcecado pelo inquérito sobre o assassinato do seu grande amigo, Alberto Moravia escreveu, em Junho de 1976, um poema "Souvenir de la base d'hydravions", em resposta a uma entrevista onde Pino Pelosi (o suposto criminoso de 17 anos) dizia que sabia que tinha morto um "grande homem", que estava arrependido e que queria ler os livros de Pier Paolo Pasolini. Cito Moravia, na tradução de Ceccatty: «Non, tu n'as pas tué un grand homme tu n'as même pas tué un homme, tu as tenté de te tuer toi-même sans y parvenir. Il se tenait face à toi tu l'as regardé et tu as cru te voir toi-même vraiment toi-même comme dans un miroir avec ta misère ton ignorance ta ruse ton abjection et alors tu t'es haï pour tout ce que tu n'était pas pour tout ce que tu ne pouvais être tu t'es haï.»
Estreia-se hoje em Portugal o filme Pasolini, do cineasta americano Abel Ferrara, apresentado em Setembro passado no Festival de Veneza. Tem por tema o último dia do escritor (1 de Novembro de 1975) e conta com a participação notável de Willem Dafoe, no protagonista, de Maria de Medeiros, em Laura Betti, de Adriana Asti, na Mãe de Pasolini e de Damiano Tamilia, em Pino Pelosi. Uma abordagem cinematográfica discutível, todavia, mais um contributo para a recordação do inesquecível autor de Salò.